Brader la RCA : le projet de Touadéra par-delà le changement de Constitution et le 3e mandat

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Brader la RCA : le projet de Touadéra pardelà le changement de Constitution et le 3e mandat

PAR NGAKOLA ABDEL

C’est une évidence désormais pour tout le monde : le changement de Constitution à la
mode du Dictateur Touadéra a pour but de maintenir le dictateur et les siens au pouvoir, pour un 3e, 4e, 5e … mandat.

Mais rester au pouvoir pour quoi faire ? Voilà l’autre question cruciale pour comprendre en profondeur le drame qui se joue en Centrafrique aujourd’hui. La réponse est : pour brader le pays et avoir les mains totalement libres pour le faire.

Le fait est que la Constitution du 30 mars 2016, il y a un article dont le Dictateur n’a
jamais voulu. Un article qui est entré dans la Constitution à la demande forte du Forum de Bangui. C’est l’article 60, qui oblige le Président et le Gouvernement, avant de signer tout contrat minier ou forestier, à obtenir l’autorisation préalable de l’Assemblée Nationale, et qui les oblige aussi, ensuite, à publier les contrats signés. Qui a déjà vu publié un des plus de 150 contrats signés à ce jour ? Personne ! Et pour cause. Touadéra a toujours considéré
les contrats miniers comme son domaine réservé. En 2016, il a été jusqu’à demander
au Président de l’Assemblée Nationale de
ne pas appliquer cet article 60. Celuici a refusé.
La suite, on la connaît. Tout a été fait pour neutraliser l’obstacle Assemblée Nationale, à la
direction de laquelle siègent désormais des hommes de paille.

L’affaire de la crypto monnaie portée par le G16 a eu le mérite d’étaler au grand jour le projet funeste de Touadéra : vendre les terres et le soussol des Centrafricains, et même la nationalité, et empocher personnellement le bénéfice (il n’y a pas de compte au Trésor pour accueillir le produit de la vente du Sangocoin). Cette affaire révèle aussi deux autres choses. Primo, Touadéra n’entend pas laisser la Constitution l’empêcher de brader le pays. La preuve ? Il poursuit son business au mépris de l’annulation du dispositif par la Cour constitutionnelle. Deuxio, il s’est choisi son allié pour ce business : c’est la mafia
internationale, dont le chef de fil en Centrafrique est le fayman camerounais Parfait E. Simb. Soustrait à la justice du Cameroun par Touadéra luimême, ce truand international bénéficie de tous les honneurs en RCA : conseiller spécial du Président de l’Assemblée Nationale et envoyé spécial du Président de la République, il vient d’être propulsé Haut Représentant des BRICS pour l’Afrique centrale à Bangui. Voilà ce qu’est la nouvelle Constitution de Touadéra : un permis de piller le Centrafrique et les Centrafricains, par et au bénéfice d’une Association de Malfaiteurs !

Source : Bulletin citoyen d’information, d’éducation et de mobilisation –  Du lundi 30 Janvier 2023 – Numéro 03

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