Batangafo : Mahamat Al – Katim et ses mercenaires contrôlent la ville au nez et sous la barbe de la Minusca

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Le journal en ligne www.lavoixdessansoix.com a annoncé dans sa dernière parution l’attaque de la ville de Batangafo, en général, et celle du site des milliers de personnes déplacées, en particulier, il y a quelques heures par les éléments d’un  certain Mahamat Al – Katim.Une attaque qui s’est déroulée pendant la visite du secrétaire général de l’Onu, M. Antonio Guterres, du 24 au 27 octobre et qui aurait fait plusieurs morts parmi les populations civiles, des  villages entiers brûlés et rayés de la carte et de nouveaux milliers de déplacés, au vu et au su des forces onusiennes.

En effet, selon des informations dignes de foi en notre possession et de sources indépendantes, constantes et concordantes,  ces forces déployées en Centrafrique, conformément aux termes des résolutions 2127 et 2149 du conseil de sécurité, sous le chapitre VII de la charte de l’Onu et dont la première mission est d’assurer la protection des biens et personnes, non seulement auraient laissé faire mais surtout auraient porté mains fortes aux assaillants et aux mercenaires, en leur fournissant protection, armes et munitions.

Ce jour – là, c’est – à – dire le 25 octobre, pendant que Guterres devait se réveiller de sa première nuit passée à Bangui la coquette et prendre son vol à destination de Bangassou, les populations de Batangafo étaient forcées par les éléments du seigneur de guerre Mahamat Al – Katim, fortement soutenus par des mercenaires tchadiens et soudanais, à interrompre  leur sommeil par des détonations des roquettes et des armes lourdes et prendre la poudre d’escampette pour trouver refuge en brousse ou emprunter  avec des baluchons de fortune sur la tête  la direction de la ville de Bouca.

En réaction à l’article du journal www.lavoixdessansoix.com, dans un article publié par le journal en ligne Kangbi – Ndara et intitulé « Affrontements à Batangafo : plusieurs morts dans le camp Alkhatime, le chef rebelle met en garde ceux qui violent les accords de cessez-le-feu »,  ce bourreau  sort de son silence, se transforme en victime et met en garde des éléments des Anti- Balaka qui auraient attaqué ses positions pour commettre des actes de vols de bétails. Tout naturellement, l’attaque du site des déplacés ne serait donc qu’un acte de riposte légitime contre l’agression de  ces malfrats. Trop beau pour être vrai, dirait – on et les mêmes causes produisent les mêmes effets. Mieux, l’homme n’aurait pas remis en cause l’information selon laquelle l’attaque de la ville se serait déroulée le 25 octobre 2017, c’est – à – dire pendant la visite de M. Guterres,  non pas après  son départ, et comme pour prouver à l’opinion qu’il est le plus fort, il confirme haut et fort  que c’est lui et ses mercenaires qui contrôlent la ville de Batangafo, au vu et au su de la Minusca et sans réaction de condamnation de la part de Touadéra et du gouvernement Sarandji 2. Même si l’une des causes de la persistance de la guerre dans ce pays reste et demeure la lutte pour le  commerce illégal du bétail, le  pillage et le contrôle  des nos principales  ressources que sont l’or et le diamant, il n’en demeure pas moins cependant que plusieurs pertinentes questions méritent bien de lui être posées, à la Minusca et aux autorités légales et légitimes.

Comment peut – on s’engager dans le processus DDRR et continuer de verser innocemment le sang des centrafricains ? Cette attaque de la ville de Batangafo n’est – elle pas là la preuve la plus plausible de l’inefficacité absolue de la fameuse politique de main tendue du président de la République ? Comment peut – on être si naïf au point de croire qu’un mercenaire peut accepter de  déposer des armes dont l’usage lui rapporte des centaines de millions tous les jours, contre des kits agricoles ou des pacotilles aratoires ? C’est de l’irrationnel et pour un professeur d’université qui enseigne le  rationnel, cela se passe de tout commentaire !

Affaire à suivre….. !

Jean – Paul Naïba

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