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Centrafrique : des irrégularités manifestes constatées dans les opérations d’enrôlement à Dékoa et Mala

Alors que de sources locales indépendantes en provenance de la préfecture de la Haute – Kotto, il nous a été rapporté que les agents-recenseurs de l’ANE emmenés dans la sous – préfecture de Yalinga  en hélicoptère par la MINUSCA, ont été refoulés dans la matinée de ce lundi 3 août 2020, sans aucune forme de procès  par les groupes rebelles de la localité et ramenés sur le coup à Bria, les nouvelles des inscriptions sur les listes électorales dans la sous – préfecture de Dékoa et émanant des milieux proches de l’assemblée nationale et du député de Mala Jean – Pierre Mara nous informent que ces opérations sont loin d’être aisées, transparentes et crédibles.

Non seulement, ces sources confirment bel et bien l’existence d’opaques dysfonctionnements et d’irrégularités manifestes, mais surtout accusent directement la présidente de l’ANE, une certaine Marie – Madelaine Hoornaert NKouet d’avoir conçu et mis en oeuvre  un désordre méthodique dans cette partie du pays des Mandja et Banda. En effet, en sa qualité de ressortissante de la sous – préfecture de Damara, et donc se disant parente ou trop liée au Gangster de Bangui avec qui elle entretiendrait de relations  personnelles, a promis de tout faire pour que les démembrements locaux de l’ANE de la Kémo soient acquis à sa cause.

C’est ainsi qu’avec la complicité avérée de Mme le préfet de la Kemo ,  une certaine Lydie Gahoro, elle aussi ressortissante de Damara, elle a décidé de savonner  la cartographie y relative aux fins de rendre la vie difficile aux électeurs des villages jugés désormais très hostiles à leur candidat. Pour rappel, nombre d’électeurs de ces villages avaient voté en 2015 massivement pour celui qui se faisait passer à l’époque pour le candidat des pauvres. Quatre (4) années plus tard, du fait de l’insécurité généralisée, de l’occupation de plus de 85% du territoire national par des mercenaires, de la mal – gouvernance, de la corruption, des accointances avec des groupes armés, des tueries de masse, des incendies des villages et greniers, de permanents déplacements des populations, de l’exclusion,  du népotisme et du clientélisme qui caractérisent sa gestion, ils sont devenus trop critiques vis – à – vis de sa politique, méfiants de lui et n’hésitent pas à chanter sur tous les toits qu’ils ne voteront plus pour lui, mais feront tout pour lui demander plus tard des comptes.

C’est cette tendance très désastreuse pour le mathématicien de Boy – Rabé que sa petite amie Hoornaert a promis de  renverser avec la collaboration et l’implication  de la préfète. C’est ainsi que les ressortissants des villages Daya situé à 20 km, Koua à 35 km et Gbegon à 15 km sur l’axe Dékoa – Bouca ont le choix d’être obligés de parcourir à pied ces longues distances pour aller s’inscrire ou bien de s’abstenir tout simplement,  s’ils persistent de rester critiques vis-à- vis de Touadéra. Pari gagné pour le Gangster de Bangui puisque cette méthode de dissuasion et de découragement initiée par Lydie Gahoro, la préfète,  a bien fonctionné  au point où  les habitants ont refusé de sillonner ces kilomètres imposés par l’ANE. Sans aucun doute, nous voilà donc devant un autre exemple de l’échec patent de l’équipe de cartographie, d’une part, de  l’ANE, de Ngouade – Baba, de Mme Hoornaert et Autres, d’autre part.

Dans la Kémo, en application de cette politique,  l’équipe de cartographie made by Hoornaert a procédé aussi  à l’annulation pure et simple de nombreux centres. Mala par exemple qui avait 15 centres en 2015 en a aujourd’hui 8;  à Dékoa 16 en 2015 , et  le nombre des centres réduit à 9 en 2020.  A Mala, certains électeurs  doivent aussi parcourir 10 à 20 km pour aller  s’inscrire. C’est l’exemple des villages Bila et Bokengue dont les habitants doivent se faire enrôler à Tombe. Quant aux pauvres agents- recenseurs  débarqués de Bangui sur instruction de Hoornaert , leur situation financière est pareille aux autres déployés dans l’arrière pays. La situation des chefs de villages appelés à témoigner des identités des personnes enrôlées n’est pas différente des autres chefs, constatés et dénoncés partout ailleurs.

De ce qui précède, il s’impose à tous comme constat que ce recensement électoral crée véritablement des ingrédients de contestation des résultats des prochaines échéances électorales, sources par conséquent de nouvelles tensions dans le pays.  De ce fait, le G5 mais surtout l’Union Européenne à travers le soutien de sa représentante Mme Samuela Isopi auront une responsabilité devant l’histoire dans  tout ce qui en découlera, du fait de leur refus de dénoncer les tares inhérentes  à ce processus contre l’avis et les incessants appels de  toutes les forces vives de la nation à plus de raison, de dialogue et de gestion commune. Il est grandement temps que tous les partenaires traditionnels de la RCA et les amis du peuple centrafricain puissent mettre la pression sur le Gangster de Bangui afin de parvenir à une concertation nationale pour la tenue des élections démocratiques, libres, transparentes, consensuelles, inclusives et incontestables.

La rédaction

 

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