BOUSCULADE MEURTRIERE CONSECUTIVE A UN RECRUTEMENT MILITAIRE A BRAZZAVILLE : La Rançon De La Mal Gouvernance !

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Le Congo Brazzaville, pays de Denis Sassou N’guesso, est en deuil ! Il ne s’agit pas, comme pourraient le penser certains, d’un massacre consécutif à la reprise des hostilités dans le Pool, mais d’un drame intervenu suite à une bousculade dans l’enceinte du Stade Michel-Ornano de Brazzaville. Le bilan, encore provisoire, fait froid dans le dos puisqu’il fait état de 37 cadavres sur le carreau, sans compter les nombreux blessés. Que s’est-il passé exactement ? En effet, des milliers de jeunes avaient pris d’assaut le temple du sport sus-cité pour obtenir la fiche de renseignements devant leur permettre de se faire enrôler dans l’armée congolaise. Lasse d’attendre, la foule a tenté de forcer la porte d’entrée, entraînant la chute de plusieurs personnes qui, malheureusement, ont été piétinées par d’autres. Ainsi est survenue la stratégie dont aurait sans doute voulu se passer le Congo Brazzaville. Mais pouvait-il en être autrement quand on sait que l’on est dans un pays où la pauvreté, le chômage et les inégalités sur fond d’exclusion sociale, ont pignon sur rue ? Assurément, non ! Car, il est évident que s’ils avaient le choix, bien des jeunes parmi eux ne se seraient pas amassés par milliers dans le Stade Michel-Ornano pour se faire marcher dessus.

 

Ce drame aurait pu être évité

 

N’est-ce pas la preuve de la mal gouvernance politique et économique ? En effet, complètement désabusée et face à un horizon pour le moins sombre, la jeunesse congolaise ne sait plus à quel saint se vouer. Ce qui fait dire à certains que les vrais coupables de la bousculade meurtrière du 20 novembre dernier, sont à rechercher dans les rangs des autorités congolaises. Car, non seulement, par leur incurie, elles ont favorisé l’avènement d’un chômage endémique dans le pays, mais aussi elles n’ont pas travaillé à dématérialiser les procédures administratives pour faciliter la réception des dossiers de candidatures lors des recrutements d’agents publics. En tout cas, ce drame aurait pu être évité si chaque candidat avait la possibilité de postuler sans faire nécessairement le déplacement.  Cela dit, on espère que les autorités congolaises prendront toute la mesure de la situation et travailleront pour qu’à l’avenir, un recrutement ne donne pas lieu à pareil spectacle affreux et macabre. Cela évitera non seulement d’endeuiller injustement des familles, mais aussi mettra le Congo à l’abri d’une telle triste publicité mondiale. Surtout quand on sait déjà  que le pays est dirigé par un satrape qui, après plusieurs décennies, refuse de s’imaginer une autre vie en dehors du pouvoir.

 

B.O

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