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Centrafrique : quand Mankeur Ndiaye de l’Onu fait des injonctions au chef de file de l’opposition démocratique Anicet Georges Dologuélé et président de la COD – 2020

Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU, le sénégalais Mankeur Ndiaye et tout – puissant patron de la Minusca qui passe de belles et jouissantes vacances en ce moment au Sénégal, a été pris en flagrant délit de « formelles injonctions » et de « menaces verbales » proférées à l’endroit du chef de file de l’opposition démocratique et président de la plateforme politique dénommée « La COD – 2020 » Anicet Georges Dologuélé, lui aussi actuellement en France. L’ayant eu au bout de fil, dans la soirée du mercredi 16 septembre 2020, ce dernier n’est pas passé par quatre chemins pour lui intimer l’ordre de demander aux partis politiques membres de la COD – 2020 d’apporter tous leurs indéfectibles soutiens au processus électoral en cours afin que les élections puissent se tenir, conformément aux délais légaux et constitutionnels, comme l’a toujours voulu la communauté internationale, à savoir le premier tour le 27 décembre 2020 et l’investiture du président élu le 30 mars 2021.

En réponse, le président Dologuélé lui a d’abord marqué de vives voix sa surprise et son incompréhension, au regard des nobles fonctions de diplomate onusien qu’il occupe dans notre pays. Ensuite, l’ancien ministre et l’ancien premier ministre du président Patassé, fort de ses expériences tant politiques qu’administratives, lui a indiqué que l’opposition démocratique ne peut pas être tenue responsable de la double incompétence du président Touadéra et de l’ANE, d’une part, et que les centrafricains ne devaient pas être pénalisés par des opérations de bâclage des différentes étapes restantes du processus électoral, telles que conçues par l’ANE, d’autre part. Piqué au vif, le sénégalais a rétorqué pour l’informer que le G5  serait opposé à tout changement de gouvernement, surtout s’il était dirigé par une personnalité non choisie par le Gangster de Bangui. Et Dologuélé de lui répondre sans ambages que ce serait de leur part à la fois un parti pris et une manière d’exclure toute logique de concertation, pourtant chaudement recommandée par la cour constitutionnelle en cas de glissement. Reprenant la parole, le sénégalais a fortement affirmé à son interlocuteur  que pour lui un gouvernement dirigé par quelqu’un qui n’est pas de la majorité présidentielle équivaudrait à une transition, ce que ne souhaite pas la Communauté internationale. En conclusion,  le chef de file de l’opposition démocratique lui a martelé que les choses devront se passer dans le sens décidé par les centrafricains, à travers la concertation des forces vives de la Nation, seule voie acceptable dans le contexte d’aujourd’hui.

Après en avoir fini avec « ce petit fonctionnaire international » qui a fait du sang des centrafricains et de la perpétuation de la crise dans notre pays ses sources de revenus, en faisant parvenir régulièrement des faux rapports d’activités  à New – York, le président Anicet Georges Dologuélé, devant la gravité des propos et le comportement irresponsable et trop partial  d’un si haut diplomate, pourtant légalement et institutionnellement assujetti à la stricte observation de l’obligation de réserve et de neutralité dans l’exercice de ses fonctions, a immédiatement tenu informés tous les leaders des partis politiques siégeant au sein de la COD-2020.

Comme, il fallait s’y attendre, leur réaction a été immédiate et sans équivoque. Dans leur Déclaration publiée ce jeudi 17 septembre 2020, ceux – ci ne sont pas allés avec le dos de la cuillère pour accuser la communauté internationale, notamment le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU Mankeur Ndiaye qui est hors de la République centrafricaine et ignore tout ce qui s’y passe, parce que loin de connaître le déroulé exact des événements, et le G5, de soutenir le Gangster de Bangui dans ses manoeuvres de modification, par la convocation des députés en session extraordinaire le vendredi 18 septembre 2020, du code électoral, en ce qui concerne les délais légaux de la convocation du corps électoral ainsi que le refus du vote des réfugiés, privant du coup plus de 300.000 centrafricains de leurs droits civiques et constitutionnels.

