Centrafarique : Trahison en politique : Passion ou opportunisme ? Quand le ministre Kamot du Mouni veut troquer sa casquette politique !

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TRAHISON EN POLITIQUE : PASSION OU OPPORTUNISME ? QUAND LE MINISTRE KAMOT DU MOUNI VEUT TROQUER SA CASQUETTE POLITIQUE !

Depuis son accession par effraction à la magistrature suprême de l’Etat, le 30 mars 2016, celui qui s’était fait appeler « Le Candidat des Pauvres » mais qui est devenu aujourd’hui le « Bourreau de tout un Peuple », s’était fixé comme objectif politique à atteindre l’instauration d’une dynastie en République centrafricaine, moins de quarante ans après la proclamation de l’Empire par un certain Jean – Bedel Bokassa.

Pour ce faire, l’une des méthodes utilisées était le débauchage des militants et cadres des partis politiques de l’opposition. La première victime de cette entreprise criminelle et assassine pour la jeune démocratie centrafricaine était l’UNDP de Michel Amine, première force incontestable sur l’échiquier politique national avec quatorze députés, au sortir des élections groupées de 2015. Pour avoir dénoncé de vives voix, lors d’une audience accordée en 2016 à une délégation de l’UNDP composée de Michel Bissefi, le Coordonnateur des Experts, Franck Enock Ngodi, le secrétaire général, Samuel Bissafi, le directeur national de campagne et Edouard Yamalet, le 3ème vice – président en charge de la communication, la nomination d’un certain Gaby Leffa dans le gouvernement, le 1er ministre Simplice Mathieu Sarandji avait failli en venir aux mains avec le 3ème vice – président.

De cette farouche opposition, ce dernier en paiera le prix par la suspension illégale de son salaire, en juillet 2017, par le ministre des finances et du budget Henri Marie Dondra, jusqu’à la tentative de son enlèvement par un certain Bienvenu Zokoué, le 2 octobre 2018, au sein des locaux du Journal « Le Démocrate », à la tête d’un véritable peloton d’exécution constitué d’une cinquantaine d’hommes lourdement armés, à bord de deux pick – up de marque Toyota type BJ 80, puis à son passage en clandestinité pendant plus de dix mois, enfin son départ en exil, le 16 août 2019. D’autres partis politiques comme la CRPS de Me Nicolas Tiangaye, le PATRIE de Crépin Mboli Goumba, le RPR de Ferdinand Alexandre Nguendet, le MLPC de Martin Ziguélé et Autres subiront également les conséquences néfastes des rouleaux compresseurs de cette politique de liquidation de la démocratie centrafricaine, à l’exemple de l’UNDP qui a  disparu de la scène politique nationale, au lendemain des dernières élections du 27 décembre 2020.

Est-ce à dire que la trahison est devenue le sport favori du MCU et de certaines personnalités politiques en République centrafricaine ? L’on est tenté de répondre à cette question par affirmative. Car, parallèlement à la politique institutionnalisée du débauchage, la réalité est telle que l’on ne peut plus douter des attitudes de certains ministres issus de certaines formations politiques qui, du jour en lendemain changent de camp politique une fois au gouvernement. Ces attitudes démontrent à suffisance la légèreté, le manque d’éthique, de conviction et de morale dont font montre ces profiteurs qui, une fois désignés ministres, ont tendance à tourner le dos à leurs organisations politiques d’origine. C’est ce qui se dit au sujet de certains membres de l’actuel gouvernement Moloua qui sont en passe d’abandonner leurs partis politiques pour se transhumer et devenir membres actifs du parti de la majorité présidentielle et parlementaire, dénommé « MCU ». Selon des renseignements de sources policières et militaires,  tel est le cas du ministre de l’agriculture et du développement rural, Eric Rockosset-Kamot qui avait fait son entrée au gouvernement au nom du Mouni du président Kamach.

