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Centrafrique : ce que Touadéra a dit à la société civile

Le « candidat des pauvres devenu entretemps le bourreau de tout un peuple » a rencontré en audience, il y a quelques jours, la société civile.

Mais, alors que ses invités s’attendaient tout naturellement à ce que leur hôte si particulier pût les entretenir sur les grands problèmes politiques, institutionnels et socio – économiques de l’heure, à savoir son refus de convoquer la concertation avec toutes les forces vives de la nation, la crise sécuritaire généralisée, marquée par l’occupation de plus de 85% du territoire national par des groupes armés, le glissement certain du calendrier électoral, l’illégalité et l’illégitimité de l’ANE, l’enfouissement dans les tiroirs de son bureau de la loi organique fixant composition, organisation et fonctionnement de l’ANE, en dépit de l’avis de conformité de la cour constitutionnelle, les dysfonctionnements constatés au sein du comité stratégique d’appui au processus électoral, et les opérations de mise des démembrements locaux et d’enrôlement des électeurs sur les listes électorales, émaillées d’actes de fraudes manifestes et de nombreuses difficultés techniques, matérielles et financières, sans oublier la mauvaise gestion de l’épidémie du Covid – 19 par le gouvernement Ngrébada, grande a été leur surprise de s’entendre dire que c’est le président du Chemin de l’Espérance Abdoul Karim Méckassoua qui entretient et alimente l’insécurité généralisée tant à l’intérieur du pays qu’à Bangui.

A ce propos, le mathématicien de Boy – Rabé s’est emballé tout de go pour affirmer et soutenir que c’est ce dernier  qui manipule, en réalité,  tous les groupes armés qui sévissent en République centrafricaine,  et  agissent sur ses  injonctions. De l’invraisemblable et de l’illogisme pur, tout comme les mathématiques sont pures. Excepté que Touadéra est l’incarnation de l’impureté ! En un mot, selon ce dernier, c’est Méckassoua qui les finance, qui les fait venir à Bangui, qui leur fait dérouler sous les pieds le tapis rouge avec tous les honneurs, qui leur serre les mains pleines de sang des Centrafricaines et des Centrafricains, qui les reçoit à la présidence de la République et la primature, des hauts lieux de la République et des  symboles de l’Etat; c’est lui qui met à leur disposition des éléments de sécurité. Sans oublier leur rémunération mensuelle sur le budget de l’Etat, suite à leur nomination à des hautes fonctions de l’Etat ! Et le Gangster de Bangui d’enfoncer le clou : c’est Méckassoua qui a négocié et obtenu le retour de l’ancien président François Bozizé à Bangui, depuis Kampala ; c’est lui, in fine, l’éminence grise de la dynamique en cours dont la COD-2020 se trouve être porteuse, ces derniers temps, après avoir accompagné Bozizé à une rencontre chez  le président congolais Dénis Sassou Nguésso. Par conséquent,  toutes les dispositions sont prises pour qu’il soit neutralisé dans un avenir très proche.

A peine eurent – ils fini que les différentes entités composant la société, reçues par un certain Touadéra, se dirigèrent vers le domicile de Méckassoua ; cette vérité lui a été ad litteram reportée de vives voix ; d’autres personnalités ayant assisté à cette rencontre lui ont téléphoné à titre individuel  pour lui demander de veiller dans les prochains jours à sa sécurité. Pis, selon des informations qui se murmurent et se susurrent dans la ville de Bangui, émanant des sources policières et des milieux universitaires dont la plupart des enseignants ont la carte du MCU et se sont métamorphosés en agents de renseignements pour le compte du Gangster de Bangui et, de ce fait, lui rendent régulièrement compte contre de vieux billets de banque leur permettant de se payer quelques bouteilles de bière dans les débits et autres restaurants des alentours,  Touadéra a reçu les mercenaires et assassins Ali Darass de l’UPC et Mahamat Al – Katim du MPC et leur a demandé de choisir entre lui et l’opposition centrafricaine, en parlant notamment du président du Chemin de l’Espérance Abdoul Karim Méckassoua, faute de quoi ils subiraient le même sort que Abbas Siddiki de 3R. Comprenne qui pourra !

Et ces sources de conclure en levant  un coin de voile sur le projet du Gangster de Bangui en cours de nature à faire retarder de la manière la plus longue que possible la promulgation de la loi organique fixant composition, organisation et fonctionnement de l’ANE, malgré l’avis de conformité de la cour constitutionnelle, jusqu’à ce qu’il pût en décider, autrement. Il en sera de même pour la signature des décrets de nomination des nouveaux commissaires, tout en continuant à faire croire à tout le monde, dans ses sorties officielles et médiatiques  que les élections se tiendront irréfutablement dans les délais constitutionnels, alors qu’il est convaincu que toutes les conditions ne sont pas réunies pour qu’elles revêtent un caractère démocratique, libre, consensuel, transparent et incontestable.

La rédaction

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