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Les en-dessous de la mise en place du bureau militaire russe en Centrafrique…

TRIBUNE
Les en-dessous de la mise en place du bureau militaire russe en Centrafrique…
Qu’avons-nous fait au bon Dieu pour mériter cela ? A-t-on appris dernièrement par l’entremise de la presse présidentielle, que M. Vladmir Titorenko, ambassadeur plénipotentiaire et extraordinaire de la fédération de la Russie en Centrafrique, vient d’annoncer au Chef de l’Etat centrafricain, la mise en place très prochaine d’un bureau militaire russe à Bangui.
Selon des informations bien introduites, le bureau militaire sera sous la gouverne de quatre généraux russes et très prochainement, les FACA s’attendraient au don de plus de 20 véhicules blindés. Ce n’est pas la nature du don qui fait peur, mais, c’est bien la géopolitique derrière et surtout le laps de temps pour lequel le don sera acheminé. Tenez-vous bien, c’est curieusement à quelques mois des prochains scrutins que le Chef de l’Etat centrafricain a témoigné par diverses manières le passage en force qu’il voudrait imposer.
Hold-up électoral en préparation ? Oui, c’est très prévisible dès lors que les caciques du parti présidentiel disent enregistrer déjà 1 million d’adhérents alors que ce chiffre est en concordance avec celui brandi par l’Autorité Nationale des Elections. Pour les commentateurs de l’actualité internationale, il ne fait l’ombre d’aucun doute que la mafia russe est spécialisée dans le truquage des élections. En témoigne l’élection américaine ayant porté Trump au pouvoir.
Alors quel lien faire entre cet hold-up électoral en préparation avec l’idée de mise en place du bureau militaire russe à Bangui ? Le pouvoir de Bangui veut clairement rassurer ses arrières d’où cette militarisation du pays avant les prochaines élections. Le bureau militaire russe aux missions bien floues aura donc avec les gardes rapprochées du président de la République la sale besogne de neutraliser toutes forces d’opposition ou de contestation des résultats des prochaines élections.
Si dernièrement, le gouvernement américain a frappé deux groupes mercenaires russes en Centrafrique (Wagner et Lobaye Invest Gold) impliquées dans la haute mafia de trafics illicites d’armes, rien n’est anodin. Dans le deal centrafricano-russe, il ne faut perdre de vue la meilleure ficelle que l’autre partenaire tire. Le retrait du permis d’exploitation minière de Ndassima à AXMIN (société canadienne) au profit de MEDAS (une société minière russe) n’est qu’un témoignage patent de la relation incestueuse qui existe entre les deux pays.
Déjà certains observateurs regardants commencent à projeter la russification de la démocratie centrafricaine au cas où le passage en force du 27 décembre marche. Face à une classe politique centrafricaine divisée, le peuple n’a que ses larmes pour pleurer cette nouvelle forme de dictature. C’est la rupture ! Qu’avons-nous fait au bon Dieu pour mériter ça ?
Vianney Ingasso et Ben Wilson

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