Onu : ce que l’ambassadeur Nicolas De Rivière a dit devant le conseil de sécurité sur la situation en République centrafricaine

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M. NICOLAS DE RIVIÈRE (France) a insisté sur l’importance de la deuxième réunion de suivi de la feuille de route de Luanda, qui s’est tenue le 4 juin dernier à Bangui, avec la participation du Président centrafricain et des Ministres des affaires étrangères de la République centrafricaine, de l’Angola et du Rwanda.  Il faut que cette mobilisation au plus haut niveau se poursuive et se traduise par les avancées prévues par cette feuille de route, avec un cessez-le-feu respecté par toutes les parties, un dialogue entre le Gouvernement et les groupes armés et un processus de DDR unique mené dans la transparence, en lien avec la région et la MINUSCA.  Il a également résolument encouragé les autorités centrafricaines à mettre un terme à l’option exclusivement militaire, et à renouer avec l’accord de paix du 6 février 2019.

Le représentant s’est ensuite dit préoccupé par les informations alarmantes sur la conduite des forces centrafricaines.  Il est manifeste que les mercenaires de Wagner ne se contentent pas d’appliquer des méthodes brutales largement documentées, mais qu’ils les inculquent aussi à leurs partenaires centrafricains, a-t-il indiqué.  C’est dans ce contexte, a-t-il ajouté, que doit s’apprécier toute évolution de l’embargo sur les armes.  Il a rappelé que les autorités centrafricaines peuvent obtenir en toute légalité les équipements dont elles font la demande, le régime en place étant un régime de contrôle, et non d’interdiction.  Il a estimé toutefois que la République centrafricaine n’a pas encore su apporter les garanties suffisantes, qu’il s’agisse du processus de paix, du contrôle des armements ou du professionnalisme de ses forces armées.

Source : Onu

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