ARRESTATION D’OFFICIERS POUR COMPLOT ET AUTRES INFRACTIONS  : Où va la Burkina ?

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ARRESTATION D’OFFICIERS POUR COMPLOT ET AUTRES INFRACTIONS  : Où va la Burkina ?

ARRESTATION D’OFFICIERS POUR COMPLOT ET AUTRES INFRACTIONS  : Où va la Burkina ?

En début de semaine en cours, j’ai appris que les capitaines Kader Sidsoré Ouédraogo, Hassan Salem Diallo et Didas Charles Ouédraogo ont été extradés vers le Burkina Faso. Ces trois officiers réputés pour être proches de l’ex-président Paul Henri Sandaogo Damiba, s’étaient aussi réfugiés au Togo. Soupçonnés de vouloir déstabiliser le pouvoir de Ibrahim Traoré, ils ont été arrêtés et remis aux autorités burkinabè. Des informations que j’ai pu glaner ça et là, j’ai appris qu’ils sont poursuivis pour complot, désertion et vol d’aéronef. Je ne suis pas militaire et je ne maîtrise rien des questions militaires mais si les faits reprochés aux trois officiers sont avérés, ils sont suffisamment graves pour être punis. Mieux, ils donnent la preuve que nous avons encore du chemin à parcourir. Car, notre armée est loin d’être unie. Elle est à l’image de notre société qui, on le sait, reste aussi très divisée depuis l’insurrection populaire d’octobre 2014 qui avait mis fin au long règne de Blaise Compaoré. Et les choses se  sont aggravées avec le coup d’Etat de Damiba contre Roch Kaboré, qui a ravivé les clivages. Et comme pour ne rien arranger, les évènements du 30 septembre dernier, sont venus attiser le feu dans un pays où les rancœurs étaient déjà tenaces. Où va le Burkina ? Dans quel pays sommes-nous où ceux qui arrivent au pouvoir passent leur temps à jeter la pierre aux sortants et  vice-versa ? Il faut que l’on arrête ça.  Notre pays a besoin de tous ses fils et filles. Moi, je prône l’union aussi bien de la société burkinabè qu’au sein de l’armée.

 

 La lutte pour le pouvoir ne doit pas faire perdre de vue l’intérêt supérieur du peuple

 Je ne veux pas d’une armée traversée par des courants. Je veux d’une armée forte, où les luttes d’influence n’ont pas de place. Pour revenir au cas des trois officiers incriminés, j’avoue n’avoir pas compris pourquoi ils avaient fui le pays. Se reprochaient-ils quelque chose ?  Ou bien voulaient-ils se servir du Togo comme base-arrière pour travailler à reconquérir le pouvoir d’Etat ? Si tel était le cas, ils en auront pris pour leur grade. Car, voilà des gens qui sont venus par coup d’Etat et qui, parce qu’ils ont, à leur tour, été renversés pour manque de résultats dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, refusent de s’avouer vaincus. Moi fou, je n’ai rien contre quelqu’un. Mais si quelqu’un tente de déstabiliser mon pays qui peine à retrouver ses marques, il me verra sur son chemin. Je suis contre ça. La lutte pour le pouvoir ne doit pas faire perdre de vue l’intérêt supérieur du peuple qui n’aspire qu’à vivre en paix. Et pour y parvenir, le pays a besoin de stabilité. Nous n’avons plus besoin d’un autre coup d’Etat. Trop, c’en est trop. J’ai parfois même du mal à comprendre nos soldats. En effet, j’ai l’impression qu’ils disposent d’assez de moyens  et de ressources pour perpétrer des coups d’Etat mais n’en ont pas pour briser les reins des terroristes. Or, ce que nous attendons de nos valeureux soldats, ce n’est pas un autre coup d’Etat mais plutôt le  courage et la détermination au front. J’en connais déjà qui font parler d’eux. Mon souhait est que beaucoup suivent les pas de ces soldats patriotes et engagés.

 « Le Fou »  

Le Pays

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