Affaire Nzapayéké / Zingas et Autres : le gros mensonge de Mlle Claudia Tarazongo Zakaria, députée de l’UNDP de Bogangolo

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Elle s’appelle Claudia Tarazongo Zakaria, députée de l’UNDP de la circonscription de Bogangolo. Elle était la seule femme, membre de la délégation parlementaire qui s’était rendue en mission d’Etat en  Afrique du Sud  et dont les comportements honteux avaient fait l’objet d’une lettre de vives protestations de la part de  l’ambassadeur Nzapayéké au président de l’assemblée nationale, Karim Méckassoua.

 Une lettre qui aurait  fuité du parapheur et fait l’objet d’un traitement spécial ou plus exactement d’un tripatouillage dans un laboratoire privé, avant une large diffusion par la presse, selon l’ambassadeur Nzapayéké dans un post publié sur son mur facebook. Mais une lettre dont le contenu serait resté intact, en ce qui concerne d’abord, l’état d’éthylisme inouï et  irresponsable  dans lequel s’étaient trouvés M. Zingas, premier vice – président de l’assemblée nationale, et  M. Béa, député du KNK de la circonscription de Boali,  alors qu’ils devaient répondre à une importante invitation pour un dîner, ensuite les propos injurieux suivis des faits et gestes déplacés dont ils auraient été responsables à l’endroit de la police sud – africaine à l’aéroport, dans un premier temps, et enfin les agressions verbales portant atteinte à son honneur, son image et sa dignité d’ambassadeur, dans une propriété privée à Bangui, dans un deuxième temps.

Depuis lors, seul l’un des mis en cause, à savoir le député Béa, est sorti de sa réserve et a donné à l’opinion nationale et internationale sa version des faits sur  cette affaire d’une si haute importance pour l’honneur de la nation et la dignité du peuple centrafricain. Jusqu’ à vendredi tard dans la soirée, l’opinion attendait encore la réaction du principal accusé, M. Zingas en sa qualité de premier vice – président de l’assemblée nationale et surtout celle de Mlle Zakaria dont le téléphone était fonctionnel et qui, jointe par l’ambassadeur à partir de 20 h, aurait décrit en ces termes le spectacle auquel elle assistait dans la propriété privée de M. Pereira : « Yéni a cava apè. Ils sont ivre morts et allongés dans le fauteuil. Même moi qui vous parle, ils ne me reconnaissent pas ».

Depuis samedi matin, le parti politique dont elle est la représentante à l’assemblée nationale, au nom de la vaillante population de Bogangolo, par l’entremise de deux (2) émissaires, sur instructions de son président fondateur, Michel Amine, l’a auditionnée, chez elle, pour avoir sa version exacte des faits. Mais alors que les deux (2) émissaires du parti lui avaient demandé de ne pas laisser fuiter cette information, que le compte –rendu de cette audition venait d’être fait à qui de droit et à la coordination nationale, et que l’UNDP  s’activait à rassembler tous les puzzles de cette affaire, grande sera la surprise des uns et des autres de découvrir sur le site du journal en ligne Kangbi – ndara, l’intégralité de cette déclaration comme suit :

«  Avant notre départ en mission, le 1er Vice-président ZINGAS m’avait informé que notre Ambassadeur NZAPYEKE lui avait demandé d’apporter les produits centrafricains pour être présentés à une  foire en Afrique du Sud. C’est moi qui ai fait les courses pour acheter les chenilles, un régime de banane plantain, du poisson fumé, des arachides sous plusieurs formes, le 1er Vice-président ZINGAS a fourni personnellement une glacière de poisson fais. Pour le transport des produits destinés à l’ambassadeur, nous avons enregistré même un excédent de 150 dollars US. Le 1er Vice-président a livré toutes les marchandises dès son arrivée à Pretoria.

Toute la délégation était invitée pour un repas à 15 h, le vendredi 6 octobre 2017 à la résidence de notre Ambassadeur NZAPAYEKE. Au lieu que le chauffeur nous amène à la résidence, notre délégation était conduite directement à la chancellerie. A notre arrivée, l’Ambassadeur nous a présenté à Madame Andrea BROWN qui s’y trouvait déjà, comme étant la Directrice Générale de DIG OIL, entreprise sud-africaine qui avait des prospections minières en Centrafrique et a présenté notre délégation parlementaire à cette dernière. Après notre installation dans la salle de réunion de notre ambassade, l’Ambassadeur et Mme Andrea       BROWN sont remontés dans son bureau. Une vingtaine de minutes après, ils sont redescendus pour nous rejoindre.

Une séance de travail a été improvisé par Monsieur l’Ambassadeur qui a demandé à Mme Andrea BROWN de faire un exposé à l’aide d’une carte minière ce la République Centrafricaine. Pendant une trentaine de minutes, Mme Andrea BROWN nous a présenté les zones explorées par la société DIG OIL dans la Mambéré-Kadéï, Sangha M’Baéré et la Lobaye.

Ensuite l’Ambassadeur André NZAPAYEKE a demandé au 1er Vice-président et nous autres parlementaires de dire un mot sur l’exposé de Mme Andrea BROWN. Le 1er Vice-président en prenant la parole a félicité tous les investisseurs qui veulent venir en République Centrafricaine. Et il a mis en exergue l’article 60 de la Constitution du 30 mars 2016 qui demande au Gouvernement d’obtenir préalablement l’autorisation de l’Assemblée Nationale avant de délivrer des permis d’exploitation des ressources naturelles. Sur ce, la séance a été levée.

