« Affaire Patrice Edouard Ngaïssona » : Touadéra distribue des enveloppes à Wénézoui et Lébéné et provoque la colère des Antibalaka

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Comme il fallait s’y attendre, l’arrestation du coordonnateur général des Antibalaka, M. Patrice Edouard Ngaïssona, le 12 décembre 2018, à l’aéroport Roissy – Charles De Gaulle, à Paris, suite à un mandat d’arrêt internationale délivré contre lui par la CPI, quatre jours plutôt, a immédiatement suscité de vives réactions au sein des Antibalaka.

Deux jours plus tard, deux communiqués ont été successivement publiés. Le premier émanant de l’aile Ngaïssona, signé par le chargé des opérations, M. Ndomaté et le dexuième revêtant le sceau de M. Mokom de l’autre aile dure de cette nébuleuse, jugée trop proche de l’ancien président François Bozizé et connue de tous sous le nom des Naïrobistes. Dans ces communiqués, tous ont décidé de se retirer du processus DDRR et ont donné 48 heures à leur représentant dans le gouvernement Sarandji, en la personne de Mokpem Bionli, de démissionner.

Du coup, cette décision a sonné  comme un coup de tonnerre aux conséquences socio – politiques difficiles à gérer dans tout le royaume de la Touadérakistan. Redoutant les capacités de nuisances que peuvent représenter les Antibalaka pour la paix et son régime aux abois depuis quelques temps, Touadéra met promptement la main à la poche et dégaine. Pour ce faire, il fait inviter les lieutenants des Antibalaka, les nommés Thierry Lébéné alias 12 puissances et Sébastien Wénézoui, précédemment ministre ; il les reçoit, échangent longuement avec eux, leur fait avaler sa version des faits de ce qui s’est passé et in fine  leur distribuent des enveloppes bien garnies.

En contrepartie, ils ont été sommés d’organiser quelques heures plus tard une conférence de presse pour dénoncer cet acte qui n’est rien d’autre qu’un complot astucieusement conçu par la France en vue de déstabiliser le pouvoir de Touadéra, et d’appeler  au calme, tout en  continuant d’apporter leur total soutien au régime du mathématicien de Boy – Rabé. Seulement, les en – dessous de l’arrestation de Patrice – Edouard Ngaïssona dans le rang des redoutables éléments des Antibalaka, tant à Bangui que dans les provinces, ne seraient pas perçus de cette manière.

Selon des informations dignes de foi, ceux – ci affirment que l’arrestation de leur coordonnateur général serait plutôt la conséquence logique de la politique de fourberie, de duplicité et d’hypocrisie qui caractérise la gestion des affaires de la cité depuis plus de deux années par le président Touadéra, d’une part, et l’œuvre d’un grand complot ourdi contre eux  dans le seul but d’en finir avec tous les résistants un à un, après Yékatom et Ngaïssona, d’autre part. A ce sujet, ils sont formels : de sources proches du ministère de la justice, il y a une liste sur laquelle figureraient bel et bien les noms de Lébéné et de Wénézoui, qui a été arrêtée par le pouvoir de Bangui et transmise à la CPI.

De ce fait, ils refusent de prendre pour vérité absolue ces sordides tissus de mensonges savamment préparés par le président Touadéra dans le but de les amadouer, tels de petits enfants, et de gagner du temps. En tant que guerriers, ils veulent et doivent en découdre avec leur bourreau qui n’est autre que Touadéra. Comment ? Les enveloppes distribuées à Lébéné et Wénézoui parviendraient – elles à calmer leurs ardeurs ? Quel serait donc le mode opératoire de leur réaction dans les heures et les jours  à venir ?

Aux dernières nouvelles, tous les redoutables éléments des Antibalaka de la Nana – Bakassa d’où est originaire Patrice – Edouard Ngaïssona, de Bouca, de Grimari et même de Bangassoua, seraient en train de converger, telles des fourmis magnans, vers Bangui.

La rédaction

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