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Centrafrique : la Minusca et les Faca, responsables du chaos sécuritaire dans toute la région du Nord – ouest du pays

La Minusca sous la direction du sénégalais Mankeur Ndiaye et les forces armées centrafricaines sur instructions du président de la République, chef suprême des armées un certain Faustin Archange Touadéra « qui ne voulait pas faire la guerre mais plutôt désarmer les cœurs », sont, à n’en point douter, incontestablement responsables de la reprise de violences meurtrières, d’occupations de villages, de destructions de biens, d’assassinats de paisibles citoyens et de déplacements de centaines de personnes, ces derniers temps dans les préfectures de l’Ouham – Pendé, de la Mambéré – Kadéï et de la Nana – Mambéré, par les éléments de 3R du mercenaire camerounais d’origine peulhe Abbas Siddiki.

En effet, suite au refus systématique de ce groupe armé d’appliquer ad litteram les engagements pris dans le fameux Accord de Paix de Khartoum, et en réaction à de nombreux actes de graves atteintes aux droits humains dont ses éléments se sont rendus coupables, le gouvernement centrafricain de connivence avec le haut commandement politique et militaire de la Minusca avait conçu et mis en œuvre une opération de grande envergure contre leurs différentes positions, leurs garnisons, leurs poudrières et leurs états – majors. Si cette mission appelée « Ala londo » ou « Déguerpissez – vous » visant à neutraliser les capacités de nuisances de ces hordes de conquistadores sans foi ni loi a permis dans un premier temps la reprise des villes de Besson, Nyem et de Koui, les opérations militaires y relatives ont provoqué, dans un deuxième temps, l’éparpillement et la dissémination des éléments de 3R, avec armes de guerre de petit et gros calibre et tous leurs moyens logistiques dans toute cette partie de la République centrafricaine.

Désormais, constitués en petits groupes armés, mobiles, ayant une maîtrise et une connaissance parfaite d’une région montagneuse et difficile d’accès, et pouvant facilement se dissimuler au sein de la population, ceux – ci ont opté pour la guérilla et ont réussi à opposer farouchement à leurs traqueurs les méthodes et techniques d’une guerre asymétrique. De nuit et de jour, ils peuvent  tout aisément à leur tour sans aucune gêne mener des incursions dans les villages et les communes pour s’approvisionner en nourriture et autres biens de subsistance afin de tenir le plus longtemps possible dans cette guerre d’usure.  Ils ont même eu l’audace, par la qualité sophistiquée de leurs armements acquis grâce aux activités d’exploitations minières et de trafics de bétails et au moyens d’importantes aides financières dont ils sont bénéficiaires de la part de Touadéra, de tendre des embuscades aux forces armées centrafricaines et aux soldats onusiens avec de très lourdes conséquences matérielles, en vies humaines et en blessés.

 

               Les 50 villageois froidement assassinés par les éléments de 3R en mai 2019 – Photos HRW-

Tout naturellement, la Minusca et les forces armées centrafricaines ne pouvant plus faire face à la puissance de leurs feux, notamment des mines antipersonnel et des armes anti – aériennes, ce sont les femmes, les hommes, les enfants, les personnes, les autorités politiques et administratives et les notables qui paient les tributs les plus lourds aux impacts dramatiques de cette opération dénommée « Ala londo », faute d’avoir assuré les services après – vente, c’est – à – dire l’occupation du terrain abandonné par l’ennemi, la protection des biens et des personnes, l’implication des autorités locales dans la quête et le traitement des informations et les mesures d’anticipation par la présence effective des forces préventives et dissuasives sur le terrain. Ce qui dénote indubitablement d’un véritable couac stratégique et tactique de la part du haut commandement politique et militaire de la Minusca, d’une part, et d’un échec total des forces armées centrafricaines dans une mission de sécurisation et de protection des populations civiles, d’autre part. Mais tout de même, une approche délibérément voulue et minutieusement pensée et mise en œuvre pour créer et entretenir  le chaos aux fins de faire perdurer ad aeternam vitam la crise dans ce pays.

Du coup, fort de cet avantage certain sur leurs adversaires, pourtant mieux armés militairement, logistiquement et financièrement qu’eux, à la veille des élections du décembre 2020, Abbas Siddiki et ses hommes ont trouvé très alléchante l’opportunité qui leur est offerte pour revenir à la table des négociations et peser dans le processus électoral. Alors pour faire chanter la Minusca et le gouvernement, ils ont décidé de bloquer les opérations d’enrôlement sur les listes électorales, en proférant des menaces à l’endroit des maires et des sous – préfets, en s’en prenant directement aux FDSI et  aux agents – recenseurs et en interdisant tout simplement leur présence dans toutes les zones sous leur contrôle, s’ils ne sont pas tout simplement  pris en otage et libérés contre paiement d’une rançon. Une stratégie qui a fini par payer, puisque finalement la Minusca, des facilitateurs et garants de l’Accord de Paix de Khartoum,  des ambassadeurs,  des représentants de l’ANE et des membres du gouvernement assisté d’une équipe de trois (3) parlementaires  de l’Ouham – Pendé dans laquelle nous avons noté la présence du président du MLPC Martin Ziguélé, ont jugé judicieux d’effectuer une « mission de paix » à Koui le dimanche 4 octobre 2020 pour rencontrer le patron de 3R Abbas Siddiki et discuter avec lui. In fine, ils seraient parvenus à arracher son accord pour la libération de deux des trois (3) otages militaires, certainement contre le versement d’une très forte rançon, comme il en est de coutume,  et la reprise du processus d’enrôlement à Ngaoundaye, Bocaranga et Autres.

Qu’est – ce que l’opinion nationale et le peuple centrafricain  peuvent retenir donc de ce qui vient de se passer ? A quoi a concrètement servi l’opération « Ala londo » ? Quelles retombées politiques, militaires et stratégiques la Minusca et le gouvernement centrafricain ont – ils engrangées de cette mission qui a dû coûter cher en termes de moyens humains, matériels, logistiques et financiers ? Quel sort réservé aux centaines de personnes déplacées, dépouillées de leurs biens ou tout simplement froidement abattues ? Que dire aussi des soldats lâchement tués et blessés, suite à des embuscades qui leur ont été tendues ? Et comment comprendre que le président du MLPC Martin Ziguélé qui a toujours appelé à des mesures radicales contre Abbas Siidiki et ses hommes puissent – ils accepter de faire partie de cette mission et de s’asseoir à la même table que cet égorgeur de tout un peuple ?

La réponse à toutes ces questions sont simples : le peuple centrafricain est victime d’un grand complot et le chaos sécuritaire dans ces préfectures  est bel et bien l’œuvre de la Minusca et du gouvernement sur instructions d’un certain Touadéra qui ne veut pas de l’électorat de cette partie de la République et travaille activement à exclure du processus tous ses  ressortissants. En s’associant à cette entreprise, tous les députés de l’Ouham – Pendé  ont joué avec le feu et risquent d’en payer le prix plus tard, car ils se sont rendus complices de la mascarade de Touadéra et de certains diplomates africains qui ont fait de la crise centrafricaine une source de revenus et du sang des centrafricains un véritable business.

La rédaction

 

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