Centrafrique: à Bangui, les habitants inquiets face à la montée de l’insécurité

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En Centrafrique, les vols à main armée deviennent monnaies courantes à Bangui, la capitale. Ces dernières semaines, plusieurs personnes ont été dépouillées de leurs biens et l’on signale également des cas d’assassinats dans les quartiers sud et est de la capitale. Une dizaine d’arrestations ont eu lieu ces derniers jours. Dépassés, les habitants sont aujourd’hui très inquiets et anxieux et appellent les autorités à renforcer la sécurité dans la capitale.

 

Avec notre correspondant à Bangui, Rolf-Steve Domia-leu

Dans le quartier Galabadja, dans le huitième arrondissement de Bangui, les habitants vivent avec la peur au ventre. Les bandits sont partout disent-ils et il est dangereux de se promener au-delà de 20 heures. Patrick Lakola en a fait les frais. Son salon de coiffure a été visé il y a deux jours. « On vit dans l’insécurité. Ils étaient au nombre de six, dans une voiture et armés de fusils. Ils ont emporté nos téléphones, des outils de coiffure, certains de nos produits ainsi que notre recette hebdomadaire de 100 000 francs CFA », explique-t-il.

La plainte est généralisée dans les huitième, cinquième et sixième arrondissements. Dans ces secteurs, on entend chaque soir des coups de feu liés aux braquages. « Je fais partie des victimes. L’insécurité dans mon secteur est liée à l’obscurité et l’absence d’éclairage public. Un étudiant qui rentrait de l’université a été tué et sa moto emportée il y a quelques jours. J’ai vraiment peur de sortir la nuit », confesse Esthere-Jolie, une habitante de Malimaka dans le 5e arrondissement.

Dépassé par la recrudescence de l’insécurité, Ramaric Ndim, notable du quartier Plateau dans la commune de Bimbo tire la sonnette d’alarme. « Tous les axes et croisements du quartier sont dangereux. Ces derniers temps, nous avons enregistré une dizaine de cas de braquages. Les bandits agissent entre minuit et une heure du matin. Nous demandons au gouvernement l’intensification des patrouilles nocturnes pour protéger les populations », espère-t-il.

Une dizaine de malfrats ont été arrêtés ces derniers jours par l’Office centrafricain de répression de banditisme ( OCRB). La direction générale de la police met en garde ces bandits et s’engage à stopper l’hémorragie dans un bref délai.

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