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Centrafrique : la loi organique relative à l’ANE transmise enfin transmise au Gouvernement pour promulgation

La loi organique portant composition, organisation et fonctionnement de l’ANE, conformément aux dispositions de l’article 145 de la constitution du 30 mars 2016, adoptée le 7 juillet 2020 par l’assemblée nationale, a été finalement transmise, le mardi 14 juillet 2020, par le président Laurent Ngon Baba au président de la République Faustin Archange Touadéra pour promulgation.

Pourquoi l’homme de paille à la solde du pouvoir de Bangui a – t – il attendu une semaine plus tard pour se soumettre à son devoir de transmission de ladite loi à l’appréciation du Gangster de Bangui pour signature et promulgation ? N’était – il pas tout simplement, en application de si confidentielles instructions à lui données par le MCU et ses plus hauts dirigeants, en train de formuler une demande de seconde lecture, comme l’a révélé la lettre manuscrite dûment signée par un certain Emmanuel Mathurin Dimbélet Nakoé, député de la circonscription de Sosso – Nakombo et 2ème vice – président de l’assemblée nationale et membre influent du MCU, après avoir démissionné du KNK, adressée en pleine  séance de débats en plénière au ministre de l’administration du territoire et du développement local Augustin Yangana – Yahoté, le débauché de l’UNDP ? Et si tout ce retard participait de la stratégie visant à faire perdre suffisamment du temps pour en profiter pour rédiger un mémoire de défense et d’en saisir par conséquent  la cour constitutionnelle ? Telles sont les questions que se posent beaucoup de centrafricains et nombre de centrafricaines, sans que personne ne puisse leur répondre de manière officielle et satisfaisante.

Toutefois, selon des sources bien introduites à la présidence de la République, à l’assemblée nationale, à la primature et au MCU, tout ce temps passé n’était rien d’autre qu’une manoeuvre politico – politicienne dont le but est de  permettre au gouvernement  et au premier ministrable de Touadéra, un certain Evariste Ngamana,  de concevoir et adopter  leurs  griefs à formuler contre cette fameuse loi organique et leurs observations juridiques. Ces sources affirment et soutiennent que le pouvoir de Bangui dont les thuriféraires ne cessent de raconter ça et là qu’ils ont perdu une bataille et non la guerre, est déterminé à obtenir coûte que coûte  la relecture de ladite loi en dénonçant  le caractère secret, donc manifestement illégal selon eux, du bulletin de vote et l’impossibilité absolue d’un chevauchement entre le mandat des nouveaux et celui des anciens commissaires de l’ANE.

Interrogés sur ce qui se trame contre cette loi dont la promulgation aura le mérite de créer les conditions élémentaires à la tenue des élections démocratiques, libres, inclusives, transparentes, consensuelles et incontestées, certains leaders des partis politiques de l’opposition démocratique membres de la COD – 2020 se disent sereins et martèlent à qui veut l’entendre  être plus que jamais allés trop loin pour accepter de revenir en arrière. Tout en faisant confiance à Mme Darlan et aux 7 juges constitutionnels qui ont débouté Touadéra et son organisation criminelle de leur volonté de modifier la constitution et ont proposé la concertation comme mode de règlement, tout comme ils se sont levés comme un seul homme pour rejeter le projet de loi sur la communication, jugé outrancièrement liberticide, et de la même manière dont ils ont pu s’organiser, le 7 juillet 2020, pour obtenir la ferveur de tous leurs collègues dans l’hémicycle de la Maison du Peuple, autour de cette loi organique,  autant ils feront preuve d’un dépassement de soi, le cœur vaillant et avec l’énergie du désespoir, aux fins d’arracher sa promulgation.

La rédaction

 

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