Affaire ICS/CCS : De la forfaiture et du jamais vu au sommet de l'Etat !

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Touadéra avait promis au peuple centrafricain la rupture, le changement et l’alternance générationnelle.  Il avait promis à tous les combattants de la liberté et de la démocratie un gouvernement de compétence, d’intégrité, d’impartialité et de large ouverture. A l’arrivée, un gouvernement de parents, amis et connaissances, de baroudeurs politiques en quête des besoins alimentaires, de débauchés ne sachant ni lire ni écrire, d’amateurs patentés et de bricoleurs assermentés !

Un gouvernement dont la raison d’être n’est pas de veiller à la défense de l’intégrité du territoire national, à la protection de la population et à la préservation des intérêts fondamentaux de l’Etat, mais plutôt de s’en mettre plein la poche par tous les moyens, quitte à marcher fièrement sur les cadavres des milliers de centrafricains et en la méconnaissance totale ou en flagrante violation des lois et règlements de la République et des conventions ou traités internationaux auxquels l’Etat centrafricain a régulièrement souscrit, au risque d’exposer la souveraineté nationale, la crédibilité de la République et la dignité du peuple centrafricain.

C’est le terrible constat auquel sont parvenus tous les combattants de la liberté et de la démocratie, au lendemain de l’éclatement, tel un tonnerre dans un ciel bleu et serein, de l’affaire ICS/CCS. Une affaire qui relate l’histoire de la signature d’une convention de partenariat public – privé entre l’Etat centrafricain, représenté par le ministre des finances et du budget, un certain Henri Marie Dondra, ci – devant désigné autorité contractante et la société ivoirienne Ivoire Cartes Systèmes (ICS) via sa filiale dénommée Centrafrique Cartes Systèmes (CCS), dûment représentée par sa présidente directrice générale, Mme Nelly COULIBALY, le 22 septembre 2016. Une convention qui a scrupuleusement respecté la procédure en la matière contenue dans la loi n°08.017 du 6 juin 2008 portant code des marchés publics et délégations de service public en RCA et conforme à l’acte uniforme de l’OHADA.

Mais une convention qui va être brutalement  remise  en cause sans dénonciation préalable ni notification d’une décision de résiliation, par la publication d’un avis à manifestation d’intérêt relatif à des lots déjà attribués par délégation de service public, par le ministre de l’aviation civile, de l’équipement, du désenclavement et de transports, un certain  Théodore Jousso, au nom du gouvernement de la République et du peuple centrafricain.

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Du jamais vu dans l’histoire de tous les gouvernements qui se sont succédé à la tête de ce pays ! Un acte d’escroquerie d’Etat ! Un acte de faux et usage de faux au sommet de l’Etat !  Un acte d’extorsions  frauduleuses de fonds à une entreprise privée ! Un double emploi ! Un passage en force et une forfaiture d’Etat qui doivent être vigoureusement dénoncés par des mots et non par des armes. C’est pourquoi, comme il vous a été annoncé, le journal « La Voix des Sans – Voix » va publier aujourd’hui la réponse de la lettre d’invitation adressée par un certain Simplice Matthieu Sarandji, premier ministre, chef du gouvernement, à Mme Nelly COULIBALY, présidente directrice générale de la société ICS.

Afin que nul n’ignore et que triomphent à jamais la légalité et la  vérité !

Affaire à suivre……. !

Jean – Paul Naïba

 

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