Bozoum : M. Corneille Sérékoissé et les députés de l’UNDP, exigez la mise en place d’une commission d’enquêtes parlementaire ou démissionnez de la majorité présidentielle !

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C’est l’intrépide missionnaire Père Aurélio Gazzera qui avait eu le courage d’en parler. L’affaire est vite devenue virale sur les réseaux sociaux et le gouvernement Ngrébada2 a été contraint d’abord de suspendre temporairement les activités des trois (3) sociétés chinoises, et de revenir, ensuite, sur sa décision, croyant avoir réussi à  calmer la tension qui ne cessait de monter entre la population et leurs responsables.

Mais mal devait lui en prendre, car quelques jours seulement après la reprise des activités,  ceux – ci ont été violemment pris à partie par la population, suite à l’arrestation momentanée du Père Aurélio. L’affaire connaitra plus trad une autre tournure, au lendemain de la grave accusation, sans éléments matériels de preuve probants et irréfragables, contre ce véritable soldat du Christ à l’écoute des pauvres parmi les pauvres, portée par le premier ministre Ngrébada, dans son intervention lors de la présentation de sa déclaration de politique générale devant les élus de la nation. Depuis lors, des jeunes gens, des femmes, des personnes du 3ème âge, des élèves, des retraités, des commerçants, des fonctionnaires et des artisans miniers se réunissent régulièrement  et projettent dans les jours à venir un soulèvement populaire contre les responsables de ces sociétés chinoises et tous leurs complices. Selon des informations dignes de foi en notre possession, une rencontre organisée, il y a deux (2) jours, par le sous – préfet entre les protagonistes, a fini en queue de poisson.

Sur ce, afin d’éviter le remake de la tragédie qui s’est produite dans la sous – préfecture de Sosso – Nakombo et de prévenir  le pire qui se présage dangereusement à l’horizon, tels d’épais et de sombres nuages s’amoncelant dans le ciel et annonçant l’arrivée prochaine d’une tempête, le député de Bozoum 1, en la personne de M. Corneille Sérékoissé, soutenus par tous ses collègues de l’UNDP, doit exiger hic et nunc  la mise en place d’une commission d’enquête et de contrôle, conformément aux dispositions de l’article 89 de la constitution du 30 mars 2016 ou démissionner purement et simplement de la majorité présidentielle. Car, il ne peut pas continuer d’apporter son soutien et sa voix à un régime qui affame, tue et contraint sa population à la mendicité et à la servitude. A moins qu’il ait lui aussi vendu les voix de ses électeurs à Touadéra et son clan, comme il avait fait, avec les treize (13) autres, sous l’impulsion de M. Augustin Yangana – Yahoté alias Koudoufara, en se jetant honteusement et à grands coups d’argent dans les bras de la majorité présidentielle, sans l’avis préalable de l’UNDP, de la coordination de ses experts et du Bureau de la Coordination Nationale !

Il suffit de lire l’article intitulé « Centrafrique : catastrophe sanitaire et environnementale à Bozoum », publié par CNC, pour se convaincre de l’impérieuse obligation d’obtenir la mise en place de cette commission :  »  À Bozoum, le fleuve Ouham qui fait vivre une bonne partie de la population de l’Ouham pendé, de l’Ouham et du Tchad est devenu un bourbier, une montagne de graviers, nids des poules d’eau. C’est désormais l’image qui reste de ce fleuve. En cause, des exploitations sauvages des mines d’or par des sociétés chinoises implantées par l’ancien Premier ministre, ministre d’État conseiller à la Présidence de la République Simplice Mathieu Sarandji. Enquête.

Tian Xiang, Tian Run, Meng et Mao. Ce sont les sociétés chinoises autorisées par l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji à s’installer à Bozoum pour extraire de l’or dans le fleuve Ouham jusqu’à concurrence du montant de leur somme d’argent qu’il a rackettées. Mais l’exploitation de ces minerais cause beaucoup de dégâts tant environnementaux que vitaux.

Sur le plan environnemental…

Des forêts dévastées, des montagnes de terre tamisée qui forment les berges du fleuve, des nids des poules d’eau extrêmement sale partout, des employés, des bulldozers et des pelles mécaniques au milieu des boues. Un vrai travail de pillage et une véritable catastrophe écologique en cours en Centrafrique.

Sur le plan vital

L’utilisation du cyanure par ces sociétés chinoises commence à produire ses effets. À Boyélé comme à Bozoum, les maladies dermatologiques et ophtalmologiques apparaissent. Une insécurité alimentaire mortelle à l’horizon du fait de l’infertilité du sol et des morts des poissons.

Même les chats sont des cibles des Chinois.

Très convoités par les Chinois, les chats aussi recherchés nuitamment par jeunes.

Cette désastreuse situation a poussé la population de Bozoum et ses environs à bouder.

Suite à un rapport du Directeur général des mines, les activités de ces quatre sociétés ont été suspendues le 25 mars pour « non-respect des textes qui régissent les activités minières en République centrafricaine, notamment le manquement aux obligations relatives à la protection de l’environnement »

Mais, contre toute attente, un mois après, le 26 avril 2019, sur injonction du président Touadera et de son conseiller Simplice Mathieu Sarandji, le ministre des Mines Léopold Mboli-Fatran est revenu sur sa décision en autorisant à nouveau ces sociétés à faire tout ce qu’elles veulent.

Que reste à ces populations ?

Galvanisés par leurs manifestations pour libérer le Père Aurellio Gazzera, brièvement arrêté par les militaires qui protègent ces Chinois à Bozoum, les jeunes de Bozoum et de Boyélé multiplient les réunions avec les autorités locales afin de demander purement et simplement la fin des activités de ces sociétés.

Une chose est sûre, le président Touadera et son ami Simplice Mathieu Sarandji se sont vachement enrichis au dos de ces Chinois.

Miser sur la suspension et l’arrêt de leurs activités durant leur mandature n’est qu’une utopie ».

La rédaction

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