An 2 de Touadéra : lettre d’un fils de paysan, martyr centrafricain autoproclamé, au président de la République

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AN2TOUADÉRA: LETTRE À #TOUADÉRA D’UN FILS DE PAYSAN, MARTYR CENTRAFRICAIN AUTO-PROCLAMÉ.

Fustin Archange Touadera,

Monsieur le Président, le peuple meurt, vous faites la fête, est-ce normal?

Monsieur le Président de la République,
Je souhaiterai me dispenser de toutes formulations conventionnelles à adopter lorsqu’il est question de s’adresser à une personnalité comme vous. Ceci, pour la simple raison que je veux être plus direct avec vous.

2 ans de pouvoir pour quel anniversaire ?
La perception populaire du concept d’anniversaire est celle de la commémoration d’un événement important, un moment de liesse et de partage en famille, en amis ou en communauté. Bien que dans certains cas particuliers, tel est le vôtre, une partie de ce temps doit être consacré au bilan afin de mieux rebondir sur le future. Bref ! Ce qui me révolte le plus est le caractère festif prédominant de ce temps fort marquant le 2e anniversaire de votre accession au pouvoir, dans un contexte délétère d’insécurité où nous pensons qu’il faille faire une économie d’énergie, de finances et de temps en vue de ramener la quiétude au sein de la population. En effet, quelques interrogations méritent d’être soulevées : Pourquoi une fête ? Pour qui fêter ? Avec qui fêtez ? Quels ont les résultats attendus de la fête ou du moins sa valeur ajoutée sur la misère et le calvaire des Centrafricains?

Oui, continuez à fêter pendant que les groupes armés continuent de tuer un Imam et quelques peulhs dans un village ; Et qu’en guise de représailles, un Prêtre Catholique et ses ouailles sont massacrés dans l’enceinte d’une Eglise.
Mangez et buvez du bon vin, pendant que les jeunes villageois se défendent seuls face aux envahisseurs qui viennent piller leurs produits agricoles et enlever leurs bétails.

Mangez et dansez avec vos Alliés, pendant que dans mon village, les pauvres paysans doivent payer de l’impôt sur leurs 2e et 3e épouses, leurs chiens, leurs moulins à arachide, le nombre d’hectares des champs de café et du coton ;

Mangez et buvez du bon vin, organisez les matchs de football a Bangui pendant que le Haut Mbomou, Le Mbomou, le OUHAM PENDE et bien d’autres régions du pays vivent l’apocalypse.

Mangez et buvez, pendant que des milliers d’enfants résidant dans les zones occupées sont privés d’éducation et de nourriture ;

Mangez et buvez le bon vin, pendant que les étudiants et élèves centrafricains s’entassent dans les salles de classes pour étudier ;

Mangez et buvez du bon vin, pendant que nos mamans et nos sœurs sont violées devant leurs enfants et leurs maris;
Mangez et buvez du bon vin, pendant que des Etrangers vident notre sous-sol de ses minerais ;

Trinquez vos verres pendant que des enseignants, en mission de travail, sont assassinés froidement ;

Trinquez vos verres pendant que le Gouvernement est incapable de ramener de l’ordre définitivement au Kilomètre 5 où résident les bandits de grand chemin ;
Mangez et buvez, pendant que les étudiants centrafricains de l’Etranger doivent attendre deux années pour toucher un trimestre de bourse ;

Mangez et buvez, pendant que pendant que pendant que……

C’est bien cela une fête, n’est-ce pas ?
Ou bien, je ne suis qu’un opposant qui ne vous aime pas, un jeune manipulé, n’est-ce pas ?

Non, disons-nous la vérité !

Je sais que vous n’aimez pas la fête, mais ce sont vos amis qui vous entourent qui ont décidé de faire quelque chose pour vous, n’est-ce pas ? Oui, par ce qu’il s’agit justement, de leurs objectifs : Profiter de votre pouvoir pour manger, s’enrichir, envoyer leurs enfants pour des études à l’étranger, construire des maisons, avoir des domaines et titres fonciers, <placer> leurs amis, parents et autres.

Monsieur le Président, cette fête n’a pas de sens et n’a pas sa place ! Je vous sais un peu religieux. Donc, reprenez votre bible, jetez y un coup d’œil, parcourez le récit du Roi Nabuchodonosor. Il peut vous être une source d’inspiration.
Tout ce que j’ai à vous donner comme conseil, c’est d’arrêter avec les fêtes inutiles. Tant qu’il n’y aura pas de sécurité dans les trois quart (3/4) du pays, toute fête bien organisée, quel qu’ en soit son objet, n’est vouée qu’à attirer le malheur et la malédiction sur notre pays.
Plus vous fêtez, davantage, s’effrite le renom du candidat des pauvres que vous aviez incarné il y a deux ans de cela !
Enfin, prière de toiletter un peu votre entourage, au risque qu’il ne vous précipite au fond de l’abime. Faire venir les Russes à Bangui est à la fois une bonne chose pour le pays et un grand risque. Car vous aviez mis en jeu les intérêts français. Reculez dans cet élan, serez fatal pour vous et aura des conséquences dévastatrices pour notre pays ! Allez plutôt de l’avant comme le rappel le slogan de compagne < Allons seulement>.

#Tchengba_Didier_Stanislas, fils de paysan, Martyr autoproclamée !

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