Beac : la commission d’organisation du recrutement des agents d’encadrements demande la poursuite du processus

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Beac : la commission d’organisation du recrutement des agents d’encadrements demande la poursuite du processus

Le compte rendu de la commission consulté par EcoMAtin, relève plusieurs défaillances dans l’organisation de ce concours qui sont directement imputés au cabinet Africsearch. Tout en recommandant la poursuite du processus, elle demande au gouverneur de tirer les conséquences de cette expérience dans le futur.

À la Banque des Etats de l’Afrique Centrale(Beac), le processus de recrutement de 45 agents d’encadrements supérieurs va suivre « normalement » son cours, malgré la demande de suspension « immédiate » formulée par le Président du conseil d’administration. Abbas Mahamat Tolli l’a laissé entendre dans sa réponse adressée le 02 août dernier à Hervé Ndoba en insistant sur le fait qu’il est de sa compétence de « recruter, nommer et révoquer » le personnel de la Beac. Et pour ce fait, « aucun organe » ne saurait s’immiscer dans ces attributions au risque de causer une entorse au « sacro-saint principe de l’indépendance de la Banque centrale ». Ainsi donc, après les épreuves écrites du concours qui ont eu lieu le 28 mai dernier, la phase orale devrait se tenir 29 août au 4 septembre prochain tels que prévus dans le calendrier de recrutement, apprend-on d’une source à la Banque centrale.

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S’il reste figé sur sa position, le Gouverneur n’est pour autant pas ignorant des multiples incidents qui ont émaillé le déroulement de la phase écrite dans le centre de composition de Yaoundé et qui selon Bienvenu Marius Roosevelt Feimonazoui « fausse entièrement les règles du jeu en même temps qu’il contrevient aux dispositions définies et publiées encadrant ledit concours ». Dans une note adressée le 31 mai 2022 à sa hiérarchie le Directeur général du contrôle général de la Beac recommandait que le processus soit purement et simplement repris. Un avis que ne partageait pas par la commission chargée de l’organisation du concours, présidée par Carlos-Alberto Boncanca Tabares, Directeur des ressources humaines et formation(Drhf). Dans son compte rendu adressé le 03 juin dernier au gouverneur et consulté par EcoMatin, la commission fait mention de plusieurs incidents qui ont été répertoriés dans les centres d’examens, plus particulièrement celui de Yaoundé.  Ici, note la commission, les heures de lancements de plusieurs épreuves ont été décalées (jusqu’à 22 heures dans certaines salles) du fait de l’indisponibilité des épreuves dans certaines filières. Bien plus, l’insuffisance des épreuves en anglais a contraint des candidats qui avaient choisi de passer les épreuves en cette langue à le faire en une autre qu’ils maîtrisaient, peut-être moins bien. Enfin, il y’a le déplacement des candidats de 03 salles momentanément dans le noir (moins de 20 minutes) vers des salles éclairées. Au centre de Paris, la commission révèle que certains candidats ont été autorisés à concourir avec leurs cartes de séjour et consulaire. Des faits qui, de l’avis de la commission ne sont pas de nature à entacher la sincérité du processus. Raison pour laquelle elle a recommandé au gouverneur de « poursuivre le déroulement du processus de recrutement qui n’en ait qu’à sa première phase ». Une recommandation qui a in fine été suivie par le gouverneur.

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AfricSearch à la barre

Si elle juge l’organisation des épreuves écrites « globalement satisfaisante », la commission Boncanca Tabares ne passe pas sans révéler les insuffisances du  prestataire retenu à l’issue d’un appel d’offres pour l’organisation technique de ce concours. Fondé par Didier Acouetey, et présenté par le gouverneur de la Beac comme un cabinet de « grande réputation », AfricSearch est épinglé par la commission comme étant le principal responsable des manquements susmentionnés. « Les insuffisances constatées à ce titre sont dues essentiellement à une sous-évaluation de la charge de travail par le cabinet(AfricSearch, Ndlr), une absence de communication sur les difficultés d’impression des épreuves et ce jusqu’au jour du concours malgré les multiples attentions portées par la Banque centrale ; la réalisation tardive des impressions des épreuves sur site » peut-on lire. Sur ces entrefaites, elle suggère au gouverneur de tirer les conséquences de cette expérience avec ce cabinet pour les opérations de cette à venir.

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EcoMatin

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