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Centrafrique : Mrs les députés, ne reculez pas et activez la motion de censure !

Centrafrique : Le gouvernement convaincu du retour de Abass Sidiki, leader des 3R

« Le leader des 3R n’est pas introuvable. » C’est en ces termes que le chef du gouvernement, Firmin Ngrebada a rassuré mercredi 20 mai 2020 les élus de la Nation au sujet de la disparition de Abass Sidiki des radars depuis le 12 mai dernier. Le Premier ministre et quelques membres de son gouvernement était en effet, invités par les députés à l’Assemblée nationale pour répondre à quelques préoccupations concernant la situation sécuritaire à Obo, Bouar, Baboua, Ndele et la gestion de la pandémie de Covid-19.

Depuis la disparition du chef des 3R de sa résidence de Bouar après la cérémonie officielle de sortie des éléments des USMS du Nord-ouest, des interrogations affluent de partout. Pour en savoir clair et en avoir le cœur net, les députés centrafricains au cours de l’interpellation du Premier ministre Firmin Ngrebada et de son gouvernement ce mercredi 20 mai 2020, ont demandé des éclaircissements sur cette cavale alors que Abass Sidiki était bel et bien dans le cortège du ministre de la sécurité publique, le Général de la gendarmerie, Henri Wanzé Linguissara.

D’entrée de jeu, les élus de la Nation ont demandé la démission du ministre de la sécurité publique qu’ils accusent d’avoir organisé la fuite de M. Sidiki. Cette accusation sonne mal aux oreilles du gouvernement et le Premier ministre de rassurer. « On parle de Sidiki, c’est vrai il y a eu de problèmes, mais Sidiki va revenir dans l’ordre. On ne peut accepter que dans le nord-est on avance et on recule. Ce qui se passe dans le nord-ouest rentrera dans l’ordre par tous les moyens » a martelé Firmin Ngrebada.

Prenant la parole à son tour, le ministre de la sécurité publique a balayé du revers de la main toutes les accusations portées à son encontre. M. Wanzé Linguissara, renvoie plutôt la balle dans le camp de certains ressortissants de la Nana Mambéré qui ont selon ces termes, poussé Abass Sidiki à fuir.

« Il y a des fils de la région qui parlent le même dialecte que Sidiki qui lui ont dit de fuir, de peur d’être arrêté. Ils lui ont dit au téléphone que j’étais entrain d’aller le livrer aux BIR à la frontière camerounaise. Mais mois, je vous dis qu’il va revenir » a rassuré le ministre de la sécurité publique.

Peu convaincant, le doute plane encore sur l’argument du ministre Henri Wanzé Linguissara, considéré comme un « ami » proche du chef des 3R, le rebelle camerounais Abass Sidiki de son vrai nom Sidi Bi Soulemane.

RNL

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