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Centrafrique : « Affaire société Al – Madina » : Ngon Baba et ses collègues députés sont complices et méritent l’autodafé

Le président de l’assemblée nationale Laurent Ngon Baba et tous ses collègues députés, à l’exception de Thierry Georges Vackat de Mongoumba et de Augustin Agou du 1er arrondissement de la ville de Bangui, sont complices de la spoliation du peuple centrafricain par la société Al – Madina et méritent l’autodafé.

Non seulement pour n’avoir pas vigoureusement réagi, en tant que représentants nationaux au nom de leur pouvoir de contrôle de l’action gouvernementale, lorsque le ministre des finances et du budget Henri Marie Dondra et le ministre de l’intérieur en charge de la sécurité publique Wanzet Linguissara s’étaient permis le luxe de prendre, en flagrante violation des dispositions de la loi de finances 2020, un arrêté interministériel modifiant le montant de la grille tarifaire des documents administratifs, en général, et celui de la carte nationale d’identité, en particulier, mais surtout pour s’être mystérieusement tus devant le refus du gouvernement de faire appliquer les termes de l’arrêté interministériel rapportant les dispositions de l’arrêté manifestement illégal, querellé et attaqué en annulation devant le tribunal administratif par l’un des leurs.

Si l’opinion nationale et le grand public se félicitent de la manifestation organisée par le GTSC et le M-4500, le mardi 13 octobre 2020, dont trois (3) d’entre les membres ont été arrêtés, très tôt dans la matinée, mais libérés plus tard dans la soirée, et sont informés, par ailleurs, de l’annonce d’un sit – in devant être organisé prochainement en face de la société Al – Madina et la direction des services de police judiciaire pour dénoncer le maintien du prix de la carte nationale d’identité, d’autres voix ne cessent, cependant, de s’élever pour reconnaître que cette approche est non – productive et ressemble beaucoup plus à une goutte d’eau sur la plume d’un canard qu’à une thérapie de piqûre de chloroquine contre le paludisme. Car, ceux qui ont été régulièrement mandatés dans les urnes pour parler au nom du peuple, siègent à l’assemblée nationale et de ce fait ne disposent pas d’un quelconque bureau au sein de la société Al – Madina et à la direction des services de police judiciaire.

C’est donc vers les élus de la nation qu’ils doivent se tourner et devant la Maison du Peuple qu’ils sont tenus d’organiser leur prochain sit – in pour plus d’efficacité et d’efficience. Et cela est d’autant plus juste et fondé que ces représentants nationaux, c’est – à – dire des législateurs dont les fonctions ont été abusivement usurpées par les ministres Dondra et Wanzet, ne se sont jamais souciés des conséquences socio – politiques de ces entorses faites à la loi sur la vie de leurs compatriotes et de leurs électeurs, gardent fort étonnement le silence sur cet acte de gangstérisme d’état, de faux et usage de faux, de faux en écriture publique et de forfaiture d’état, et  narguent royalement le peuple centrafricain, en acceptant dans l’hémicycle de l’assemblée nationale ces deux lascars, lors de la cérémonie d’ouverture de la session parlementaire du 1er octobre dernier.

Mieux, non seulement la commission – finances présidée par le député de Bocaranga 3 Martin Ziguélé dont la responsabilité est lourde dans cette entreprise criminelle de tripatouillage de la loi de finances, sans aucune gêne, a démarré les travaux d’examen du projet de la loi de finances 2021, après avoir permis à l’un des ministres délinquants de monter à la tribune prononcer son discours de l’exposé des motifs, le mardi 13 octobre 2020, au lieu de faire du respect du prix de la carte nationale d’identité tel que fixé initialement par la loi un préalable, mais surtout quelques jours plutôt, le président Laurent Ngon Baba et ses collègues se sont rendus complices de ce Monsieur qui, en sa qualité d’ordonnateur principal du budget de l’Etat, a l’obligation de veiller à son exécution, en l’autorisant à venir siéger le vendredi 9 octobre 2020, au sein de la conférence des présidents.

De ce fait et par ce fait, que devrions – nous entendre pour nous rendre à l’évidence et comprendre que les vrais responsables de la réduction du prix de la carte nationale d’identité sont bel et bien les représentants nationaux ? Pourquoi devrions – nous appeler à une manifestation devant la société Al – Madina et la direction des services de police judiciaire, au lieu de nous mobiliser, d’assiéger l’assemblée nationale et de demander des comptes à ceux à qui nous avons confié dans les urnes la protection de nos droits et la défense de nos intérêts ? Que pourrions – nous attendre d’une entreprise qui n’est qu’un simple prestataire de service, conformément à une convention de partenariat dûment signée entre notre gouvernement et son directeur général, fût – il terroriste, marchand d’armes et narco – trafiquant ? Est – ce lui qui a pris cet arrêté interministériel modifiant le prix de la carte nationale ou des membres de ce gouvernement qui ont l’audace , en se rendant fièrement dans l’hémicycle de l’assemblée nationale, d’insulter nos représentants et de nous pisser dessus ?

Pathétique, cette assemblée «  de dépités » ! Telle est la réponse la plus plausible que nous pouvons donner à toutes ces pertinentes questions. Car, cette institution ne mérite aucunement le qualificatif de « nationale » après le comportement indigne des députés et leur silence coupable depuis le déclenchement de cette affaire dans laquelle sont impliqués deux membres du gouvernement. En se taisant, en refusant de se prononcer clairement sur cet acte de grave violation de la loi de finances, d’usurpation de leurs fonctions par deux énergumènes, de tricherie, d’arnaque d’état et d’extractions frauduleuses des fonds publics à des fins politiques, catégorielles et personnelles, et en trouvant normal que des membres du M-4500 soient arbitrairement arrêtés pour avoir voulu tout simplement dénoncer cette pratique honteuse, cette assemblée a justement démontré qu’elle est globalement occupée par des personnes inconscientes de la tâche qui leur est dévolue.

Pathétique, apathique, antipathique, aucun qualificatif n’est de trop pour décrire ce geste insultant et humiliant de ces députés. Cette indécision de trop indigne, choque et doit interpeler toutes les consciences. Savent – ils au moins qu’ils sont appelés « représentants du peuple » et que c’est ce peuple – même qui les paie ? Se rendent – ils compte qu’ils vivent aux frais de la princesse, cette princesse pour qui ils n’ont d’ailleurs aucun respect ? Pourquoi le peuple devrait – il continuer d’entretenir des gens qui ne sont même pas dignes de le représenter ? Des individus qui n’ont ni le sens d’écoute ni la patience d’écouter pour prendre en charge ses occupations. Cette mise en scène à laquelle nous, peuple, avons eu droit de la part des députés dans cette affaire Al – Madina, est un reniement de trop de notre devoir d’être dignement représentés si aucune plainte ou complainte n’en découle.

Par conséquent, il est de l’entière responsabilité du GTSC et du M-4500, pour la noblesse et la justesse de leur combat qui ne doivent souffrir d’aucune contestation et d’aucune souillure par des alliances contre nature avec des ennemis du peuple et des rencontres fortuites avec le ministre Wanzet qui n’est que le vrai visage de cette mafia d’état dans cette affaire, de changer le fusil d’épaules et de porter dès maintenant le fil de l’épée vers les députés.

La rédaction

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