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Centrafrique : la place de DJOTODIA et de ses acolytes se trouve à la Cour Pénale Internationale, selon le MKMKS de Jean – Serge Bokassa

Communiqué #MKMKS :
L’accueil en grande pompe réservé à M. Djotodia suscite des polémiques. C’est pour clarifier la position du MKMKS que son coordonnateur général Jean Serge Bokassa publie un communiqué de presse.
COMMUNIQUE DE PRESSE
Quelle indignation pour le peuple centrafricain en général et pour les victimes de la barbarie des groupes armés « SELEKA » en particulier !
Ces derniers jours, le peuple centrafricain assiste, médusé, avec tristesse et colère contenue, au retour de l’ancien putschiste et chef de la nébuleuse rébellion dénommée SELEKA, Michel DJOTODIA, l’homme qui a causé de milliers de morts et continue de semer la désolation dans nos villes et villages ; retour honteusement triomphal célébré avec les honneurs de la République.
Michel DJOTODIA est moralement, politiquement et pénalement responsable des crimes odieux commis par ses groupes armés. Rien ne saurait justifier la mobilisation des honneurs de la République, quelles qu’en soient ses fins, même si certains auront l’outrecuidance de justifier cette ignominie par une chimère tentative de recherche de la paix. Si la paix n’a pas de prix, comme le psalmodient certains affidés, les victimes, elles, attendent toujours qu’une véritable justice leur soit rendue au nom de la morale républicaine et des droits universels.
Pourquoi cette omerta générale observée sur cette violation gravissime des droits des victimes et ce qui s’apparente à une humiliation à grande échelle de la Nation ? Pour mémoire,
La coalition SELEKA, appuyée lourdement par des mercenaires étrangers, est arrivée au pouvoir en Centrafrique le 24 mars 2013, suite à une des plus sanglantes rébellions armées jamais connues en République centrafricaine. Cette conquête du pouvoir qui a démarré dans les provinces en 2012, a semé sur son passage un déluge humanitaire marqué par des assassinats de masse, des destructions d’habitations voire des villages entiers, des pillages, des viols, des destructions de documents, des bâtiments administratifs, des enrôlements d’enfants, etc.
La République centrafricaine a subi les affres de ces tortionnaires dirigés par Michel DJOTODIA ; Un service de torture officiel avait été créé : la « CEDAD », où des compatriotes ont été mis à mort sans aucune forme de procès, sous l’indifférence et l’évidente complicité du pouvoir SELEKA, lequel dirigé à l’époque par le N°2 de ce pouvoir criminel, en l’occurrence Adam NOURREDINE.
Face à ces massacres à ciel ouvert par ce pouvoir sanguinaire et surtout face, tant à son impuissance qu’à sa passivité à protéger la population civile, une milice, pour le moins populaire, dénommée ANTI-BALAKA, s’est constituée pour défendre la Nation. Mais il faut reconnaître que celle-ci n’a pas échappé à la manipulation d’hommes politiques de tous bords pour des intérêts catégoriels et égoïstes, dévoyant ces-derniers de leur objectif premier qui était de répondre, par les moyens qu’ils avaient à leur portée, à la barbarie à laquelle se livrait la coalition SELEKA.
Aujourd’hui, on en oublie qu’ils étaient sous ce rapport la conséquence, et non la cause car sans SELEKA, nous n’aurions peut-être jamais entendu parler d’ANTI-BALAKA.
C’est suite à ce macabre bilan, que DJOTODIA a été forcé à la démission, dans les conditions incongrues que nous connaissons, mais dont les en-dessous demeurent encore à ce jour opaques.
Le peuple centrafricain continue de subir les conséquences de cette mésaventure guerrière et meurtrière de ces groupes armés criminels qui se sont reconstitués sous plusieurs dénominations et disséminées sur tout le territoire où ils règnent et jouissent malgré tout de l’impunité consacrée par le fameux Accord de Khartoum de février 2019, ce qu’ils violent à outrance à leur guise et au mépris des douleurs du peuple.
Nous assistons impuissants à la liquidation symbolique de notre pays par certaines personnes qui ont choisi de défendre ces criminels au détriment du droit et de la vie d’un peuple.
C’est dans ce contexte, doit-on le rappeler, qu’est né le Mouvement Kodro Ti Mo Kozo Si, en sigle MKMKS, sous l’impulsion de son coordonnateur général, Jean-Serge BOKASSA, fervent défendeur des valeurs humanistes et de la dignité du peuple centrafricain, lequel n’a eu de cesse de dénoncer cette humiliation imposée à la Nation.
La place de DJOTODIA et de ses acolytes se trouve à la Cour Pénale Internationale, et non avec les honneurs dans les arcades de la République, où il s’érige en promoteur de la paix au mépris de ses multiples victimes. C’est la consécration du vice sur la vertu. Un homme dont les mains sont couvertes du sang de nos compatriotes, ne peut se prévaloir d’exercer une mission de paix, sans rendre au préalable des comptes à la justice de son pays, voire à la justice internationale.
Nous nous interrogeons donc légitimement aujourd’hui, sur le modèle de réconciliation dans lequel on essaie d’enfermer le peuple centrafricain. Et quelle est la place des victimes dans toute cette cacophonie, à savoir le triptyque : Justice-Réconciliation-Paix. De quelle justice parle-t-on ? D’une justice à géométrie variable qui se fait à la tête du client où celle basée sur la loi du plus fort ?
Aussi, à quoi sert cette institution républicaine créée par notre constitution qu’est la Médiature ?
Le « MKMKS », par ce communiqué s’insurge contre ce modèle dit-de réconciliation car il apparait immoral et sert la cause des uns, les forts, au détriment du Peuple, considéré comme faible car privé de tous ses moyens de défense. Nous en appelons à l’éveil d’une conscience patriotique portée par des valeurs de justice équitable et d’unité nationale.
Restons mobilisés.
Que Dieu bénisse notre nation.
Fait à Bangui, le 16 septembre 2020
Le Coordonnateur Général
Jean-Serge BOKASSA

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