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Centrafrique: Al Madina, la société qui pose question à Bangui

Vue générale d'un quartier de Bangui (image d'illlustration).
Vue générale d’un quartier de Bangui (image d’illlustration). REUTERS/Siegfried Modola
Texte par :RFISuivre
4 mn

L’entreprise est en charge de l’impression de l’ensemble des documents sécurisés : cartes de séjours, permis de conduire et désormais carte d’identité. Leur coût fait débat mais pas seulement. Le choix de cette société enregistrée à Oman et dirigée par Aziz Nassour interroge.

Aziz Nassour est un Libanais, issu d’une famille réputée proche du Hezbollah. Il s’est fait connaître dans les années 2000 en RDC. Il est alors inscrit sur les listes de sanctions des Nations unies pour trafic de diamants et soutient au régime de Charles Taylor au Liberia.

Les rapports onusiens soulignent aussi les liens possibles entre Nassour et Al-Qaïda. Une enquête belge avait été ouverte à ce sujet mais faute de preuves « les procureurs n’ont toutefois engagé aucune action au titre d’activités liées au terrorisme ».

Les députés ont interpellé à plusieurs reprise le gouvernement sur le choix de l’entreprise. « Nous devons confier nos données à une structure fiable, cela relève de la souveraineté de la République centrafricaine », s’est inquiété par exemple le député en charge de la commission Défense à l’Assemblée nationale.

En pleine année électorale certains observateurs s’inquiètent de voir cette société en charge de l’impression de documents aussi sensibles que les cartes d’identité.

Le ministre de l’Intérieur, Henri Wanzet-Linguissara affirme ne pas être au courant du passé d’Aziz Nassour. Il assure que la société a été choisie pour son « expertise » dans le domaine des documents sécurisés. Et c’est bien parce que le gouvernement est conscient des problèmes sécuritaires posés par les nombreux faux papier en circulation qu’il a décidé de prendre des dispositions, assure le ministre.

« Vous me l’apprenez maintenant. Nous savons que c’est cette société-là qui aujourd’hui travaille avec le ministère des Transports: les cartes grises, les permis de transports et autres des Centrafricains. C’est eux aussi qui s’occupent des séjours des étrangers. Jusqu’à présent nous n’avons pas de difficultés particulières ».

Source : RFI

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