Dès la parution de cette déclaration, tel un serpent mis à découvert et à la merci des jets de cailloux devant s’abattre sur lui, Mankeur Ndiaye a aussitôt réagi en ces termes :  » La communauté internationale rejette fermement cette accusation inacceptable. Elle n’a aucune responsabilité dans ce qui se passe. Elle s’est mobilisée pour trouver les financements et appuyer le dialogue politique et la tenue des élections dans le respects des délais constitutionnels. Une petite gratitude quand même… ».  Comme un voleur attrapé la main dans le sac, c’est – à – dire en flagrant délit de vol, le sénégalais qui n’a jamais été à l’écoute du peuple centrafricain, qui  a soutenu et continue de soutenir l’Accord de Capitulation de Khartoum contre nos populations et les milliers des victimes des groupes armés, qui méconnait l’insécurité qui sévit sur plus de 85% du territoire national, qui  siège au sein du comité stratégique d’appui au processus électoral, mis en place par le premier ministre en violation de la constitution, qui accepte de travailler avec une ANE qui est manifestement illégale et illégitime, qui refuse de reconnaitre tous les dysfonctionnements et les graves dérapages reprochés à cette institution qui n’a jamais été constitutionnalisée , qui apporte tous ses soutiens à Touadéra et met à sa disposition pour sa pré- campagne des moyens de l’ONU, à l’exemple de cet hélicoptère qui l’a conduit à Nola tout dernièrement, et qui n’a jamais exigé la tenue d’une concertation avec toutes les forces vives de la nation autour du processus, comme il doit se faire conformément aux dispositions des accords internationaux, en particulier la Charte Africaine de la Démocratie, ne doit plus mériter le respect de notre peuple. Car, demander aux partis politiques d’aider l’ANE et Touadéra dans leur incompétence, c’est avoir du mépris vis – à – vis du peuple centrafricain ; c’est décider en lieu et sa place, sans son avis ; c’est le traiter moins qu’une crotte de poule; c’est le pousser à aller vers des lendemains des élections difficiles mais profitables encore à la Minusca et à la justification de la prorogation de son mandat.

Par conséquent, comme au Mali, nous devons exiger son départ et la participation de toutes les forces vives de la nation à une concertation nationale pour des élections dont la régularité, la sincérité, la transparence et la crédibilité ne sauraient souffrir d’aucune contestation. C’est à cette révolte que nous appelons tous les centrafricains. Et comme Soro l’a dit au lendemain du coup d’état militaire intervenu au Mali, nous lui disons ce qui suit : « Il s’agit de la révolte des peuples longtemps opprimés, qui ont soif de dignité, de liberté et veulent assumer leur destin. Les dirigeants africains devraient le comprendre et savoir que normalement, ils sont élus pour assurer le bien-être et le bonheur de leurs peuples. Lorsqu’ils manquent à leurs devoirs à l’égard de leurs peuples, ceux-ci ont le droit de leur retirer leur confiance par la voie légitime d’une insurrection populaire, ce qui est prévu dans toutes les constitutions des pays du monde, que ce soit dans notre pays, la Côte d’Ivoire, ou au Mali ou encore dans n’importe quel autre pays africain ou européen»….. »Les organisations africaines, qui sont censées être les émanations de nos peuples et par prolongation les organisations internationales, devraient garantir le bon fonctionnement des institutions et se ranger du côté des peuples pour défendre ses libertés lorsque celles-ci sont bafouées !»…..«Lorsque des manifestants ivoiriens aux mains nues sont tombés sous les machettes assassines de la milice appelée « Microbes » de M. Alassane Dramane Ouattara, qu’ont dit la Cedeao et l’Ua ?, s’interroge-t-il. Quand le régime de Monsieur Alassane Dramane Ouattara a décidé unilatéralement qu’elle ne reconnaissait plus la compétence de la CADHP dans l’affaire de Monsieur Guillaume Kigbafori Soro et ses Proches, qu’ont dit la Cedeao ou l’Onu ?»…..«Quand les manifestants maliens aux mains nues sont tombés sous les balles assassines de M. IBK, qu’ont dit la Cedeao, l’Ua et l’Onu ? Quand Monsieur Alassane Ouattara viole la constitution pour vouloir briguer un 3ième mandat illégal et inconstitutionnel, en se faisant investir à grands frais de l’État ivoirien, que disent l’Ua et l’Onu?»

Décriant tout comme Soro, en outre, le «silence» de la Cemac, de la Ceac, de l’Ua, de l’Onu, et du G5, sur le sort de notre peuple,  nous leur disons que «les peuples souverains ont le droit et leur mot à dire dans la gouvernance de leur pays et peuvent se lever si tel est leur souhait, pour dire NON à la dictature!»

M. Mankeur Ndiaye, pour avoir pris fait et cause pour le Gangster de Bangui et pour avoir appelé à une mobilisation de tous autour d’une ANE manifestement illégale et illégitime, vous n’êtes plus digne de représenter l’Onu dans notre pays. Partez !

La rédaction

 

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