Assemblée Nationale : « Affaire des 40 millions de Fcfa » : l’étau se resserre autour du président Laurent Ngon Baba

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Aux dernières nouvelles, le président de l’assemblée nationale Laurent Ngon Baba  serait impliqué jusque dans la moelle épinière dans la rocambolesque et fameuse affaire de corruption d’un montant de 40 millions de Fcfa qui défraie les chroniques, au sein de cette deuxième institution de la République, depuis un certain temps. Telles sont les informations de sources indépendantes, crédibles et dignes de foi émanant de l’assemblée nationale , d’une part, et de la commission d’enquêtes parlementaire, mise en place spécifiquement à cet effet, d’autre part.

Ces sources ont affirmé sans fioritures et sans ambages et soutenu qu’après avoir auditionné les corrompus et les corrupteurs, c’est – à – dire les présumés coupables de cet acte criminel et leurs complices chinois qui n’ont pas hésité à mettre à la disposition de la commission des supports communicationnels accablants, et recueilli les témoignages de la part de ceux dont les noms ont été cités de loin ou de près dans ce dossier salissant et indigne des élus de la nation, il y a lieu de retenir que le nom du président Laurent Ngon Baba apparaît fort étrangement dans tous les échanges et toutes  les dépositions des uns et des autres.

Si les autres mis en cause, à savoir les députés Dimbélet et Tézawa n’ont jamais cessé, depuis l’éclatement de ces révélations au grand jour, de formuler des menaces de tout genre à l’endroit de certains de leurs collègues – députés, des enquêteurs et de leurs familles, le député de Bamingui en la personne de Jean – Michel Mandaba, quant à lui, aurait été plus coopératif, serait passé effectivement aux aveux, aurait déclaré n’avoir perçu dans cette affaire d’extraction frauduleuse de fonds appartenant à autrui contre la promesse de la réalisation d’un service public que la modique somme de 5 millions de Fcfa et aurait rendu compte de sa mission personnellement au député de Baboua, El Hadj Moussa.

Voilà une affirmation lourde de conséquences  qui, d’abord, accuse ni plus ni moins de corruption et de malversations financières celui qui a été imposé dans ce douillet fauteuil par le pouvoir de Bangui, suite, semblait – il, à des faits de mauvaise gestion politique, administrative et financière et surtout à  ceux de manquements graves au devoir de sa charge, reprochés à son prédécesseur, un certain Abdoul Karim Méckassoua, conformément aux dispositions de l’article 70 de la constitution. Voilà une affirmation qui, ensuite, doit sonner très fort dans les oreilles de ce dernier et de celles de tous les autres députés, qui pose dans toute sa nudité la problématique du dépouillement de l’assemblée nationale de son pouvoir d’autorisation, conformément aux dispositions de l’article 60 de la constitution et de son affectation au seul bureau de l’assemblée nationale. Voilà une affirmation qui, enfin, remet sur la table l’épineuse question de la responsabilité de la cour constitutionnelle et de tous ses membres dans les différentes crises qui ont secoué ce pays du fait de leur allégeance aux pouvoirs publics et de leur propension à manipuler les dispositions constitutionnelles, dans le cadre de leurs pouvoirs de contrôle de la constitutionnalité des lois, à des fins éminemment personnelles, égoïstes, matérielles, financières et partisanes.

Fort de ce qui précède,  la majorité des élus de la nation sont disposés à se saisir de ce dossier pour prendre leur revanche sur l’histoire,  exiger dorénavant le retour immédiat et sans condition à l’application stricto sensu des dispositions de l’article 60 et  demander des comptes à la cour constitutionnelle. Mais d’ores et déjà, alors que la commission est appelée à présenter son rapport le lundi prochain,  des voix commencent à  se lever  dans leur rang pour que des mesures conservatoires soient prises dans les meilleurs délais à l’endroit de tous leurs collègues impliqués dans cette sale et honteuse affaire, car ils ne sont plus dignes d’assumer de hautes fonctions, au nom de leurs électeurs qu’ils ont couvert de honte, dans ce bureau, et qu’un réquisitoire soit donné à la commission d’enquête parlementaire d’avoir accès à leurs échanges téléphoniques pour la manifestation de la vérité.

Affaire à suivre…. !

La rédaction

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