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Centrafrique : encore un cas de scandale judiciaire !

CENTRAFRIQUE-ALERTE INFO: LIBÉRATION SANS PROCÈS DE M. DIDIER WANGAYE, L’EX BRAS DROIT ET N°2 DE L’UPC D’ALI DARASS Á BAMBARI
Informations de source A1:
(1) Arrêté le 08 décembre 2018 à Bambari, M. Didier Wangaye, un instituteur natif de Bambari où il a été maire avant de devenir le n°2 du groupe armé UPC du mercenaire peul nigérien Ali Darass qu’il a par ailleurs servi comme interprète-traducteur, secrétaire et conseiller politique, a été transféré à Bangui où il a été entendu par le parquet qui l’a placé sous mandat de dépôt puis transféré à la prison du Camp de Roux où il attend son procès depuis lors.
Âgé de 52 ans et père de 27 enfants, le criminel et traitre de Didier Wangaye était payé mensuellement par Ali Darras à hauteur d’un million cinq cent mille Franc CFA (1.500.000), selon les révélations faites à l’époque par l’intéressé à ses proches qu’il voulait récupérer pour la cause d’Ali Darass.. Son domicile de Bambari était hyperprotégé par une section des éléments de l’UPC natif de Bambari.
Homme d’une dangerosité sévère, Wangaye passe aux yeux de tout Bambari comme le redoutable indicateur et traître à Ali Darass des chrétiens et animistes de la région de la Ouaka, co-auteur et complice des crimes commis par l’UPC et son chef Ali Darass depuis 2013 où Ali Darass a commencé à régner sur la Ouaka et ses environs comme Commandant de Région militaire.
Alors que l’on s’attendait à son procès comme celui des malfaiteurs de Bangassou qui a eu lieu en janvier-février dernier, grande a été notre surprise d’apprendre que Wangaye Didier a été libéré dans l’après-midi de ce mercredi 26 février de sa cellule du Camp de Roux à Bangui et remis à ses parents, en présence d’un représentant du ministère de la Justice et d’un député de Bambari qui l’a transporté dans son véhicule pour sortir du camp de Roux.
On ignore tout des motifs du bénéfice de cette liberté dont il jouit et de l’identité de ceux qui ont obtenu cette libération qui s’est faite, précisons-le, alors que le chef de l’Etat, le président Touadéra se trouve encore à l’étranger, lui qui tient à ce que tous les auteurs, co-auteurs et complices de crimes soient jugés.
Une chose est sûre: la libération du tristement célèbre Didier Wangaye risque de mécontenter le camp anti-balaka qui n’hésite pas à dénoncer la situation de deux poids deux mesures dans le traitement des dossiers des ex sélékas et anti-balaka.
Les auto-défense de Bangassou à qui on a reproché des crimes commis à partir de mai 2017 ont été récemment jugés et condamnés à des peines allant de 20 ans de travaux forcés à la prison de travaux forcés à perpétuité. On s’attendait à ce que se tienne le procès de Wangaye, l’un des instruments de la mort entre les mains d’Ali Darass. Mais la nouvelle de sa libération sans procès alimente et alimentera des débats sur le fonctionnement de la justice centrafricaine et la supposée compromission du pouvoir de Bangui avec les groupes armés ex séléka.
(2) Cette libération inattendue du tristement célèbre Wangaye se tient également dans un contexte où les hommes liges d’Ali Darass s’activent sur le terrain en prenant en otage des convoyeurs de bœuf sur l’axe Bambari-Alindao en leur imposant des taxes faramineuses à payer. C’est ainsi qu’on a appris de bonnes sources que le week end dernier, des peuls convoyeurs de bœuf sur l’axe précité ont été obligés de verser à Ali Darass la bagatelle somme de neuf (9) millions de FCFA pour avoir l’autorisation de quitter la zone d’Ali Darass avec leurs troupeaux, ce qui est contraire à l’esprit et à la lettre du fameux Accord de Khartoum du 06 février 2020.
Selon les informations en notre possession, les convoyeurs de troupeaux avaient opposé une résistance au diktat d’Ali Darass, mais ce sont deux membres du gouvernement actuel qui leur auraient dit d’obtempérer à la volonté des hommes d’Ali Darass. On croyait qu’avec l’entrée des représentants des groupes armés au gouvernement et dans les hautes institutions de l’Etat, les choses allaient changer positivement sur le terrain. Malheureusement, c’est le statu quo.
Le ministre Henri Wanzet-Linguissara se rendra à Bambari puis à Alindao dans les tout prochains jours pour s’enquérir des informations sur ce qui vient de se passer. Surtout, pour connaître l’identité de ses collègues membres du gouvernement qui sont en bonne intelligence criminelle avec Ali Darass pour racketter les pauvres éleveurs et convoyeurs de troupeaux. Ceux-là doivent être limogés du gouvernement et traduits devant la justice pour répondre de leurs actes.
Affaire à suivre.
Cyrus-Emmanuel Sandy

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