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Centrafrique : violentes altercations verbales entre Mbaye et Gouandjika

RÉACTION DE L’ANCIEN MINISTRE Anicet Parfait Mbay SUR LE PONT AÉRIEN HUMANITAIRE UE

Monsieur le vice premier ministre, mon général,

Oui j’ai bien vendu aux vendeuses de cacahuètes le règlement intérieur du conseil des ministres au marché de Boyrabe.
Je garde dévers moi toutes les copies des dossiers des différents conseils des ministres du 19 juin 2005 au 31 décembre 2012. Elles font désormais une partie de mes supports des cours magistraux audiovisuels directs sur Facebook.
Le Peuple Souverain a le droit de savoir comment il a été gouverné pour mieux comprendre la cause de la misère dans laquelle elle croupit depuis la nuit des indépendances pendant que vous, les autres veinards et moi étions dans les quatre avions en classe affaire, construisant des immeubles, achetons, des belles mécaniques, des châteaux et pavillons en France et ailleurs où coulent le lait et le miel avec l’argent du contribuable.
Je n’en peux plus et je n’en veux à personne.
Je suis aussi coupable de cette descente en enfer de notre pays.
Le Peuple doit le savoir pour me punir ou me pardonner.
Ma grande gueule ne peut plus être muselée.
J’irai jusqu’au bout.

Joyeux anniversaire monsieur le vice premier ministre et très cher parent.
Affectueusement,

Fidele Gouandjika
Le Gardien de la mémoire collective de la RCA

Ma réponse à Fidèle Gouandjika, conseiller spécial à la présidence de la République, gardien du temple de Boyrabe.
Merci beaucoup Fidele Gouandjika, cher beau-frère.
Moi Parfait Anicet Mbay, je n’ai pas le moindre milliard sur aucun compte, en Centrafrique ou ailleurs. Je ne possède pas de château en France ni ailleurs. Subsidiairement, mon nom n’est jamais apparu dans les enquêtes pour biens mal acquis, sur la Centrafrique, menées ici en France. Il va falloir éviter ces insinuations destinées à jeter le trouble dans certains esprits. Mon épouse, mes enfants et moi, vivons de nos efforts de tous les jours. J’ai souffert pour ce pays. J’ai souffert et risqué ma vie pour que François Bozizé devienne président de la République. Je connais chacun de ceux qui se sont enrichis pendant ces dix ans. Mais moi, je pense être encore guidé par une certaine éthique. Et justement, si la raison semble être la chose la moins partagée aujourd’hui, si la raison semble avoir déserté nos rangs, elle fait toujours partie de mes attributs. De grâce, ne cherche pas à me provoquer. Je connais tous les ressorts de ta légendaire fortune depuis la Socatel jusqu’à ta sortie du gouvernement. Et si tu entends marcher sur les lois de la République parce que tu t’estimes faiseur de roi, libre à toi. Ceci est également à l’image que renvoie ce pays. Tu connais l’estime que j’ai pour toi. Toutefois, cette estime ne saurait m’obliger à faire silence devant de tels propos. Ceux qui me connaissent savent à quel point je suis peiné d’en arriver à cette situation grotesque. En effet, celui qui a dit que  »la parole est d’argent mais le silence est d’or » ne devait pas savoir à quel point il est parfois difficile, sinon impossible, d’observer ce silence. De se taire indéfiniment. Car, il est également dit:  »calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose… ». Hélas!
Parfait Anicet Mbay ancien vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères exilé politique à Paris France.
Lu Pour Vous
La rédaction

 

 

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