Cependant force est de constater que depuis un certain temps, les langues se délient et ne cessent de remettre en cause la loyauté de cette personnalité à son parti Mouni et à son président fondateur Thierry Kamach grâce à qui, il a été choisi pour entrer au gouvernement. A en croire certaines indiscrétions, quelques mois après son entrée au gouvernement, le ministre Eric Rockosset-Kamot a décidé de couper tout contact avec son parti. D’après ces confidences, il ne prend plus part aux réunions du bureau politique du Mouni bien qu’étant la deuxième force politique du pays. Mieux encore, il a refusé systématiquement d’apporter sa cotisation comme font tous les députés élus sous la bannière de Mouni et ce, selon le principe arrêté par le règlement intérieur dudit parti. A telle enseigne qu’ au sein du parti, Eric Rokosset-Kamot est accusé par certains députés d’avoir rallié le camp du MCU, après avoir saisi la main tendue du premier ministre Félix Moloua qui lui aurait promis de garantir sa place au gouvernement.

Face à ces graves accusations, comment ce nouveau « traître » peut – il se défendre? C’est la question posée à un proche du parti Mouni pour un déshabillage en tout bien tout honneur. C’est à se demander si Kamot est l’un des pionniers ou des mercenaires qui ont trahi leur camp après leur entrée au gouvernement. Assurément oui d’autant plus qu’entre lui et les membres du bureau politique du Mouni, le courant ne passe plus. Répondant à un ami commun à eux sur son choix de l’heure, le ministre Eric Rokosset-Kamot a laissé entendre : « Je me sens assez cohérent avec mon choix personnel, si vous voulez savoir le sens de ma confirmation politique ». Avec un style provocateur, Eric Rokosset-Kamot justifie son absence aux réunions du bureau politique de Mouni en ces termes : « Je suis désormais un homme d’Etat, je ne peux plus être dans un club des soulards comme fait Thierry Kamach avec ces oisifs qui le suivent. D’ailleurs si le président de Mouni se comporte comme un voyou, vous pensez qu’en tant que ministre je dois me permettre de le suivre ainsi comme un mouton » ? Voilà ce qui a le mérite de clarté sur la raison de la distance du ministre Eric Rokosset-Kamot vis-à-vis du parti Mouni.

De l’autre côté au sein de Mouni, on accuse Eric Rokosset-Kamot d’être un ingrat, un profiteur qui s’est servi de Mouni pour avoir un maroquin. Et le plus surprenant est, bien qu’étant avec le président fondateur du Mouni au gouvernement, il n’a jamais daigné passer un coup de fil à Thierry Kamach lorsque celui-ci était resté à un moment donné en France pour des soins alors que ses autres collègues ministres qui ne sont pas de Mouni l’ont appelé pour s’enquérir de son état de santé. En plus de cela, depuis qu’il est nommé ministre, Eric Rokosset-Kamot a préféré nommer ses proches parents dans certains projets au sein du ministère qu’il dirige au détriment des militants du Mouni qui sont pour la plupart abandonnés à leur triste sort. Comme quoi, plusieurs personnalités adhèrent aux partis politiques par opportunisme et non par conviction. Tel est incontestablement le cas de sieur Eric Rokosset-Kamot.

Ainsi donc, aujourd’hui, la vie politique centrafricaine, sous la gouvernance du MCU et de l’Imposteur de Bangui, est rythmée par les trahisons devenues monnaie courante, la déloyauté, les reniements, les alliances, les mésalliances et les débauchages à tout-va. « Le Candidat des Pauvres » est en manque d’inspiration dans la mesure où, au lieu d’extirper de la vie politique  ce qu’il considérait comme étant son « cancer », quand il battait campagne, il a au contraire fait la promotion de ces antivaleurs. Du coup, le choix des citoyens sont dévoyés pour de bas et vils intérêts. Des consensus vendangés sur l’autel d’ambitions politiques égoïstes, des mandats vendus au plus offrant. C’est à se désoler de la classe politique (…) La grande entreprise de débauchage et de transhumance trouve ses laboratoires au palais de la République. Vivement qu’advienne la Nouvelle République pour laquelle tous les Combattants de la Liberté et tous les Démocrates se battent nuit et jour, au prix de mille sacrifices !

KassaMogonda

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