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Discours du candidat de « BéAfrika Ti E Kwé » Mahamat Kamoun à la présidentielle de 2020

DISCOURS DU PRESIDENT A L‘ OCCASION DU 1ER CONGRES ORDINAIRE DU PARTI BEAFRIKA- TI- É KWÈ

  • Monsieur le Très Grand Ouvrier S.E. François BOZIZE, Président Fondateur du KNK ;
  • Monsieur le Représentant du Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation ;
  • Messieurs les Représentants des Institutions Républicaines ;
  • Messieurs les Chefs des Missions Diplomatiques ;
  • Messieurs les leaders et Représentants des Partis Politiques ;
  • Distingués invités en vos rangs et grades, tout protocole observé ;
  • Chers congressistes,
  • Militants et militantes du BTK ;
  • Mesdames et Messieurs ;

C’est avec une grande et vive émotion que je salue l’honneur que vous nous faites par votre présence au premier Congrès ordinaire de notre parti « BÊAFRIKA TI É KWÈ », autrement dit le « CENTRAFRIQUE POUR NOUS TOUS ».

C’est la République Centrafricaine dans sa diversité ici représentée que Nous avons le plaisir de remercier pour avoir répondu à notre invitation.

Votre présence à cette manifestation politique est la preuve irréfutable, que la question de l’union de toutes les bonnes volontés et de toutes les énergies pour construire l’avenir de notre pays et promouvoir la démocratie ne se pose même plus.

Il n’est donc plus nécessaire, de rappeler que la paix que nous voulons tous pour notre pays, doit reposer sur une démocratie enracinée. Puissent tous les Centrafricains œuvrer ensemble fraternellement et solidairement pour réaliser cet idéal pacifique, idéal incarné par notre héros national Barthélémy BOGANDA, le père de l’indépendance.

Depuis sa création il y a un peu plus d’un an et malgré le contexte sécuritaire difficile, le parti BÊAFRIKA TI E KWE (BTK) s’est s’employé à diffuser sa vision et ses idéaux à travers le territoire national voire à l’extérieur du pays. C’est ici l’occasion de reconnaître et de se féliciter de l’assise nationale que notre parti BTK s’est forgée en si peu de temps et ce, grâce à votre engagement citoyen, votre détermination et votre militantisme chers congressistes.

C’est une fierté de dire tout haut et fort que notre jeune parti BÊAFRIKA TI É KWÈ est désormais cité parmi les formations politiques sérieuses et crédibles du pays sur qui on peut compter.

Comme indiqué dans notre discours inaugural du 06 juin 2019 notre ambition n’est autre que de conquérir et d’exercer le pouvoir dans l’intérêt supérieur de la nation et de chaque citoyen.

Nous inscrivant dans le pacte républicain, il nous plaît de vous assurer que le parti BTK est désireux de marcher généreusement dans la voie de la reconstruction du pays dans la fraternité, la cohésion sociale, la coexistence pacifique, mettant l’accent sur la coopération bilatérale et multilatérale avec des partenaires crédibles et sérieux  et pour défendre en tout lieu et en tout temps le Centrafrique, ses intérêts et ses habitants.

C’est dans cette logique que notre parti BÊAFRIKA TI É KWÈ organise ce 1er congrès ordinaire dont les travaux ont commencé hier et qui s’achèvent aujourd’hui, pour pouvoir non seulement investir son candidat à la prochaine élection présidentielle mais aussi désigner ceux ou celles qui défendront nos couleurs aux législatives.

  • Distingués invités en vos rangs et grades, tout protocole observé ;
  • Chers congressistes,
  • Militants et militantes du BTK ;
  • Mesdames et Messieurs ;

Les élections générales s’approchent, peut être elles seront pour très bientôt ! Et le peuple centrafricain retient son souffle. Il nous parait nécessaire d’évaluer au plus près et en temps réel l’évolution de la situation de notre cher et beau pays, la République centrafricaine, qui est aujourd’hui embourbé dans la tourmente des groupes armés divers et variés, aux enjeux, intérêts et objectifs complexes et interdépendants.

Le constat est que la crise sécuritaire et humanitaire actuelle s’inscrit dans les conséquences de la faillite de l’Etat. En témoignent les pillages, les rançonnages, et autres braquages des populations, non seulement par des groupes armés ; mais surtout – et c’est le pire – par le pouvoir qui érige la corruption, les détournements des fonds publics et le bradage des biens de l’Etat comme mode de gouvernance.

Au-delà du manque de vision et stratégie, l’échec du gouvernement à rétablir  durablement la sécurité s’explique par les difficultés que pose le désarmement des différents groupes armés et la difficile équation de recomposition des forces de défense et de sécurité intérieure (FACA, Gendarmerie et Police). A cela s’ajoute la paralysie de l’appareil judiciaire et l’impunité qui en résulte, conduisant à une croissance exponentielle de la criminalité, qu’elle se revendique politique ou non.

Concernant les préparatifs des élections à venir, jamais notre pays qui a une longue tradition électorale pour avoir organisé tant des scrutins de son histoire, n’a connu un tel processus électoral aussi chaotique. Je ne reviendrai pas sur ce que mes collègues leaders des partis politiques ont relevé dans leurs déclarations, mais il est à craindre que l’obstination de l’ANE et du Président TOUADERA à aller coûte que coûte aux urnes le 27 décembre 2020, nonobstant les manquements observés ne débouche sur une crise post-électorale que personne n’en veut.

