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Centrafrique : 1er septembre 1981, l’armée prend le pouvoir !

 

Le général André Kolingba a dirigé d’une main de fer la République centrafricaine (R.C.A.) de 1981 à 1993.

Né le 12 août 1936 à Bangui, la capitale de l’Oubangi-Chari, en Afrique-Équatoriale française (auj. R.C.A.), André-Dieudonné Kolingba s’engage dans l’armée française avant d’intégrer les forces de la nouvelle République centrafricaine lorsque celle-ci accède à l’indépendance en 1960. Il gravit les échelons militaires et change opportunément d’allégeance : après avoir soutenu David Dacko, le premier président du pays, il prend le parti de Jean Bedel Bokassa qui chasse celui-ci en janvier 1966 et se proclame empereur dix ans plus tard. En 1979, un nouveau coup d’État militaire restitue toutefois le pouvoir à Dacko.

Le général Kolingba renverse ce dernier le 1er septembre 1981 et instaure une junte militaire dirigée par un Comité militaire de redressement national dont il prend la tête. Ayant déjoué une tentative de putsch en 1982, il crée un parti unique, le Rassemblement démocratique centrafricain. Il fait adopter une Constitution en novembre 1986 et devient président la même année. Cependant, sous la pression populaire, il doit accepter l’ouverture au multipartisme et organiser la première élection présidentielle pluraliste en 1992. Alors qu’à l’issue du scrutin il ne parvient pas à être confirmé au pouvoir, il fait annuler les résultats, sous prétexte d’irrégularités. Toutefois, il perd de nouveau l’élection face à Ange-Félix Patassé en août 1993.

Contraint de quitter ses fonctions le 22 octobre 1993, il défie à nouveau Patassé lors du scrutin de 1999, mais il se retire avant le second tour afin de préserver le calme dans le pays. Dans la nuit du 27 au 28 mai 2001, il organise un coup d’État qui échoue et est suivi de représailles terribles contre l’ethnie yakoma à laquelle il appartient. Kolingba s’enfuit alors en Ouganda. Le 26 août 2002, il est condamné à mort par contumace pour son rôle dans la tentative de putsch. Il bénéficie d’une amnistie et est autorisé à revenir en R.C.A. pour participer au dialogue national mis en œuvre par le général François Bozizé qui s’est emparé du pouvoir le 15 mars 2003. André Kolingba, qui était à nouveau candidat à la présidentielle de 2005, remportée par Bozizé, meurt à Paris le 7 février 2010.

—  Universalis

In Memory !
7 février 2010 à Paris le Général d’Armée André KOLINGBA tirait sa révérence
Né le 12 août 1936 a Bangui où il Effectué ses études primaires et secondaires, il rejoint très tôt pour l’École Militaire Préparatoire des Enfants de Troupe de Brazzaville. Puis il est incorporé dans les forces françaises le 12 octobre 1954. Après deux ans de formation théorique et pratique, il part pour l’École d’Application des Transmissions de Montargis en France.
1965: Il est nommé Officier des Transmissions de l’Armée Française à Brazzaville. L’officier André Kolingba demandera plus tard son reversement dans les rangs des Forces armées centrafricaines dont il a contribué à mettre en place les structures de premières.
1966: Il Prend le commandement du 1er Bataillon des Transmissions des Forces armées centrafricaines (BTFAC). Il restera 9 ans à ce poste cumulant lune formation des jeunes sous-officiers des transmissions en tant que professeur et directeur de cette institution. Il dispense alors des cours de mathématiques, électricité générale et de la technique de la radioélectricité.
1975: Au sortir d’une de ses nombreuses assignations à résidence, d’intimidations, d’arrestations arbitraires sous le règne de Jean Bedel Bokassa, Ce dernier finit par l’envoyer au Canada en qualité d’ambassadeur à Ottawa.
1979: Il est nommé toujours comme ambassadeur à Bonn en Allemagne Fédérale.
Après la chute de Bokassa, par Encourager fortement l’ex-Premier ministre Bernard Christian Ayandho, Le Général André Kolingba regagne le pays où il est alors nommé Chef d’Etat Major puis promu Général d’Armée le 24 juillet 1981.
1er septembre 1981: Face à l’état de ruine de l’économie du pays engendré par la gestion dictatoriale de Bokassa et le coup de force de D. Dacko entre les 20 et 21 septembre 1979, les officiers des FACA, à plusieurs reprises, se sont rapprochés du Général d’Armée André Kolingba, à l’époque Chef d’Etat Major, pour lui demander d’agir, à chaque fois, il avait repoussé l’offre de ses compagnons. Mais, devant la souffrance croissante du peuple, l’insécurité, le trouble à l’ordre public, la menace à la démocratie, le Général Kolingba surprendra alors tous les officiers et opèrera le 1er septembre 1981 un coup d’Etat, sans effusion de sang, ni trouble à l’ordre public et ni suspension des activités socio-économiques. Tout de suite, pour marquer sa volonté de ne pas faire la chasse aux sorcières, il gardera à son poste, le Colonel Mansion Jean Claude, ancien patron de la garde présidentielle du Président David Dacko.
Il met en place un gouvernement dénommé Comité Militaire de Redressement National (CMRN)
1991 il favorise l’éclosion d’une multitude de groupements ou partis politiques à l’instar des autres pays d’Afrique qui ont choisi cette voie.
1993 : Il donne une leçon de démocratie en respectant la volonté du peuple lorsqu’il a perdu les élections présidentielles.
Une Page d’Histoire Centrafricaine
Lu Pour Vous
La rédaction

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