Affaire Kazagui : Honteux et très maladroit droit de réponse du ministre de la communication et des médias !

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Le ministre en charge de la communication et des médias, Ange Maxime Kazagui est très remonté ces derniers temps contre Imamiah – édouard Yamalet, directeur de publication des journaux en ligne « Transparency » et « lavoixdessansoix.com ».  

D’abord,  pour avoir porté sur la place publique l’épineuse et très embarrassante question de l’incompatibilité de ses fonctions de membre du gouvernement Sarandji 2 avec celles de consul honoraire d’Afrique du Sud. Ensuite, pour avoir fait extirper des placards des factures impayées de frais d’annonces, d’un montant de plus de 14 millions de Fcfa, dues à quelques organes de la presse écrite dont il avait sollicité des pages à usage publicitaire, en sa qualité de consul honoraire pour le compte de son employeur. Enfin, pour avoir rappelé qu’il était un candidat malheureux à la dernière présidentielle ayant rallié le candidat Touadéra au deuxième tour !

Au lieu d’user élégamment du droit de réponse qui est un moyen de recours consacré par l’ordonnance n°05 du 22 février 2005 relative à la liberté de la communication en République centrafricaine, sur lequel toute personne se sentant lésée par le contenu d’un article ayant porté atteinte à son honneur, son image et à sa dignité, doit se fonder pour laver l’affront subi et contribuer à la manifestation de la vérité, le ministre en charge de la communication et des médias a plutôt préféré faire montre d’abus de pouvoir et d’autorité. Faire virer Imamiah – édouard Yamalet sans aucune forme de procès de l’émission « Club de la Presse » animée par M. Dimitri Yalangba.

En agissant ainsi, M. Kazagui vient de montrer non seulement qu’il est, reste et demeure un homme d’affaires à la tête d’une entreprise privée, la sienne dont il est le président directeur général, s’attribuant le pouvoir absolu de tout contrôler, tout organiser et de tout décider même en violation des termes de l’Accord d’Etablissement, mais surtout qu’il ignore tout de la notion de la « res publica » ou de la chose publique, de ses principales règles d’organisation et de fonctionnement et de ses missions régaliennes, sacrées et inaliénables.

En effet, au lendemain de la petite sanction infligée au directeur de publication, l’opinion centrafricaine ne peut que voir derrière cet acte honteux et très maladroit, l’impossibilité du ministre de la communication et des médias de répondre, par la publication dans les colonnes du journal lavoixdessansoix.com de sa lettre de démission de ses fonctions de consul honoraire, à l’article querellé et ayant fait l’objet d’une large diffusion sur les réseaux sociaux, conformément aux dispositions de l’article 57 de la constitution du 30 Mars 2016, sur laquelle Touadéra a prêté serment et dont il est le garant.

Afin que nul n’ignore cet article dispose que « les fonctions de membre du Gouvernement ne sont pas cumulables avec celles du membre du Parlement, le membre du Conseil Économique et Social, de membre du Conseil National de la Médiation, de membre du Haut Conseil de la Communication, de membre de l’Autorité Nationale des Élections, de membre de la Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance, de toute fonction de la représentation professionnelle, de tout emploi salarié et de toute activité lucrative ».

Fort de ce qui précède, l’opinion nationale ne peut que se poser les questions suivantes : M. Kazagui,  est – il encore dans les liens de ses fonctions de consul honoraire, de vendeurs de panneaux publicitaires et de grand trafiquant de diamants ? A – t – il déjà démissionné de toutes ses fonctions d’homme d’affaires ? Où est  donc sa lettre de démission dûment enregistrée et approuvée par l’Afrique du Sud et le représentant de la Rca près laquelle il est accréditaire ? Pourquoi ne l’a – t – il pas fait publier ?

Voilà de pertinentes questions auxquelles le ministre de la communication et des médias et non le consul honoraire d’Afrique du Sud est sommé de répondre dans les heures qui suivent. Des questions auxquelles il n’a pas pu fort étonnement  donner une satisfaction favorable  en faisant parvenir élégamment à la rédaction du journal lavoixdessansoix.com son droit de réponse, prouvant sa connaissance de l’ordonnance ci – dessus mentionnée. Des questions auxquelles il a tenté fort curieusement   de réserver une suite à travers quelques journaleux de la place, en leur demandant  de conférer à l’article querellé un caractère politique et haineux plutôt que d’y voir un acte citoyen et une démarche éminemment courageuse, démocratique et républicaine.

Du coup, ce refus de M. Kazagui de réagir élégamment ne peut que le trahir et confirmer la thèse selon laquelle il a toujours été un baroudeur politique qui n’ a jamais cessé d’user des méthodes de tricherie, de népotisme, de clientélisme et de favoritisme pour assouvir ses desseins personnels, égoïstes et catégoriels. Des contre – valeurs qui ne peuvent que  le discréditer et militer en faveur des rumeurs selon lesquelles il est rentré dans le gouvernement en tant que consul d’Afrique du Sud, homme d’affaires, vendeurs de panneaux publicitaires et grand trafiquant de diamants pour le compte de Touadéra et Sarandji…….

Affaire à suivre ….. !

La Rédaction

 

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