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Centrafrique : Abbas Siddiki et ses mercenaires mettent leurs menaces à exécution, attaquent et pillent le Centre de Formation des USMS à Bouar

Des informations émanant des sources locales indépendantes, il nous a été rapporté que la ville de Bouar, chef – lieu de la préfecture de la Nana – Mambéré, située à 452 Km au nord – ouest de la capitale centrafricaine Bangui, où se trouve la deuxième garnison militaire du pays, a été attaquée très tôt entre 2 heures et 4 heures du matin par des hommes lourdement armés et formellement identifiés par des habitants comme des éléments de 3R du mercenaire peulh d’origine camerounaise Abbas Siddiki, ministre – conseiller du premier ministre Firmin Ngrébada, en charge de la sécurité dans cette partie de la République centrafricaine.

A bord de trois (3) véhicules et des motos, en provenance de l’axe Bozoum – Bouar, ils ont réussi à contourner le Camp Leclerc, abritant la base des forces armées centrafricaines et de la Minusca, pour se retrouver sur l’axe Baoro, et de là ont attaqué, pillé et saccagé le centre de formation des USMS, situé à seulement deux (2) Km des états – major sus- évoqués et à un (1) kilomètre du village Wantiguéra. Sans être inquiétés, ils y ont minutieusement opéré pendant plus de deux (2) heures de temps pour se retirer le plus tranquillement du monde comme ils étaient venus. Evidemment, les civils qui y étaient admis en instance de stage, et la population de tout le secteur ont été mis en débandage. A l’arrivée, non seulement, l’on comptera des blessés parmi eux, mais surtout et fort étonnement une absence totale de réactivité des Faca dont le commandant en chef et le colonel seraient curieusement tous les deux absents de la ville, d’une part, et de la Minusca, d’autre part.

Et nos sources d’affirmer et soutenir que c’est vers 5 h 56 mn que des éléments des forces armées centrafricaines auxquels se sont joints des gendarmes, après être sortis de leurs lieux de cachette, la peur au ventre et obligés de ramper, vont arriver dans ledit centre pour y trouver des soldats de la Minusca qui les ont entretemps devancés, mais pour constater honteusement le retrait des assaillants et un champ de ruines.

Ainsi donc, comme il l’avait solennellement annoncé dans ces deux derniers communiqués dont le gouvernement Ngrébada et la Minusca étaient destinataires, leur partenaire privilégié a finalement décidé de mettre à exécution ses menaces. Après le rapt de trois (3) véhicules des humanitaires à Baboua, exigeant au passage la libération du général Abdoulaye Miskine du FDPC arrêté et détenu au Tchad et dénonçant la violation de l’Accord de Paix de Khartoum par le gouvernement et les facilitateurs, Abbas Siddiki vient de signer l’acte de mort des USMS. Un grand coup pour le Gangster de Bangui qui nous a toujours présenté les Unités Spéciales Mixtes de Sécurité comme la solution – miracle à la surveillance des couloirs de transhumance et  au retour définitif de la paix dans toutes les zones sous – occupation des mercenaires et des groupes armés. La fin brutale de l’illusion entretenue par tous les partenaires traditionnels de la République centrafricaine au premier rang desquels l’UE de Mme Samuela Isopi qui en vantait les mérites et y a fait engloutir d’énormes moyens financiers, matériels et logistiques. En somme, la fin d’un rêve et d’une hallucinante escroquerie tant nationale qu’internationale autour de ce « Machin de Khartoum ».

Même si l’on a appris, aux dernières nouvelles, qu’il y a eu de blessés parmi les Faca et qu’entre cinq (5) et quinze (15) de ces assaillants poursuivis auraient été  exterminés par une opération mixte FDSI – Minusca – Antibalaka aux alentours du village Kpockté, les armes et matériels volés récupérés, et certains d’entre eux faits prisonniers, avec ce qui vient de se passer à Bouar et qui n’est rien d’autre qu’un acte d’agression des institutions républicaines par son demi – frère et partenaire privilégié, le Gangster de Bangui a désormais sous ses yeux et sa conscience la preuve la plus irréfutable de sa turpitude et de l’échec patent de ses négociations avec des terroristes et des bandes armées, à savoir avoir cru en la parole des mercenaires, les avoir introduits dans le système de l’appareil sécuritaire et de défense nationale, leur avoir donné la belle opportunité de se doter de connaissances en techniques militaires et de moyens matériels et logistiques, et avoir in fine élevé au grade du général de division son parent Wanzet pour avoir laissé s’évaporer dans la nature Abbas Siddiki et ses USMS, responsables de nombreuses exactions, de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et surtout du massacre d’une cinquantaine de villageois dans les localités de Lémouna, Koundjili, Djoumdjoum et Bohong, le 21 mai 2019.

Cela s’appelle tout simplement de la haute trahison passible de destitution, de traduction devant la haute cour de justice, et de pendaison sur la place publique !

Jean – Paul Naïba

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