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Centrafrique : Quand Wanzet conseille au Gangster de Bangui d’échanger avec l’ambassadeur Eric Gérard sur la question de la présence des bérets verts à Bangui  

Selon des sources policières bien introduites au palais de la Renaissance, il y a quelques heures, le président Touadéra a fait venir à son cabinet le ministre de l’intérieur en charge de la sécurité publique, le général Wanzet Linguissara, pour un entretien en tête – à – tête. L’ordre du jour portait sur la question hautement sensible de la présence, aux dires de ses milices dont il paraît sous pressions ou qu’il manipule à dessein et à la demande de ses conseillers russes du Groupe Wagner, de plus de 2.000 bérets verts français sur le territoire national et dont le but n’est rien d’autre que d’attenter à sa vie pour installer en lieu et sa place le général Ludovic Ngaïfé, conformément aux révélations à lui faites directement par ses Tontons – Macoutes.

Dès son arrivée, son patron n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour lui poser la question de savoir s’il est bien  au courant de ce qui se passe, ces derniers temps, du côté de la base militaire française du M’Poko, l’effectif réel des hommes récemment débarqués et la qualité des équipements et autres logistiques en leur possession et de l’enjoindre in fine d’y aller enquêter pour plus d’informations précises et, dans le cas échéant, procéder à leur désarmement par la force.

Surpris et mis à mal par une telle demande et un tel ordre dont l’exécution n’aura comme effet immédiat que le déclenchement des hostilités entre Paris et Bangui, avec toutes les conséquences qui en découleront pour notre pays qui vit en cette période de crise, grâce aux généreux subsides de la France et des autres partenaires, celui qui est considéré comme l’un de ces gendarmes qui ont été formés par la France et qui de ce fait doivent lui être redevables, va lâcher à son parent de Damara ce qui suit : « Monsieur le président, non seulement je ne suis pas du tout informé comme vous l’êtes à ce point sur ce sujet, mais surtout pour en avoir le cœur net, je vous conseille d’avoir le courage politique, en votre qualité de garant de la République et donc d’un Etat souverain d’échanger sur la question avec l’ambassadeur Eric Gérard qui représente la France, l’Etat français et le président Emmanuel Macron, en terre centrafricaine ».

Sur ce, le Gangster de Bangui a décidé de lever la séance et  prié son ministre d’aller vaquer à ses occupations. Et ces sources de conclure qu’à l’une de ses confidences à laquelle il s’est ouvert au sortir de cette rencontre, le général de division laissera tomber ce qui suit : « En ma qualité de ministre de la sécurité publique, je n’ai pas donné mon autorisation, aux jeunes des huit (8) arrondissements de la ville de Bangui, Bimbo et de Bégoua, relative à l’organisation, en date du 22 juin 2020 dans la salle du gymnase de l’Institut National de la Jeunesse et des Sports ( INJS) en présence des professionnels de médias, d’une réunion au cours de laquelle ils ont lancé officiellement les activités de la Coalition Centrafrique Libre (CCL) dont le but viserait à lancer des grandes mobilisations dans le pays afin d’exiger le départ des troupes coloniales ou des légionnaires français en Centrafrique et la levée totale de l’embargo sur les armes ».

Voilà une révélation qui accable et accuse le Gangster de Bangui et qui en dit beaucoup sur sa responsabilité directe dans les agitations en cours de ses milices contre la présence des troupes françaises en Centrafrique, malgré les nombreuses mises au point de l’ambassadeur de France à Bangui. De quoi a – t – il peur, finalement ? Au lieu de manipuler à longueur de journée, en pleine période de l’épidémie du Covid – 19, ces jeunes désœuvrés et de les jeter dans les rues, pourquoi ne devrait – il pas tout simplement prendre son courage à deux mains pour suspendre la coopération avec la France ? L’ancien président Jean Bedel Bokassa ne l’avait – il pas fait, toutes les fois où il avait jugé que les intérêts de son pays n’étaient pas pris en compte ou étaient inconsidérément traités  par Pompidou et Giscard ? Qu’attend – il alors comme l’avait fait son prédécesseur pour engager le bras de fer entre lui et le président Macron qu’il ne cesse d’accuser de vouloir attenter à sa vie ? C’est tout naturel, n’est – ce pas ?

S’il n’arrive pas à franchir le rubicon,  cela signifie à vrai dire que Touadéra n’est pas un homme d’Etat, digne de ce nom,  mais plutôt un homme politique qui use des manipulations pour exister, satisfaire ses petits intérêts du moment  et faire croire qu’il gouverne; ce qui n’en est rien du tout. Comme le disait ma feue grand – mère, « on ne peut vouloir une chose et ne pas la vouloir à la fois ; on ne peut être noir et blanc ; ou bien on est noir, ou bien on est blanc. Mon petit – fils, seuls des lâches, des roublards et des irresponsables peuvent vivre dans le mensonge, paraître et non être. A toi, je te conseille de ne jamais paraître mais d’être tout simplement, avec tes faiblesses et tes forces ».

Qu’il le veuille ou non, la France donnera une suite à cette affaire jugée de trop, selon des sources diplomatiques,  dans les tout prochains jours !

Jean – Paul Naïba

 

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