Affaire des OPJ de la CPS: Attention, mea culpa de Flavien Mbata pour raison d’indépendance de la justice et de souveraineté !

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La Minusca et le Pnud ont adopté, il y a environ une semaine déjà, une réaction qui a refroidi le processus de recrutement des 20 gendarmes et policiers devant servir d’Officier de Police Judiciaire près la Cour Pénale Spéciale. Ils sont spolié le gouvernement à travers le ministre de la justice de s’être immiscé dans le processus en prenant des décisions en dehors du comité mis en place à cet effet et menacé de retirer leur financement.

Un membre de la commission regrette de pareils attitudes tendant à réduire voire anéantir la souveraineté d’un Etat tel que la République Centrafricaine. Selon lui, tout est parti de la faute des responsables de la Minusca et du Pnud coptés pour représenter ces entités dans le comité en charge du recrutement des 10 policiers et 10 gendarmes OPJ près la Cour Pénale Spéciale.

Les représentants de la Minusca et du Pnud qui ont offert leur service pour saisir le relevé des notes, auraient délibérément refusé d’associer les autres membres du comité dont des représentants du gouvernement, c’est-à- dire de l’Etat pour procéder unilatéralement à la sélection des ceux qu’ils considèrent comme les admis au test. Ce qui est très contraire aux principes de fonctionnement du comité.

Selon un membre de la commission, la raison est l’influence acerbe du représentant de la Minusca qui est un Congolais de la RD Congo et appartenant à l’ethnie Yakoma que tous savent être prédominante en RD Congo et surtout dans les régions voisines à la RCA.

Il précise que sur les 10 policiers et 10 gendarmes retenus, 70% seraient Yakoma, ce qui, d’office, a écarté le principe d’équilibre régional, minoritaire et de la parité homme femme prôné par le Forum de Bangui qui a recommandé avec force la création et la mise en place de la CPS pour poursuivre et traduire en justice tous ceux qui ont commis des actes odieux dans ce pays.

Il faut préciser, que la Cour Pénale Spéciale est tout d’abord une cour nationale même s’il est admis qu’elle doit fonctionner avec la participation de magistrats internationaux. Admettre la participation des magistrats internationaux n’est pas pour que cette cour soit gérée par des institutions internationales comme la Minusca et le Pnud dont on sait, œuvrent pour la plupart à maintenir le pays sous leur emprise. Et le fait d’avoir trafiqué le résultat du test pourtant bien organisé de bout en bout en faveur d’une ethnie contre la volonté du peuple à travers le Forum de Bangui est une forfaiture que le gouvernement ne peut tolérer.

Les leçons apprises de la création et du fonctionnement de pareilles cours hybrides tel qu’au Sénégal, Sierra-Léone, Guatemala, Timor Leste etc. sont qu’il ne peut y avoir d’enquêtes, instructions et jugements crédibles sans engagements actifs et soutenus du gouvernement et de la population qui est la principale victime. Sans solide et ferme volonté politique, ces genres de cours n’aboutissent généralement qu’à peu de résultats.

Le Pnud et la Minusca le savent et sont en train de manigancer pour que la CPS centrafricaine atteigne peu de résultats ou rien du tout. C’est la suite logique de leurs traditionnelles habitudes à feindre appuyer le pays alors qu’en réalité, ils sont de beaucoup, particulièrement la Minusca, dans la persistance des malheureux événements qui détruisent le pays. Le peuple le sait parfaitement et c’est delà que nait le profond désaccord entre lui et la Minusca.

Si le soutien de tous les bailleurs de fonds s’avère une des conditions de réussite de la CPS, le peuple refuse qu’il soit transformé en moyen de pression sur le pays. C’est pourquoi et dès lors le peuple Centrafricain et surtout sa composante société civile doivent être régulièrement informés de tout ce qui se passe concernant la CPS. Cette implication de la société centrafricaine est primordiale et le gouvernement ne pourra admettre que des mafieux individus prennent le malin plaisir de déformer la réalité et faire pourrir davantage la situation.

Enfin, le Pnud et la Minusca doivent savoir et comprendre que c’est l’Etat centrafricain qui est le garant de l’indépendance judicaire sur son territoire. Il est doit de ce fait s’engager pleinement pour que la CPS puisse mener à bien son travail, soit perçue comme légitime et crédible auprès du peuple centrafricain dont elle est l’émanation et que son travail contribue réellement à la reconstruction de la paix et la réconciliation nationale. Cette indépendance doit être garantie durant tout le processus de mise en place et de fonctionnement de la CPS et le gouvernement a le plein devoir d’y veiller, et il le fera quoi qu’il en soit.

L’Etat Centrafricain est souverain et c’est en toute souveraineté que le Président de la République, Chef de l’Etat, le Professeur Faustin-Archange Touadéra a entériné le résultat du test de recrutement des OPJ qui ont déjà prêté serment. C’est déjà l’essentiel.

 

Source : Le Potentiel Centrafricain

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