1er DECEMBRE 2018 : COMPRENDRE LA POSITION DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE.

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Pourquoi toutes ces gesticulations autour du communiqué de la CECA en ce qui touche la journée du 1er déc ? Les évêques et les chrétiens sont bien conscients que la CECA, ni l’Eglise catholique ne prennent pas la place des institutions de la République. Elle a juste demandé « aux chrétiens, famille de Dieu, et aux hommes et femmes de bonne volonté… de s’abstenir des festivités du 1er décembre » pour penser et prier pour tous nos frères et soeurs victimes.

1) La commémoration de la Proclamation de la République le 1er déc reste d’actualité car elle est républicaine et nationale; au lieu de festivités réjouissantes plutôt une manifestation plus austère pour marquer la pensée et la solidarité de tous les chrétiens catholiques envers les victimes. Avons-nous, au moins, vu les images horribles et insoutenables indignes d’actes humains issues des atrocités de Batangafo et d’Alindao ?

2) Ce n’est pas la 1ere fois que cela se passe dans le pays. Au temps de Djotodja… Il ne s’agit nullement d’un boycott comme affirmé tous azimuts par certains auteurs en manque d’argumentaire.

3) Pourquoi vouloir politiser une exhortation purement spirituelle? « A César ce qui est César et à Dieu ce qui est à Dieu ». Donc pas d’amalgame. Les principes de la laïcité sont clairement définis et compris. Même l’Abbé Président B. BOGANDA invité dans cette réflexion, choisirait d’être solidaire des victimes, comme il l’a été autrefois sur le marché de Mbaiki, défendant les siens surexploités.

4) Oui, le gouvernement a appelé à 3 jours de deuil national. Mais aucun membre ne s’est déplacé sur le terrain. Avec les festivités telles que préparées comment allons nous vivre cette réjouissance d’une manière nationale et solidaire envers nos frères et soeurs meurtris en province ? Les festivités réjouissantes tant attendues seront uniquement pour les citoyens de Bangui et de quelques villes vivant dans l’accalmie. La fête ne serait pas pour tous. Donc pas nationale. Et est ce notre volonté ? Depuis le début de cette crise jusqu’à ce jour, l’Église Catholique a toujours été la cible privilégiée des attaques de la Seleka et aussi des Antibalaka. L’Église a toujours accueilli toutes les personnes qui ont frappé à ses portes: centrafricains, étrangers, musulmans, chrétiens, athées, animistes. .. sans préoccupations de l’identité.

De la même façon, elle doit rester solidaires des pauvres, des victimes. L’église n’est que dans la logique de sa vocation essentielle.

Abbé Alain Blaise BISSIALO.

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