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Centrafrique : Quelle belle claque sur la joue du Gangster de Bangui !

N’en déplaise à tous les thuriféraires du régime, aux saprophytes de tout acabit et autres courtisans inconditionnels de l’organisation criminelle au pouvoir à Bangui depuis le 30 mars 2016, dans les grosses et larges oreilles desquelles nos articles ont toujours sonné très mal, l’implosion du parti – Etat dénommé Mouvement Cœurs Unis en abrégé MCU tant annoncée mais pourtant tant rejetée, vient de se produire le mercredi 5 août 2020, au palais de la Renaissance en la présence du président Touadéra.

Ce jour – là, lors d’une rencontre avec tous les députés de la majorité parlementaire présidentielle, toutes tendances confondues, qu’il a pris soin de convoquer personnellement au téléphone, suite à l’échec du ministre débauché de l’UNDP Augustin Yangana – Yahoté dans la mission à lui confiée de faire revenir au MCU ses anciens amis de l’UNDP désormais membres à part entière du groupe parlementaire KNK, seulement dix – huit (18) élus de la nation ont répondu présents à son invitation ; dix – huit députés qui ont déclaré de vives voix devant témoins lui rester fidèles, lui ont renouvelé toute leur indéfectible confiance et lui ont réitéré leur appartenance à son organisation criminelle.

Seulement dix – huit députés ? Quelle belle claque sur la joue du Gangster de Bangui ! Aussi invraisemblable et surprenant que cela puisse paraître pour les néophytes en la matière, l’analyse de ce chiffre qui représente à peine un peu moins de 10% de 140 des élus siégeant à la représentation nationale – ce qui est très loin de refléter le nombre auquel nous sommes habitués depuis la destitution du président Abdoul Karim Méckassoua, et qui est accusé par le député de Bimbo 2, membre très influent du MCU et  de surcroît, 1er vice – président de l’assemblée nationale Jean – Symphorien Mapenzi d’avoir tripatouillé les votes des projets de loi, en général, et ceux des lois de finances, en particulier, et initié tout récemment le fameux projet de loi relatif à la révision de la constitution – nous seulement donne froid dans le dos, mais surtout ne peut se comprendre ou être interprété que comme la fin d’une alliance, faite essentiellement de roublardise, de cupidité et de recherche de petits et bas intérêts, entre des malhonnêtes.

Ainsi donc, comme nous l’avons annoncé un peu plus haut, officiellement le MCU qui n’est pas un parti politique au sens traditionnel du terme, c’est – à – dire un groupe de personnes possédant des idées politiques communes réunis en association, mais plutôt des hordes de mafiosi venus d’horizons divers n’ayant aucune vision politique si ce n’est un sens inouï de la prédation, n’existe plus. Il s’est totalement implosé comme un avion en plein vol, avec à son bord plusieurs passagers dont un certain Simplice Mathieu Sarandji qui, depuis son départ précipité de sa villa du PK11 suite à des menaces d’enlèvement de la part des Antibalaka, n’a plus envie de se faire voir et du coup se fait de plus en plus rare. Il en est de même pour certains zélateurs du MCU, désormais contraints au silence ou tout simplement mis à l’écart par des plus proches de Touadéra, à savoir Gouandjika, Mbata, Sébiro et Autres.

Ceci étant dit, après le départ des dix – huit députés du palais de la Renaissance, le mathématicien de Boy – Rabé a bien naturellement piqué une colère noire, tel un forcené, en réaction à ce qu’il considère comme un acte de haute trahison de la part de tous ceux qui ont refusé de répondre à son appel. Un acte qui signifiait pour lui offense à son honneur, son autorité et sa dignité de garant de la République. Un acte qui ne restera pas impuni, selon ses proches, car, disent – ils, même à la veille du coup d’état  du 23 mars 2013, tous les députés de la majorité présidentielle, y compris ceux qui avaient déjà fait retourner leur costume pour la Séléka, étaient dans la salle du cinéma à la présidence de la République, aux côtés de l’ancien président François Bozizé.

De ce qui précède, il ressort tout simplement de manière incontestable et incontestée que les rangs s’éclaircissent autour du Gangster de Bangui et qu’en l’espèce, la plupart des élus de la nation, c’est – à – dire ces hommes et ces femmes qui, achetés à coups de vieux billets de banque et par des promesses non tenues, ont défendu en contrepartie sa cause pendant plus de quatre (4) bien douloureuses années, ont finalement compris qu’il est grand temps pour eux de partir, quitte à faire amende honorable à leurs électeurs  et à revenir dans leur parti politique d’origine sous la bannière duquel ils ont été élus. Est – ce pour cette raison à laquelle s’ajouteraient de fortes pesanteurs d’ordre exogène que l’homme serait sur le point de convoquer toutes les forces vives de la nation à une concertation nationale, dans les tout prochains jours, même si dans ses sorties médiatiques il continue de donner l’impression d’être toujours aux commandes, en refusant par exemple de promulguer la loi organique fixant composition, organisation et fonctionnement de l’ANE ?

Mais, en attendant, quelle si belle et inoubliable claque sur la joue du roublard de Bangui !

La rédaction

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