Attention, le complot contre le peuple centrafricain et son précieux sang se poursuit !

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« Il n’y a pas de plan B à l’Accord de Paix de Khartoum. Le contraire serait le retour au chaos. Quiconque, qu’il soit signataire ou non, poserait des actes ou soutiendrait des propos de nature à le remettre  fondamentalement en cause, se verrait immédiatement imposer des sanctions qui y sont prévues », a martelé, ce matin lors d’une réunion avec tous les partis politiques siégeant à la représentation nationale, Smaïl Chergui, commissaire à la Paix et sécurité de l’Union Africaine.

Selon nos sources, l’idée d’une transition politique, du fait de l’insécurité généralisée et de l’occupation de plus de 85% du territoire national par des groupes armés et des mercenaires étrangers sans foi ni loi qui ne permettraient pas indubitablement l’organisation des élections fondamentalement démocratiques, libres, inclusives, transparentes et incontestables, en 2021, a été balayée d’un revers de la main par les émissaires de l’UA, l’ONU et de l’UE qui, pourtant, ont déclaré à la presse à leur descente d’avion être venus pour écouter tout le monde et aborder toutes les questions.

Sur ce point précis, ces derniers ont révélé  à leurs interlocuteurs du moment que l’UE dispose déjà d’une enveloppe financière d’un montant de 17 millions d’Euros, soit plus de 11 milliards de Fcfa aux fins de contribuer au processus électoral dont le coût total de la préparation avoisinerait la somme de 22 milliards de Fcfa et dont le calendrier ne saurait souffrir d’aucun report. En réponse à ce qui paraît plutôt une véritable communication qu’une rencontre entre les émissaires de la communauté internationale, d’un côté, et ceux qui sont censés parler au nom du peuple centrafricain qui souffre et qui est asservi sur sa propre terre et auquel sont déniés tout droit à la vie et toute dignité, de l’autre, les leaders du MLPC, du Patrie et du PAD qui ont demandé et  pris successivement la parole, ne sont pas allés avec le dos de la cuillère pour non seulement dénoncer les limites de cet Accord et proposer une graduation dans l’application des sanctions devant naître de ses violations, mais surtout ceux – ci ont exigé le recours à la force, avec plus de fermeté, contre les éternels récalcitrants connus de tous.

Comme nous pouvons malheureusement  le constater, avec un fort étonnement, les approches de la délégation de l’UA, l’UE et de l’ONU, représentés par le commissaire à la paix et sécurité de l’UA, M. Smaïl Chergui, le secrétaire général adjoint des Nations unies, en charge des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix et le Directeur général pour l’Afrique du Service européen pour l’action extérieure de l’Union européenne (UE), M. Koen Varvaeke, semblent ne pas être en adéquation avec celle développée à Paris, soutenue ensuite à Oyo et rappelée enfin très fermement à qui de droit par le président tchadien Idriss Déby Itno, dans les couloirs de l’assemblée générale de l’Onu, il y a à peine quelques jours. Une approche qui se révèle incontestablement en inadéquation avec les grands enjeux de l’heure qui ont pour noms sécurité, démantèlement des barrières illégales, démobilisation, désarmement, restauration de l’autorité de l’Etat et retour des milliers des personnes déplacées dans leurs foyers.

C’est à croire que le droit du peuple centrafricain à la vie, la dignité et à la respectabilité sur son sol et dans le concert des nations passe après les intérêts de ceux qui lui ont imposé cette sale guerre, depuis l’attaque de la ville de Ndélé, le 10 décembre 2012. Car, comme en 2015, les organisations internationales, les puissants groupes de lobbies de trafiquants d’armes, certaines grandes puissances et leurs suppôts continentaux, régionaux, sous – régionaux et nationaux ne veulent pas que la paix et la sécurité reviennent dans le pays de B. Boganda et afin de continuer de tirer quotidiennement profits du sang innocent du peuple centrafricain qui rapporte gros, font tout pour que les élections se tiennent coûte que coûte en 2021, dans un chaos total et un désordre bien organisé.

C’est finalement  le sentiment qui était celui du président du MLPC Martin Ziguélé qui n’a pas hésité, séance tenante, à rappeler à leurs hôtes les erreurs du passé ayant conduit au pourrissement de la situation actuelle. C’était aussi ce que pensaient dans leur for intérieur les représentants du RDC, du KNK, du PDG, du Chemin de l’Espérance, du RPR, de l’URCA, de la CRPS, etc. Tous sont sortis de cette « rencontre », déçus et insatisfaits, après avoir été privés du droit à la parole et priés par le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu, M. Mankeur Ndiaye, de lever la séance.

Attention, le complot contre le peuple centrafricain et son précieux sang se poursuit !

Affaire à suivre…. !

Jean – Paul Naïba

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