Mais au moment de quitter les lieux, Mme Andréa BROWN nous a invités à diner dans un restaurant à Johannesburg le jeudi 12 octobre 2017, avec la participation aussi du Ministre KAZAGUI qui se trouvait en mission en Afrique du Sud. Le 1er Vice-président en appréciant l’invitation a fait savoir que son collègue Bertin BEA et lui-même ne pouvaient pas prendre part à ce diner parce qu’ils voyageaient sur Bangui le mardi 10 octobre 2017. En dépit de cette observation, cela n’a pas empêché l’Ambassadeur André NZAPAYEKE et Mme Andréa BROWN de ramener le diner au mardi 10 octobre à 18 h.

Le mardi matin, le 1er Vice-président a réuni toute la délégation pour nous signaler qu’il ne souhaitait pas qu’on réponde à cette invitation. Pour lui, nous sommes venus en mission parlementaire et qu’il faut s’en tenir exclusivement à notre rôle de députés. Il a poursuivi en précisant que le dossier DIG OIL n’est pas encore clair dans l’esprit des centrafricains et fait couler beaucoup d’encres sur les réseaux sociaux. Toute notre délégation était unanime de ne pas se rendre à ce diner organisé par Mme Andrea BROWN.

C’est  ainsi que nous avons demandé à Monsieur Didier PEREIRA de venir nous sortir de l’hôtel avant l’heure fixée par l’Ambassadeur NZAPAYEKE. Pour que son chauffeur vienne nous chercher. A partir de 17 h, l’Ambassadeur André NZAPAYEKE a commencé à nous appeler sur nos trois lignes. Le 1er Vice-président a éteint son téléphone. Le collègue Bertin BEA quant à lui, ne répondait pas.

Tellement  que l’ambassadeur insistait, après concertation, le 1er Vice-président m’a demandé de décrocher mon téléphone et de dire à l’Ambassadeur que lui-même et le collègue Bertin BEA ne sont plus en mesure de répondre à cette invitation parce qu’ils ont pris un verre de trop chez Monsieur Didier PEREIRA. Alors qu’en réalité ce n’est pas vrai, c’était juste un prétexte pour décliner cette invitation qui ne cadrait pas avec la mission des parlementaires. Je me rappelle que peu après cet alibi, que le 1er Vice-président m’a dit que ce mensonge risquait de se retourner contre eux. Voilà la stricte vérité. Aucun membre de la délégation n’était soûl.

Et les 2 collègues sont partis à l’aéroport accompagnés par Monsieur Didier PEREIRA. Après, le collègue YERIMA AYOUBA et moi sommes repartis dans notre hôtel.

Avant leur embarquement, le 1er Vice-président a appelé pour nous dire au revoir. Pour avoir été présente, j’apporte à travers cette déclaration un démenti catégorique  sur les allégations contenues dans la plainte de notre Ambassadeur NZAPAYEKE ».

Qui a alors remis cette déclaration audit journal pour une large diffusion ? Une pertinente question dont la réponse se retrouve, selon les deux (2) émissaires de l’UNDP dans le même compte – rendu fait par la mise en cause, d’abord au président de l’assemblée nationale, M. Méckassoua, et ensuite au président de la République Touadéra, à leur demande personnelle. Du coup, sachant que cette affaire devenait trop encombrante, les deux (2) têtes de l’exécutif précitées auraient tout simplement pris la décision de l’étouffer sans aucune forme de procès, en enjoignant à la députée de l’UNDP de faire cette grosse déclaration mensongère. Car, il est vraiment grotesque que la délégation parlementaire se soit résolue à fomenter de toute pièce ce mensonge, alors que rien ne l’empêchait de décliner cette offre, et à avoir fait preuve plus tard  d’état d’éthylisme avancé et éhonté à l’aéroport au point de mettre mal à l’aise tout le monde et d’attirer l’attention de la police sud africaine des frontières sur eux. Un gros MENSONGE !

Malheureusement pour Touadéra, Méckassoua et tous ceux qui ont intérêt à ce que cette affaire soit purement et simplement étouffée, l’UNDP, première force politique du pays, dont le nom et les valeurs, celles de l’honneur, de l’image et de la dignité de la République centrafricaine et du peuple centrafricain, ont été plongés dans la boue de l’indignité et de la salissure par l’ambassadeur Nzapayéké qui n’a pas pu faire diligence que lui recommandent ses fonctions en envoyant ce jour – là une équipe chez Pereira afin de constater les faits de visu, de décommander le vol au cas échéant ce qui aurait eu le mérite de prévenir ce qui s’est passé par la suite à l’aéroport, et de saisir à-propos le chef de l’Etat dont il est le représentant auprès du chef d’Etat sud africain, par courrier diplomatique via le ministère des affaires étrangères, d’une part, et par tous les députés mis en cause  désormais indignes de représenter le peuple centrafricain à l’assemblée nationale du fait de leur propension inouïe au mensonge, à l’alcool, et à des comportements honteux et irresponsables, comme l’ aurait révélé la police sud – africaine des frontières dans sa fiche, a mené ses propres investigations et est parvenue à la conclusion suivante : M. Nzapayéké doit être relevé de son poste d’ambassadeur pour négligence avérée dans l’exercice de ses fonctions et tous les députés dont les noms ont été cités dans cette affaire exclus de leur parti et démis de l’assemblée nationale pour faute lourde et atteinte à l’honneur, l’image et à la dignité de la République et du peuple centrafricain.

Affaire à suivre…. !

Jean – Paul Naïba 

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