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LE MNVDP REAGIT AU SUJET DE L’ARRETE INTERMINISTERIEL AUGMENTANT LE PRIX DE LA CARTE NATIONALE D’IDENTITE

                                                                 

                                                             COMMUNIQUE DU MNVDP

Le Mouvement National pour la vigilance et la Défense de la Patrie, organisation de la société civile et observatoire de la vie publique en Centrafrique, constate avec désarroi que le climat politique et sécuritaire ne cesse de se détériorer à l’approche des élections à venir.

Depuis un certain temps l’atmosphère politique en Centrafrique devient de plus en plus délétère suite à certaines décisions prises par le gouvernement centrafricain. En témoigne la question du prix de la carte nationale d’identité qui est bizarrement revu à la hausse et qui fait débat au sein de la population centrafricaine.

Le MNVDP voudrait attirer l’attention du gouvernement sur la question de la délivrance de la carte nationale d’identité dont le prix continue de couler beaucoup d’encre. Le peuple a beaucoup souffert. Dans un pays, chacun doit respecter la loi, car nul n’est au-dessus de la loi.  Cette loi a été votée et promulguée depuis janvier 2020 par le Président de la République et est applicable depuis.

L’Assemblée nationale a adopté la loi fixant le prix de la carte nationale d’identité à 4500 Fcfa. Force est de constater que dans les faits, les centrafricains payent plus que ce qui est prévu par la Loi. A l’origine, un arrêté ministériel qui fixe la grille tarifaire contrairement à ce que les députés ont voté.

Cet arrêté illégal augmente le prix de la carte nationale d’identité à 6000 frs. Et cerise sur le gâteau, lorsque les citoyens centrafricains se présentent au niveau du service de la délivrance des cartes d’identité, une taxe 750 serait rajoutée par les agents de la Brigade criminelle en charge de l’enregistrement des dossiers que dénoncent certains Centrafricains, qui représenterait des « frais de photocopies ».

Malgré la promesse du ministre des finances devant le parlement annonçant son annulation, force est de constater que cet arrêté illégal n’a jamais été annulé et l’on continue à mettre la pression sur les compatriotes centrafricains qui sont meurtris aujourd’hui, qui vivent dans la pauvreté totale, qui n’ont pas de moyen et on les oblige à donner ce montant d’argent avant de se voir délivrer la carte d’identité.

Le MNVDP s’insurge contre cette pratique qui risque de susciter une grogne au sein de la population centrafricaine. Déjà, certains observateurs de la vie politique centrafricaine n’ont pas vu d’un bon œil, le fait que le gouvernement a remis le marché de la fabrique de la carte nationale d’identité à une société libanaise dénommée Al-madina.

Pour les citoyens centrafricains, la question de la délivrance de la carte nationale d’identité relève de la souveraineté du pays et de la compétence de la police centrafricaine. L’octroi à Al-madina du marché de confection et la délivrance des cartes d’identité nationale, des cartes de séjour et des passeports ainsi que l’augmentation sensible de leur prix constituent une erreur monumentale de la part du gouvernement et surtout, à une société dont le patron se targue d’avoir toutes les autorités dirigeantes dans sa poche.

Le MNVDP demande aux députés de prendre toutes leurs responsabilités pour attaquer cet arrêté interministériel qui va à l’encontre de la loi fixant les prix des documents administratifs et qui était promulguée par le Président de la République.

Enfin, le MNVDP appelle le Président de la République, Chef de l’Etat, le Professeur Faustin-Archange Touadera qui est le garant de la Constitution de faire un arbitrage au sujet de cet arrêté controversé afin d’éviter toute récupération politique à quelques mois des élections à venir.

Affaire à suivre

Le Coordonnateur du MNVDP

 

      Hassane DONDAYE

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