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Centrafrique : Yassine, sur la voie de désastres miniers comme dans la zone de Bozoum

Le village minier de Yassine dans la Ouaka vit l’enfer, depuis l’arrivée de la société minière chinoise, Industrie Minière de Centrafrique (IMC) dans la localité sous bonne escorte des éléments armés de l’Unité du Peuple Centrafricain (UPC), du mercenaire peulh Ali Darassa.

les éléments armés de l’UPC sur le site minier de Yassine

Détentrice de permis d’exploration et d’exploitation du ministère des Mines et de Géologie, l’Industrie Minière de Centrafrique, sous la direction de l’imperturbable dame de fer, madame Zhao Bahomei,  n’a pas fait de quartier dès son arrivée dans le Village de Yassine, localité de la Commune de Danga Gboudou dans la Ouaka. Artisans miniers, habitants et autorités locales (chef de terre, de village, et autres), tous sont priés de plier bagage et de libérer la zone.

Sous la menace des armes des éléments de l’UPC,  chaque ménage est obligé d’accepter une maudite somme de 11000 franc CFA, et de prendre à nouveau le chemin de la brousse, selon les témoignages de plusieurs sources locales. Les appels de détresse des habitants ont permis  une mission parlementaire du 2 au 5 avril 2020, effectuée par le député de la Circonscription de Bambari 3, Anatole NDEMAGOUDA, afin de toucher du doigt  le tourment des populations de sa zone de juridiction qui ne savent pas à quel saint se vouer. « C’est vraiment un désastre dans cette localité», l’exploitation de l’or  par cette société chinoise qui refait les mêmes schémas de désastre écologique de Bozoum à Yassine, avec une irresponsabilité chronique, a précisé le député de la nation.

une laverie installée en plein milieu du cour du village

« Il y’a eu à l’issu des travaux, la pollution de l’eau et l’air. l’IMC a lancé en même temps une chasse à l’homme contre la population de la localité qui se terre  dans la brousse, sans eau, sans nourriture, et exposée à toutes sortes de maladies », soutient-il.

Les artisans miniers qui ont considérablement entrepris et investis  dans des travaux, n’ont pas été dédommagés et à leur protestation, l’entreprise leur a répondu qu’elle a reçu l’autorisation du Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadéra et du chef de l’UPC Ali Darassa. « La société exerce en violation totale du code minier prévoyant l’entente entre une nouvelle société et les anciens occupants ».

IMC à travers ses pratiques peu orthodoxe, se pose comme un outil de pillage systématique et sauvage  des ressources minières et naturelles organisé au plus haut sommet de l’Etat Centrafricain en partenariat avec les groupes armés. Aucune étude d’impact environnementale n’est réalisée avant la phase d’exploitation. Et l’IMC n’a présenté  ni un Plan d’Atténuation et de Réhabilitation ni un Plan de Gestion Environnementale et Sociale de son projet d’exploitation (PGESP).

le village minier de yassine ou ce qu’il en reste.

Selon les témoignages recueillis sur place, la première fois que la directrice Générale de l’IMC a fait son apparition dans la Ouaka, elle a juste rencontré  le préfet de  la Ouaka pour lui présenter le permis l’autorisant à exploiter dans cette localité. Et depuis, aucun signe de collaboration n’existe entre cette société et les autorités locales, moins encore, entre la société et la population. L’IMC s’est installée d’autorité à Yassine avec l’appui des éléments armés de l’UPC et exploite sans contrôle le gisement d’or de cette localité.

La sécurité du site est assurée par les éléments des groupes armés alors qu’il y’a une présence des forces régulières dans la Ouaka qui devraient en principe s’acquitter de ce rôle. Deux autres sites ont vu le jour mi-mai 2020. Les populations de Yassine, plusieurs fois victimes des exactions et de rafles des groupes armés, n’en peuvent plus de cette énième persécution et appelle le gouvernement à prendre ses responsabilités.

https://papillonlib.wordpress.com

Lu Pour Vous

La rédaction

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