  • Distingués invités en vos rangs et grades, tout protocole observé ;
  • Chers congressistes ;
  • Militants et militantes du BTK ;
  • Mesdames et Messieurs ;

M’adressant plus particulièrement aux congressistes, je note que, d’hier à aujourd’hui, vous avez su aborder les grandes questions qui touchent aux fondements et à l’équilibre de notre prestigieux parti BÊAFRIKA TI É KWÈ, à savoir : adopter les modalités de préparation et d’organisation de la convention d’investiture de nos candidats aux prochaines élections présidentielles et législatives, conformément à notre idéal démocratique.

 

Je note aussi que, vos travaux se sont déroulés dans la discipline, la courtoisie et avec beaucoup d’engagement qui vous caractérisent. Preuve de la maturité politique de notre parti.

 

Par ailleurs, j’ai suivi avec beaucoup d’attention l’appel solennel venant successivement du Président du Bureau National de la jeunesse, de la Présidente du Bureau National des Femmes et de tous les militants et sympathisants du BÊAFRIKA TI É KWÈ. Je suis également sensible au cri du cœur et de détresse émanant de toutes les populations centrafricaines, notamment la majorité silencieuse qui souffre et qui ne demande qu’une seule chose :Un changement.

Le changement dans l’espoir de retrouver la sécurité et la paix, l’espoir qu’un jour nos compatriotes pourront aller travailler aux champs sans être inquiétés, l’espoir pour les fonctionnaires et les travailleurs de toucher un salaire décent, et enfin l’espoir pour cette jeunesse désabusée et abandonnée à elle-même de disposer d’une bonne éducation, de la formation et de l’emploi.

Je reçois cet appel comme une mission de salut public découlant d’une attente forte de la base. Je mesure cette grande responsabilité à laquelle je ne peux me dérober, donc je m’incline respectueusement devant votre choix.

  • Distingués invités en vos rangs et grades, tout protocole observé;
  • Chers congressistes ;
  • Militants et militantes du BTK ;
  • Mesdames et Messieurs ;

Permettez-moi de souligner que les défis auxquels fait face notre pays sont divers et immenses. Aujourd’hui beaucoup des centrafricains sont convaincus que notre  pays est sortie du chemin de progrès, que le pire s’installe, ou même s’est installé durablement.

D’autres interrogent sur les mêmes politiques, les mêmes pratiques  et les mêmes acteurs depuis toujours !  Le doute s’est installé, car depuis plusieurs décennies, nous n’avons pas réussi à combattre le sous-développement économique et social, à enrayer  la pauvreté,  à construire les infrastructures de base nécessaires, à régler le problème de chômage endémique notamment des jeunes, à surmonter les clivages ethniques et intercommunautaires, à bâtir un Etat de droit et enfin un pays fort.

Dans le même temps, nous sommes rentrés dans l’ère de la  mondialisation, de la démocratie, du numérique, des conflits géopolitiques, et du terrorisme.

Pourtant, notre pays dispose des forces pour avancer, les ressorts nécessaires pour réussir ne manquent pas ! Les moteurs de progrès existent bel et bien.

  • Distingués invités en vos rangs et grades, tout protocole observé ;
  • Chers congressistes ;
  • Militants et militantes du BTK ;
  • Mesdames et Messieurs ;

Les élections en vue offrent à chacun d’entre nous une opportunité : celle de refuser le statu quo pour choisir d’avancer, de voir une République Centrafricaine qui à peur et honte d’elle-même et qui ne garde que ses souvenirs,  une République Centrafricaine outrancière qui insulte et qui exclut. A contrario, ces élections seront pour nous– « le Peuple » – l’occasion d’opter pour l’avènement d’un Centrafrique libre et fière de sa culture et sa diversité  qui libère ses énergies créatrices pour construire un pays de paix et de progrès; un pays où règnent la justice, l’équité et l’égalité de chance pour tous.

Avec la ferme conviction que c’est avant tout « aux centrafricains  de trouver la solution aux problèmes qui menacent notre existence et celle de notre pays », seule l’union dans l’action nous permettra de réaliser un tel idéal.  C’est à cet effet que BÊAFRIKA TI É KWÈ a décidé de rejoindre la Coalition de l’Opposition Démocratique – COD-2020.

Il s’agit d’une dynamique de mobilisation pour faire face aux enjeux et défis actuels que nous impose le contexte politique nationale. Le COD 2020 est une convergence de combat politique pour porter en commun et très haut le changement politique que nous souhaitons tous ; un rassemblement qui dépasse les considérations partisanes et une conjonction des ressentiments pour « gouverner autrement ».

Ainsi, il me revient de souligner avec insistance la nécessité d’entretenir des relations de collaboration de coopération saines et sans failles avec tous les partis adhérents-membres de la COD-2020 et avec tous les partis politiques d’opposition, car de notre cohésion dépendent le changement et, de ce fait, la victoire de la démocratie.

  • Distingués invités en vos rangs et grades, tout protocole observé ;
  • Chers congressistes ;
  • Militants et militantes du BTK ;
  • Mesdames et Messieurs ;

Maintenant investi candidat à la candidature à la magistrature suprême, j’ai besoin de vous ! et je sais compter sur vous !  Comme disait le Président Mobutu «le Président fondateur n’est pas un magicien. Seul, il ne peut rien, mais avec l’appui de son peuple il peut tout ».

Merci ! Merci à tous ceux qui nous ont témoigné leur amitié en rehaussant de leur présence ce Congrès. Tout en souhaitant bon retour à tous les congressistes et je déclare clos les travaux de ce 1er Congrès Ordinaire du Parti BÊAFRIKA TI É KWÈ.

Vive  BÊAFRIKA TI É KWÈ

Vive la COD-  2020

Pour que Vive la RCA

Je vous remercie.

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