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CENTRAFRIQUE : LIBÉREZ FARI TAHÉRUKA SHABAZZ !

Il faut être bien assis où se pincer très fortement pour y croire :

A droite, c’est Jean Symphorien MAPENZI, un ancien gangster qui avait utilisé toutes les méthodes les plus abjectes possibles pour être élu à l’Assemblée Nationale centrafricaine et ensuite, pour accéder l’ une des vices présidences de cette pseudo Institution. Pour lui la démocratie n’est qu’une chimère.

À gauche, Fari Tahéruka SHABAZZ, un activiste qui n’a que sa voix et ses écrits comme armes dédiées à la quête de la démocratie et de l’état de droit en Centrafrique.

Aujourd’hui , Jean Symphorien MAPENZI se pavane dans les hautes sphères du pouvoir tandis que Fari Tahéruka SHABAZZ est en détention.

Cette inqualifiable injustice qui n’est pas sans précédent, survient malgré les 70 et quelques partis politiques qui existent en Centrafrique, malgré la multitude d’organisations non gouvernementales et associations qui écument le pays.

En Centrafrique, la défense concertée des libertés individuelles est inexistante.

Certes, la République centrafricaine n’a jamais été une démocratie et, les partis et organisations politiques se comportent comme s’il fallait se contenter de cette incongruité. Sur le plan des actions militantes, leurs leaders ne songent pas à y insérer, la defense active des libertés individuelles. Ils auraient mieux que ça à faire. Ainsi, face aux abus de pouvoir, le citoyen est souvent seul.

Du coup, les droits des gangsters comme Jean Symphorien MAPENZI deviennent plus respectables que ceux des paisibles citoyens tel que Fari Tahéruka SHABAZZ.

Que ceux qui n’ont d’existence politique que la conservation ou la conquête du pouvoir sachent que rien de bon et de durable ne surviendra dans ce pays s’ils ne cultivent pas en eux cet “élément nécessaire à l’émergence de la démocratie qu’ est le sens de l’humilité… Une humilité à la fois collective et intériorisée, voire visionnaire… (Costica Bradatan, NEW YORK TIMES, 5 Juillet 2019)… Le genre d’humilité qui permet d’être confortable dans sa peau, parce qu’on est conscient de sa valeur et de ses limites… “

En d’autres termes, être un vrai démocrate, c’est comprendre que lorsqu’il s’agit de vivre ensemble, l’on n’est pas meilleur que les autres”, tout en étant capable d’agir dès lors que les libertés individuelles sont menacées…

Ne pas demander activement la libération de Fari Tahéruka SHABAZZ c’est admettre que mêmes les prémices d’une société démocratique sont absentes du quotidien du Centrafricain; mais surtout, que les 70 et quelques partis politiques ainsi que la multitude d’organisations non gouvernementales et associations qui écument la Centrafrique, ne servent aucune cause réellement démocratique.

Libérez Fari Tahéruka SHABAZZ!

Jean Kalimsi

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