Attentat de Moscou : 4 choses à savoir sur l’État islamique Khorasan, le groupe de djihadistes qui a revendiqué l’attaque en Russie

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Attentat de Moscou : 4 choses à savoir sur l’État islamique Khorasan, le groupe de djihadistes qui a revendiqué l’attaque en Russie

Publié le  , mis à jour 
Y.L.

Le groupe État islamique (EI) a revendiqué l’attaque meurtrière de Moscou de ce vendredi 22 mars sans autre précision sur ses auteurs. Sa branche afghane, le groupe État islamique au Khorasan (EI-K), est la première suspecte pour les experts du terrorisme mondial.

Les questions sans réponses sont nombreuses au lendemain de l’attentat qui a frappé la ville de Krasnogorsk et qui a fait plus de 115 morts et une centaine de blessés (bilan provisoire). L’une d’elles a été effacée dans les heures qui ont suivi l’attaque puisque l’État islamique a revendiqué l’attentat. Une branche afghane de son organisation est soupçonnée : l’État islamique au Khorasan (EI-K).

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Créée en 2014, une filiale afghane de l’État islamique

L’État islamique du Khorasan, connu sous le terme « EI-K« , a été fondé en 2014 et est considéré comme le « plus sanguinaire d’Afghanistan », selon une note publiée en 2021 par l’Institut français des relations internationales (IFRI). Le Khorasan est considéré par les Afghans comme le nom médiéval de l’Afghanistan. Cette région s’étendait sur son territoire actuel ainsi que dans le nord-est de l’Iran et dans le sud du Turkménistan et de l’Ouzbékistan.

C’est peu après la proclamation du Califat par ce dernier que l’El-K a vu le jour en Afghanistan en 2014. L’EI-K a su tirer profit de la mauvaise gouvernance du régime afghan précédent, du vide sécuritaire après le départ des Américains et de la difficulté des Talibans à assurer un minimum de sûreté pour « faire son trou » au sein du pays.

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Auteur de l’attentat de Kaboul

Cette filiale active du califat en Asie centrale avait notamment fait parler d’elle en 2021. Le 26 août de cette année-là, l’aéroport de la capitale de l’Afghanistan, Kaboul, est touché par un attentat. 173 personnes y trouvent la mort, dont 13 soldats ukrainiens. Ce fut l’attaque la plus meurtrière contre les forces du Pentagone depuis 2011 en Afghanistan et l’attentat le plus sanglant contre les États-Unis jamais signés par Daesh. L’El-K avait revendiqué cet attentat.

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Tourné vers l’international

Si son acte le plus marquant a été réalisé sur son territoire, il n’en reste pas moins que ce groupe de djihadistes se distingue également par sa vision à l’international. « L’EI-K s’est imposé comme la branche de l’EI la plus tournée vers l’international. Il a produit de la propagande dans plus de langues que n’importe quelle autre filiale depuis l’apogée du califat (autoproclamé) en Irak en Syrie », explique Lucas Webber, cofondateur du site spécialisé Militant Wire, auprès de l’AFP.

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Plus récemment, le 3 janvier 2024, l’État islamique Khorasan a revendiqué un attentat à la bombe à Kerman, en Iran, lors d’une procession commémorative en l’honneur du général iranien Qassem Soleimani. L’attaque avait fait plus de 100 morts et environ 150 blessés.

La Russie déjà visée

Pourquoi l’El-K a-t-il visé la Russie ? Pour Lucas Webber, elle est devenue une cible privilégiée puisque l’organisation l’a critiqué pour son invasion de l’Ukraine et ses interventions militaires en Afrique et en Syrie. En 2022, l’ambassade de Russie, en Afghanistan, avait été victime d’un attentat suicide. « L’EI-K accuse le Kremlin d’avoir du sang musulman sur les mains, en référence aux interventions de Moscou en Afghanistan, en Tchétchénie et en Syrie », indique de son côté Michaël Kugelman, du Wilson Center, basé à Washington et cité par Reuteurs.

Ladépêche.fr

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