CENTRAFRIQUE: ABDOULAYE MISKINE Á OUADDA-DJALLÉ POUR PRÉPARER LA CHUTE DE TOUADÉRA

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De sources locales très bien informées, Abdoulaye Miskine, de son vrai nom Martin Koumtamadji, président du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) un des groupes armés ayant toujours signé des accords de paix depuis 2007 jusqu’à très récemment à Khartoum en janvier-février 2019, se trouverait depuis quelques jours avec armes et bagages à Ouadda-Djallé, la deuxième sous-préfecture de la Vakaga après Birao, à 924 km au nord-est du pays et à 200 km du Soudan, à la tête d’un bataillon de rebelles et mercenaires recrutés au Tchad, au Soudan, en Libye, au Niger, au Mali, au Nigeria, au Sud Soudan, au Congo et en Centrafrique.

Les combattants kara du MLCJ ayant refusé ce qu’ils considèrent comme étant « son aventure avec Méckassoua » (sic), Abdoulaye Miskine et ses mentors se sont retirés tactiquement à Ouadda-Djallé, à plus de 200km de Birao, pour laisser les roungas du FPRC « corriger » les kara du MLCJ avant que lui Abdoulaye Miskine puisse intervenir comme un sauveur et réussir à les enrôler pour marcher sur Bangui. Mais la lourde défaite infligée aux roungas du FPRC par les éléments du MLCJ qu’Abdoulaye Issène avaient minimisés au départ, a contraint Abdoulaye Miskine à se taire et à se terrer pour un temps dans la brousse de Vokouma, l’unique commune de Ouadda-Djallé, le temps d’augmenter l’effectif de ses éléments avant de prendre l’itinéraire de Sam-Ouandja, Bria-Ippy et Bria-Mingala-Alindao, pour atterrir à Bambari où les hommes d’Ali Darass l’attendraient.

Les mêmes sources rapportent que seuls les karas et youlous de la Vakaga auraient clairement dit NON à une nouvelle aventure qui partirait de leur région pour tenter de prendre le pouvoir à Bangui. Par contre, les goulas seraient divisés: il y a des pour et des contre. Ceux qui sont contre se seraient alliés à leurs frères karas pour riposter à l’hégémonisme rounga, car les goulas et les karas estiment que les rounga, originaires de Ndélé et qui ont fait de la préfecture du Bamingui-Bangoran leur chasse-gardée, n’ont pas le droit d’étendre leur règne et potentat dans la Vakaga qui appartient aux goulas, youlous, karas, haoussas, bornos et autres. Certes, il y a une petite communauté rounga à Birao et principalement au village Sikikédé, mais jamais les vrais originaires de la Vakaga n’ont eu l’idée de maltraiter cette petite communauté rounga de la Vakaga. Malheureusement, ils constatent que les rounga, qui dirigent le FPRC et particulièrement Abdoulaye Issène et Noureddine Adam, ont tendance à se considérer comme supérieurs aux autres ethnies de la Vakaga et de toute la région nord-est, rapportent les sources.

Les mêmes sources indiquent que « c’est Méckassoua qui fait agir Abdoulaye Miskine. Ce dernier lui doit sa libération de la prison camerounaise en 2015 après sa capture par les forces gouvernementales de Paul Biya qui étaient prêtes à lui faire payer son audace d’utiliser une partie du territoire camerounais pour attaquer et prendre en otage les Camerounais et autres étrangers. C’est toujours le même Méckassoua qui, après avoir libéré Miskine du Cameroun, l’a amené directement au Congo pour le confier au président Denis Sassou-Nguésso, lequel l’a intégré dans ses services de sécurité rapprochée. A Brazzaville, Abdoulaye Miskine est nourri, logé, véhiculé, soigné et traité comme un prince. Et depuis lors, Méckassoua exerce une influence indubitable sur Miskine qu’il manipule à sa guise.
Ne supportant pas d’avoir été limogé de la présidence de l’Assemblée nationale, Méckassoua n’a qu’une idée en tête qui est devenue une véritable obsession: faire tomber Touadéra par tous les moyens, sinon rendre le pays ingouvernable et empêcher la tenue de l’élection présidentielle dans le délai constitutionnel, ce qui lui permettra de faire partir Touadéra à la douce. Sinon, le faire partir la puissance du feu.

Méckassoua aurait déjà reçu soutiens politique, militaire, logistique, matériel et financier de certaines puissances et Abdoulaye Miskine réputé baroudeur serait la personne indiquée pour faire tomber Touadéra. Les mécontentements des travailleurs civils, des policiers, gendarmes et militaires, des partis et personnalités politiques de l’opposition et de la société civile, des jeunes étudiants et chercheurs d’emploi, et des populations abandonnées à leur triste sort aux caprices des groupes armés, sont exploités minutieusement pour préparer l’opinion à la fin du régime Touadéra qui a maille à partir avec la France, le Tchad et les groupes armés dont Touadéra a commis la maladresse de les caresser dans le sens du poils.
A Ndjaména et dans des localités tchadiennes proches de la Centrafrique, des mouvements de déplacements des rebelles et mercenaires avec des arsenaux militaires sont réguliers depuis un mois, et les déplacés ne cachent pas aux Tchadiens le but de leur déplacement.
Un Tchadien a lancé le message d’alerte aux Centrafricains avec qui il est en amitié sur facebook.
Nous sommes avertis.
Damoclès Diriwo, MEDIAS+

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