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Obo : les symboles de la République agressés et souillés à jamais par le Gangster de Bangui et son organisation criminelle

Les dernières violences meurtrières intervenues dans la ville d’Obo, chef – lieu de la préfecture du Haut – Mbomou, communément appelée capitale du pays des Guerriers Zandé, située à 1228 Km de Bangui sur la route nationale RN2, soulèvent indubitablement l’épineuse question du délitement de l’Etat centrafricain, depuis le 30 mars 2016, et remettent sur la table les épisodes de nombreuses attaques dont ne cessent d’être victimes les symboles de la République, sous l’œil approbateur voire complice des autorités légalement et légitimement établies.

C’est du moins ce que laisse soutenir et prouver de manière irréfutable le dernier développement de la crise centrafricaine, suite à des actes d’agressions à mains armées contre des institutions républicaines représentées en l’espèce par les FACA et cette partie de la RCA, en tant que préfecture, perpétrées par des éléments peulhs massivement venus d’ailleurs et à la solde du mercenaire nigérien Ali Darass, ministre – conseiller à la primature en charge de la sécurité de la région Centre – Est, partenaire privilégié du Gangster de Bangui, conformément aux termes de l’Accord de Paix de Khartoum, semble – t – il, et ce, en flagrante violation des dispositions des articles 28 et 29 de la constitution.

Si les FACA, abandonnées par leur état – major et le chef suprême des armées, ont réussi à repousser par deux reprises, avec un certain héroïsme et une farouche résistance,  les tentatives d’occupation de la ville, il n’en demeure pas moins cependant que les conséquences de ces affrontements sur les villages environnants incendiés et vidés de leurs habitants contraints à des déplacements et manquant de tout, sont à déplorer et présagent d’une crise humanitaire en perspectives. Notons aussi le lâche assassinat du chef de quartier Foukpio par les assaillants. Au moment où nous mettons sous presse, les assaillants attendent toujours aux portes de la ville, en provenance de Mboki, Bambouti et Zémio, d’importants renforts en hommes, matériels et en logistiques pour passer une nouvelle fois à l’offensive.

A ce sujet, certaines sources ont même signalé la présence à Mboki du ministre – conseiller de Firmin Ngrébada dont l’intention de s’emparer d’Obo telle que développée dans son dernier communiqué ne souffre d’aucune contestation. A moins d’un miracle, et privées de soutiens en appui moral, matériel et humain de la part de leurs hiérarchies, à savoir le chef d’état – major Zéphyrin Mamadou, le ministre de la défense Mme Noëlle Koyara et du chef suprême des armées Faustin Archange Touadéra, les FACA ne pourront tenir plus longtemps. L’objectif recherché ici  n’est – il pas de créer l’insécurité dans toutes les 16 préfectures, avant les échéances électorales ? N’est – il pas à cet effet que Ali Darass  a été invité à Bangui, il y a quelques jours et reçu avec tous les honneurs ? Ce stratagème ne participe – t – il  pas indubitablement  de cette volonté du Gangster de Bangui d’opérer un passage en force, après la procédure en cours de la modification de la constitution ? Et que dire de la disparition d’un certain Abbas Siddiki et de ses éléments USMS avec armes et bagages, dans le même temps ? Quelle coïncidence !

Ainsi donc, comme nous l’avons souligné dès le début de cet article, le film qui se déroule sous nos yeux à Obo, l’une des 16 préfectures de la République centrafricaine, partie intégrante du territoire national, n’est rien d’autre qu’une attaque dirigée contre des symboles de l’Etat par des mercenaires étrangers placés sous la responsabilité d’un ministre – conseiller, lui même nigérien,  avec la complicité avérée des autorités légales et légitimes, en l’occurrence le président de la République et le premier ministre. En agissant de la sorte, non seulement les deux têtes de l’exécutif se retrouvent dans les liens de la violation des dispositions des articles 28, 29 et 38  de la constitution, mais surtout elles sont passibles de crime de haute trahison, par leur collaboration avec Ali Darass, leur silence sur les crimes commis par ses éléments à l’intérieur de la République et contre les institutions nationales, et leur refus de donner des moyens aux FACA aux fins de défendre l’intégrité du territoire national, d’assurer la protection des biens et des personnes, et de veiller à la préservation des intérêts fondamentaux de l’Etat.

Face à cette situation, l’espoir du peuple centrafricain repose sur les élus de la nation, c’est – à – dire ces hommes et ces femmes  qui constituent les représentants nationaux et dont les missions régaliennes consistent à voter des lois, à faire leurs propositions et à contrôler l’action gouvernementale. En leur qualité de porte – paroles de leurs électeurs, ils ont cette impérieuse obligation d’interpeller le gouvernement Ngrébada et d’utiliser l’arme la plus redoutable en leur possession : la motion de censure. En la matière, et devant la gravité de ce qui s’est passé et risque encore de se passer à Obo dans les jours à venir, comme il en a été aussi  le cas dans plusieurs de nos préfectures, depuis mars 2016, en général, à Birao, Ndélé tout récemment  et à Paoua le 21 mai 2019 avec le massacre de plus de 50 centrafricains par les éléments de Siddiki Abbas, un autre ministre – conseiller en charge de la sécurité dans la région du Nord – Ouest et de surcroît demi – frère de l’autre, la loi leur recommande de recourir aux dispositions des articles 124 et 125, selon lesquelles « Art. 124 : Le Président de la République n’est responsable des actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions qu’en cas de haute trahison. Sont notamment considérés comme crimes de haute trahison : -La violation du serment ; -Les homicides politiques ; -L’affairisme ; -La constitution ou l’entretien de milice ; -Le refus de doter les forces de défense et de sécurité de moyens nécessaires à l’accomplissement de leur mission ; -La violation de l’art. 23 ci-dessus ; -La non mise en place des institutions de la République dans le délai constitutionnel ; -Toute action contraire aux intérêts supérieurs de la nation. », et «  Art. 125 : La demande de mise en accusation n’est recevable que si elle recueille la signature de cinquante pour cent (50%) des Députés qui composent l’Assemblée Nationale. Le Président de la République ne peut être mis en accusation que par l’Assemblée Nationale si le vote au scrutin secret recueille des deux tiers (2/3) des Députés. La résolution de mise en accusation, dûment motivée, est transmise par le Président de l’Assemblée Nationale au Procureur Général près la Haute Cour de Justice. Toutefois, pour les infractions de droit commun commises avant son élection ou en dehors de l’exercice de ses fonctions, le Président de République ne fera l’objet de poursuites, devant les juridictions compétentes, qu’à la fin de son mandat. Dans ce cas, le délai de prescription de l’action publique est suspendu ».

Fort de tout ce qui précède, l’heure est venue pour ces derniers de prendre leurs responsabilités devant l’histoire, le peuple, la nation tout entière et la communauté internationale. Celles de s’unir et de mettre en branle la procédure sus- mentionnée aux fins d’obtenir de manière légale et régulière la destitution du Gangster de Bangui et sa traduction en justice. Cette mission historique incombe aux députés de l’opposition démocratique. C’est donc à son chef de file Anicet Georges Dologuélé et aux trente (30) autres de se lever comme un seul homme pour brandir l’étendard de la Patrie et rendre la dignité au peuple centrafricain et à la République.

A ce propos, le président du groupe parlementaire du KNK Bertin Béa avait déjà été plus qu’explicite.

La rédaction

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