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Centrafrique : Quatre (4) membres du gouvernement Touadéra et Ngrébada bientôt sanctionnés suite au massacre de Birao et Ndélé

La préfecture de la Vakaga, située dans l’angle des trois (3) frontières avec le Tchad et le Soudan, a été secouée par de violents combats, ayant entraîné plusieurs morts, de nombreux blessés, des maisons incendiées et de déplacements de milliers de familles,  entre septembre 2019 et février 2020 à Birao, entre le FPRC de Noureidine Adam et une force coalisée, constituée du PRNC de Nourd Grégaza, du RPRC de Djono Ahaba et du MLCJ de Toumou Deya, soutenus matériellement et financièrement par le président Touadéra. L’objectif visé n’était rien d’autre que de réduire les capacités militaires du FPRC, le mouvement le plus structuré de tous les groupes armés.

Ces hostilités finiront par être déportées dans la préfecture de la Bamingui – Bangoran, notamment à Ndélé. La suite ? C’est RFI par sa la voix de sa  belle correspondante à Bangui, Charlotte Cosset qui nous le dira :

« Que s’est-il passé ces dernières semaines à Ndélé, dans le nord de la Centrafrique ? Des violences ont éclaté à plusieurs reprises en mars et avril, faisant une quarantaine de morts. Une mission d’enquête judiciaire s’est récemment rendue sur place. C’est une mission conjointe menée par les officiers de polices judiciaires, du procureur général ainsi que de la police des Nations unies qui s’est rendue dans la ville de Ndélé. Elle s’est penchée sur les attaques commises les 6 et 11 mars ainsi que le 29 avril.

« L’équipe d’enquête s’est déportée sur les différents lieux des crimes, notamment au marché central de Ndélé où nous avons constaté, avec l’équipe de police technique et scientifique, les 19 boutiques qui ont été incendiées, dont quatre dépôts de carburants, explique Éric Didier Tambo, le procureur général. Nous avons aussi effectué un déplacement au cimetière musulman de la ville de Ndélé où nous avons constaté la fausse commune où on a enterré 26 personnes qui sont tous des civils, dont une femme et son bébé. »« Nous soupçonnons les belligérants de crimes contre l’humanité »

En tout, ce sont au moins 40 personnes, dont un membre des Nations unies, qui ont été tuées à Ndélé lors de ces trois attaques. Une enquête a été officiellement ouverte, annonce le procureur général : « Déjà sur instruction du ministre, dès notre départ l’enquête a été ouverte. Nous soupçonnons les belligérants de crimes contre l’humanité, puisqu’il s’agit de crimes de masses et ces crimes-là sont dirigés contre la population civile. Et aussi de crimes de guerre. »

Le rapport d’enquête sera prochainement transmis au ministre de la Justice. Ensuite, le dossier sera soit conservé par la justice nationale, soit confié à la nouvelle cour pénale spéciale.

Scissions internes

Ndélé est depuis plusieurs années sous le contrôle du FPRC, groupe armé de l’ex-Séléka composé notamment de membres goula et rounga. Mais depuis plusieurs mois, le FPRC fait face à des conflits internes. Une scission qui a commencé dans la ville de Birao et qui s’est conclut dans la scission du mouvement, les goula ayant formé un nouveau groupe, le PRNC. A Ndélé, c’est la même scission que l’on retrouve. Une division motivée semble-t-il par des intérêts économiques et des désaccords stratégiques. Certains observateurs parlent même de possibles manipulations politiques afin de fragiliser les leaders du FPRC notamment Abdoulaye Hissène.

Dans un communiqué, le FPRC appelait le 29 avril à l’ouverture d’une enquête internationale ainsi qu’à la démission de certains membres du gouvernement complice selon lui du PRNC. Plusieurs rendez-vous ont été organisés à Bangui entre les différentes parties pour tenter de trouver des solutions. A l’issue des négociations, Abdoulaye Hissène a accepté le déploiement à Ndélé des forces armées dans la ville ainsi que la mise en place des unités spéciales mixtes prévues par l’accord de paix. Cependant des combats ont éclaté deux jours après. La Minusca, déjà présente dans la ville, a annoncé avoir renforcé ses effectifs à la suite de ces dernières violences. »

Ces enquêtes ont finalement conclu à la responsabilité de quatre (4) membres du gouvernement de Touadéra et Ngrébada. Selon des informations émanant des sources proches des enquêteurs qui ont quitté Bangui, le mardi dernier, des sanctions d’interdiction de visa de séjour et de gel des avoirs seront bientôt prononcées à leur endroit. Un début de soulagement pour « le bébé Amin et sa mère Hassan », du fond de leur tombe,  en attendant évidemment que le Gangster de Bangui qui  avait nommés leurs bourreaux précités à des hautes fonctions de l’Etat, en flagrante violation des dispositions de l’article 28 de la constitution, ne puisse donner son avis sur ce qui s’est réellement passé dans les préfectures de la Vakaga et la Bamingui – Bangoran, pendant cette période, contre son pays et son peuple.

La rédaction

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