
Le Conseil de sécurité a renouvelé pour un an le mandat de la MINUSCA, sa mission en Centrafrique. Mais pour la première fois depuis 2014 et le déploiement des unités sur le terrain, l’ONU a perdu son unité autour de ce sujet. La #Russie – et son alliée chinoise – se sont abstenues sur fond de tension croissante avec #Paris.
Avec notre correspondante à New York, Marie Bourreau
Après plus d’un mois de navette diplomatique entre les missions russes et françaises à l’ONU, Paris avait fini par obtenir de haute lutte une abstention de Moscou qui, jusqu’à la dernière minute, avait menacé de mettre son veto au texte. Sur le fond, la #France estime avoir été au bout des concessions possibles en reconnaissant un rôle à la Russie dans la stabilisation de la #Centrafrique.
La « ligne rouge » de Paris
Mais Moscou aurait aimé que les Français aillent plus loin et soulignent positivement la rencontre organisée à Khartoum en août dernier avec les groupes rebelles. Cela constitue une « ligne rouge » pour Paris qui fait de l’initiative africaine de paix conduite sous l’égide de l’Union africaine (UA), la seule issue possible pour parvenir à un accord de paix.
Le « pré carré » français
Cela a très fortement déplu à l’ambassadeur russe qui s’en est pris violemment à la France qui gère, selon lui, ses anciennes colonies comme un « pré carré ». L’ambassadeur français François Delattre lui a répondu indirectement en demandant aux Etats membres de « mettre l’intérêt du peuple centrafricain avant ses intérêts nationaux » et de renoncer aux approches « solitaires et exclusives ».
http://www.rfi.fr/…/20181214-rca-centrafrique-onu-conseil-s…