Bambari 3 : Kazagui condamne la mort d’un soldat onusien et ignore l’assassinat de plus de 80 centrafricains…

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Le peuple centrafricain est abandonné depuis mars 2016 par le mathématicien de Boy – Rabé et le gouvernement de son cher aîné Sarandji. A lui – même et  livré à la merci des bandes armées et des seigneurs de guerre. Avec la complicité active et avérée d’un régime pourtant issu des urnes et donc ayant l’impérieuse obligation de rendre des comptes à ses électeurs mais qui n’a jamais cessé de briller par un mutisme légendaire et sans précédent historique. Un régime qui refuse d’user seulement de son droit à la parole pour dénoncer et condamner les graves exactions dont sont régulièrement victimes sa République et son peuple. Ne dit – on pas que qui ne dit mot consent ?

 La réaction très tardive du gouvernement Sarandji, publiée le 4 avril 2018 dans un communiqué de presse, par la voix de son porte – parole en la personne d’un certain Ange Maxime Kazagui, c’est – à – dire plusieurs jours après le déclenchement de l’opération du nettoyage systématique de toute la zone de Bambari 3 par le règne de la terreur et les méthodes de la terre brûlée et des razzias, le 18 mars 2018, avec le lâche et crapuleux assassinat de l’Abbé Angbabata et de onze (11) de ses fidèles, dans sa belle paroisse de Séko, vient d’en être l’illustration la plus parfaite, la plus plausible et la plus irréfragable.

Cette réaction du régime de Bangui  n’ a qu’un seul but et ne vise qu’un seul but : plaire à la Minusca qui a perdu lors des derniers affrontements,  un soldat mauritanien. Donc, afin de répondre aux injonctions qui lui ont été formellement faites, celles de condamner toutes les attaques dans lesquelles les soldats onusiens ont fait et feront l’objet, Kazagui a été sommé de produire et publier ce fameux communiqué. Alors qu’il aurait dû réagir depuis le 18 mars, condamner l’assassinat de l’Abbé Angbabata et de tous ses fidèles et exiger l’arrestation de tous les auteurs de ces crimes odieux par la mise en place d’une commission d’enquête internationale indépendante. Rien n’ a été fait dans ce sens. Ainsi donc, ce long silence et cette soudaine sortie ne signifient qu’une seule chose : protéger les privilèges d’un régime incompétent et incapable, en faisant des yeux doux à la Minusca, quitte à  ignorer le massacre de plus de 80 centrafricains dans cette partie de la RCA. Lisez ci – dessous l’analyse de ce fameux communiqué faite par l’ACAP, pour en savoir davantage !

« Le ministre de la Communication et des Média, porte-parole du gouvernement, Ange Maxime Kazagui, a condamné, dans un communiqué mercredi 04 avril 2018 à Bangui, l’escalade de violence entre les groupes armés dans la région de Bambari (388 km au nord-est de Bangui).

« Le gouvernement condamne avec la dernière fermeté ce cycle de représailles », indique le communiqué, ajoutant que « le gouvernement adresse aux familles des victimes ses condoléances attristées et exprime sa compassion à la MINUSCA ».

« Le gouvernement et les partenaires envisagent un renforcement des Forces armées centrafricaines (FACA) en liaison avec les troupes onusiennes dans la préfecture de la Ouaka », note encore le communiqué.

Par ailleurs, « Le gouvernement appelle au calme, à la vigilance de tous et de chacun pour conjurer la violence sous toutes ses formes et réaffirme qu’il ne se laissera pas intimider par ceux qui n’ont d’autres desseins que de faire éloigner les perspectives de la paix en République Centrafricaine », a conclu le ministre Ange Maxime Kazagui.

Il convient de préciser que depuis quelques semaines, la région de Bambari est à nouveau secouée par des affrontements opposant des miliciens anti-balaka à des éléments de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC, ex-coalition Séléka) dans la préfecture de la Ouaka.

Le dernier incident en date remonte à la matinée du mardi 3 avril lorsqu’un poste provisoire des casques bleus dans le village de Tagbara (70 km de Bambari) a fait l’objet d’une attaque attribuée à des miliciens anti-balaka.

Cette attaque a fait, selon un communiqué de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), un mort et onze blessés parmi les casques bleus du contingent mauritanien ainsi que 25 morts du côté des miliciens anti-balaka ».

La rédaction

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