Assemblée Nationale : quand la députée Mme Nadia Béa vante sa fortune, politise l’affaire et regrette son acte à demi – mots

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Décidément, de l’honneur, de l’image et de la dignité, à eux confiés légitimement et souverainement par le peuple centrafricain dans les urnes par voie démocratique, il n’en reste plus rien. Si ce n’est en retour que de la honte, du déshonneur et de l’indignité dans leurs faits et gestes de tous les jours.

Du refus de leur part à être redevable vis – à – vis de leurs électeurs, d’une part, et de leur parti politique, d’autre, à la violation permanente de leur serment, celui non seulement de contrôler l’action gouvernementale, de voter et de proposer des lois, mais surtout de combattre la mal – gouvernance, les pratiques irrégulières de compromissions, la médiocrité et la dépravation des mœurs et de la morale qui ont servi de lits à la crise encore pendante, en passant par leur propension inouïe à des comportements laids et indignes de la République et du peuple centrafricain, ils ont préféré simplement pour leurs propres comptes et des intérêts particuliers et étrangers à la cause de la collectivité, en devenir de farouches et fervents défenseurs.

Tel est le constat qui se dégage de l’opinion depuis la révélation faite par les médias sur l’affaire de destruction des matériels bureautiques et informatiques de l’assemblée nationale par Mme Nadia Béa née Elian, député de Bimbo 4.

Pour rappel, le vendredi dernier dans l’après – midi, en partance pour une mission à Naïrobi, Mme Nadia Béa s’est rendue dans les services de la direction administrative et financière aux fins de percevoir, comme l’exigent les règles, ses frais de mission, mais reçoit une fin de non – recevoir de la part de ses interlocuteurs. Les précisions ayant motivé cette décision sont développées par Mme Mairie Claire Bitouanga, directrice générales des finances, du matériel et de la logistique, en ces termes :

« il y a deux semaines, le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Abdou Karim MECKASSOUA a effectué une mission à Brazzaville au Congo. Madame BEA faisait membre de la délégation de cette mission. Elle a perçu ses frais de mission et en même temps, elle a eu son billet d’avion. Malheureusement, le Président MECKASSOUA a dû constater que l’Honorable Nadine BEA n’a pas pris l’avion avec la délégation. Voilà qu’aujourd’hui, il est question qu’elle reparte en mission. La logique est simple: si vous n’effectuez pas une mission, la moindre des choses, c’est de rembourser les frais de mission et les billets. Alors, le Président a donné des instructions pour que Madame BEA ramène les frais de mission afin qu’on lui verse les frais de cette seconde mission ».

Et Madame Marie Claire BITOUANGA de préciser que : « ces instructions n’ont pas reçu l’agrément de Madame BEA et elle produit ce spectacle dont les résultats sont sous vos yeux ».

Ce spectacle malheureux et honteux dont parlait Mme Bitouanga révèle qu’en réponse au refus de lui faire décharger ses frais de mission, la députée de la nation, mère de famille et épouse dont la nature doit refléter la vertu, la tendresse, la douceur et la tolérance, a déversé sa colère sur des outils informatiques  et les livres comptables ainsi que des chronos de recettes,  et proféré des injures publiques et des menaces à l’endroit du président de l’assemblée nationale et de tous ses principaux collaborateurs.

Afin de faire toute la lumière sur cette affaire qui vient une nouvelle fois jeter du discrédit et du déshonneur sur l’assemblée nationale, alors qu’au même moment l’affaire du vrai faux détournement de la rondelette somme de 322 millions de Fcfa de Kits est loin de prendre fin, la rédaction du journal « La Voix des Sans – Voix » a tenté vainement de joindre Mme Béa, pour avoir sa version officielle des faits.

Fort heureusement, pressée de toutes parts par des personnalités politiques et d’autres professionnels des médias, cette dernière a bien voulu convier quelques journalistes – reporters à un entretien, le lundi 20 août 2018 à 17 heures à son domicile. Mais, alors que tous s’attendaient tout naturellement  à  ce que la représentante de la nation leur fasse de nouvelles révélations sur les raisons plus convaincantes  ayant conduit à la commission de ces actes ignobles, honteux et fort regrettables in fine de destructions de ces matériels bureautiques et informatiques de l’assemblée nationale, propriété exclusive du peuple centrafricain, elle a préféré, d’abord, faire l’éloge de sa personne, ensuite vanter sa fortune qui est loin d’être le souci des uns et des autres, enfin évoquer le non – respect dû à son rang par le personnel de la direction administrative et financières.

Selon cette intervenante, c’est le fait qu’elle ait été laissée seule dans le bureau qui a été à l’origine de sa furie et de son emportement, et par ricochet de toutes ces conséquences honteuses qui en découlent sur l’honneur, la dignité et l’image de l’assemblée nationale et sur les siens, en tant que députée, mère de famille et épouse. En outre, celle – ci n’est pas allée sur le dos de la cuillère à soupe pour reconnaitre à demi – mots la gravité de ces faits et d’y conférer une volonté de dénoncer des pratiques d’injustice avérées de crever l’abcès et de le vider de toute sa puanteur. Avant de finir son intervention pour donner la parole à son collègue, Nakoé Dimbelet, 2ème vice – président de l’assemblée nationale qui était là au nom et pour le compte du parti KNK, elle a soigneusement demandé aux journalistes – reporters de ne pas en parler dans leurs colonnes avant l’organisation et la tenue d’une conférence de presse à ce propos, dans les tout prochains jours.

Lui succédant, son collègue n’ a rien dit de mieux que de s’en prendre à la gestion plus ou moins trop amateuriste et partisan de l’assemblée nationale  et de dénoncer les pratiques de clanisme, de clientélisme et de favoritisme qui caractérisent la mandature du député Abdoul Karim Méckassoua.

De cette rencontre avec les professionnels des médias, l’opinion ne retiendra pas grand – chose, si ce n’est que derrière l’acharnement contre les biens matériels de la deuxième institution de la République, il est ouvertement mis à jour  une lutte de positionnements entre deux groupes : la majorité parlementaire présidentielle dénommée «  Cœurs – Unis » et le mouvement intitulé « Chemin de l’Espérance ». Une véritable guerre entre les membres du nouveau bureau de l’assemblée nationale, littéralement envahis par des députés de la majorité parlementaire présidentielle, et  le groupe des députés acquis à la cause du président de l’assemblée nationale  qui usent aujourd’hui de leur position et de leurs pouvoirs pour se jeter réciproquement  des flèches incendiaires et se régler des comptes. Il en est ainsi de l’affaire Mme Nadia Béa.

Une affaire qui apparait comme la résultante de la décision prise par le président de l’assemblée nationale pour relever le député Béa qui est le conjoint de Mme Béa, de ses fonctions de représentant de l’assemblée nationale au sein du parlement panafricain dont le siège se trouve en Afrique du Sud. En réponse, le député de Boali n’avait pas hésité un seul instant à appeler à la démission du président de l’assemblée nationale. Il va alors donc de soi  que cette dernière affaire qui défraie actuellement les chroniques dont Mme Béa est l’instigatrice, n’est pour les observateurs avertis de la vie politique centrafricaine, les lanceurs d’alerte et certains professionnels des médias qu’une affaire de gombo en famille pour laquelle le respect de l’honneur, de la dignité et de la vertu, d’une part, et l’égard dû aux biens publics et à leurs électeurs n’a pas sa raison d’être dans la conscience de nos élus.

En attendant que la conférence de presse promise demain à 10 heures ne lève de nouveaux pans sombres de cette affaire.

Affaire à suivre…. !

La rédaction

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