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RCA : recensement électoral, des cas de fraudes sont signalés partout

Publié le 10 juillet 2020 , 2:06

Centrafrique : Le gouvernement centrafricain rapatrie les réfugiés centrafricains du Congo Démocratique 396 réfugiés centrafricains vivant au Congo Démocratique sont de retour à Bangui jeudi 21 novembre 2019 avec le concours des gouvernements Centrafricain, Congolais et du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR). Ils ont été accueillis ce matin au port Amont par les autorités centrafricaines et congolaises. Il s’agit d’une première vague des 1 000 réfugiés centrafricains présents sur la terre congolaise, qui ont été ramenés volontairement grâce à la signature d’un accord tripartite entre le HCR, le gouvernement Centrafricain, de la RDC et du HCR au mois de juillet dernier. Ce cadre juridique encadre le retour volontaire des 400 réfugiés centrafricains dans la dignité et la sécurité. Pour Virginie Baïkoua, ministre de l’action humanitaire, « Des dispositifs sécuritaire, sanitaire, judiciaire ont été pris pour faciliter ce retour. 396 de nos compatriotes, sur les 4000 au RDC, ne sont plus des réfugiés, c’est avec beaucoup de sentiments que nous les avons accueillis », a déclaré Virginie Baïkoua. Des mesures sanitaires ont été prises par la Centrafrique craignant d’être exposée par le virus Ebola qui sévit depuis un an au Congo. Pour cela, une équipe de veille et de contrôle a été installée sur le rivage, « une équipe de surveillance et de lavage des mains est installée. Des appareils de détection des signes d’Ebola nous ont été remis. Au cours de ces observations, quelques personnes ont une température au-dessus de 38°c », a relevé la responsable du centre ambulant de santé, Emma Mbilinaguéra Babo. A en croire le Représentant du HCR en Centrafrique, Buti Kale, ce n’est qu’une première série des retours volontaires qui seront « organisés hebdomadairement pour favoriser le rapatriement total des réfugiés centrafricains au Congo Démocratique », a annoncé Buti Kale. Il y a quelques jours, les réfugiés du Cameroun sont aussi rapatriés par les gouvernements centrafricains et Camerounais encadrés par le HCR à Berberati. Ces retours ne concernent que les zones où la sécurité revient peu à peu. Cédric Wa-Gomba
Les électeurs en rang devant un bureau de vote à Bangui le 31 mars 2016. CopyrightANE.

Bangui, République centrafricaine, 10 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les opérations du recensement électoral ont débuté le mardi 1er juillet à Bangui et dans certaines villes de province. Durant un mois, les électeurs centrafricains sont appelés à s’inscrire dans les centres d’enrôlement en vue de la présidentielle et législative du 27 décembre 2020. Mais d’ores et déjà, plusieurs cas des fraudes massives sont signalés partout sans que l’autorité nationale des élections les dénonce.

Débutées à Bangui, dans le quatrième arrondissement, en présence du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA ce mardi 1er juillet, les opérations du recensement électoral se poursuivent à Bangui et dans certaines villes de province en vue des élections du décembre 2020.  L’enjeu est de taille. Avec plus de 70% du territoire national occupé par des groupes armés et des criminels de tout genre, ces opérations d’enrôlement des électeurs s’annoncent difficiles et compliquées, et beaucoup redoutent des cas des fraudes massives.

Justement, c’est ce qui est en train de passer à Bangui, où certains potentiels candidats aux législatives ou présidentiels organisent leur propre fraude avec la multiplication des faux électeurs.

Dans le troisième arrondissement par exemple, au centre du recensement de l’école Koudoukou, notre équipe a constaté que durant quatre  jours d’affilés, ce sont les chefs des quartiers qui établissent de faux documents d’identité pouvant permettre à certaines personnes de s’inscrire sur la liste électorale. Malheureusement, beaucoup se sont présentés avec ces faux documents des chefs des quartiers. Parmi eux, on voit des mineurs de 13 et 14 ans, mais également des sujets étrangers.

Au même moment, dans le huitième arrondissement,  certains individus sont venus d’un autre arrondissement s’inscrire librement sur la liste électorale alors qu’ils se sont inscrits déjà ailleurs.  Malheureusement, ces cas de fraude sont signalés également dans les quatrième, cinquième, deuxième  arrondissement. Ceci dit,  partout dans les arrondissements de la capitale,  on assistent à la multiplication des faux électeurs.

Affaire à suivre.

 

Anselme Mbata

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