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Centrafrique : la HABG contrôlée par la Cour des Comptes

CENTRAFRIQUE: LA COUR DES COMPTES EN MISSION DE CONTRÔLE Á LA HAUTE AUTORITÉ CHARGÉE DE LA BONNE GOUVERNANCE: HISTOIRE DU CONTRÔLEUR CONTRÔLÉ !
Par Damoclès Diriwo

Une mission de contrôle de gestion initiée par la Cour des comptes est en cours depuis le lundi 17 février 2020 à la Haute autorité chargée de la bonne gouvernance (HABG), a-t-on appris de bonnes sources.
Institution créée par la Constitution du 30 mars 2020 pour veiller à la bonne gouvernance financière, administrative, judiciaire, politique dans toutes les institutions et entreprises publiques et parapubliques, à l’équilibre régional et ethnique dans les recrutements et nominations à des fonctions publiques, et pour lutter contre la corruption, les détournements et la fraude dans la pays, la HABG ne fait pas bonne presse depuis quelques temps à cause de l’identité des contraires dont elle semble s’accommoder.
En effet et toujours d’après ces sources, il y aurait des signes de gabegie, de détournements, de concussions, de faux et usage de faux dont seraient auteurs certains responsables de l’institution, avec la complicité active de certains cadres administratifs et financiers ainsi que des fournisseurs de l’Etat.
La goutte d’eau qui aurait fait déborder le vase serait le fait que toutes les lignes de la dotation globale prévue par la loi de finances en faveur de l’institution ne sont pas utilisées parce que les matériels et fournitures ne sont pas parvenus aux ayants-droit, alors que le montant total prévu chaque année est épuisé par les pratiques mafieuses quasi systématiques au sein de l’institution.
Les mêmes sources indiquent par ailleurs que c’est une clique bien identifiée qui est à l’origine des crimes économiques institués à la HABG, et les fait parlent d’eux mêmes:
1-Des missions à l’extérieur entièrement prises en charge par les organisateurs (frais de transport aérien aller/retour, perdiems, frais de restauration, d’hébergement, de transport local et de transit), font l’objet de pratique systématique de siphonage et de fraude. Des Hauts-commissaires se feraient payer des frais de missions sur le budget de l’Etat alloué à l’institution, en plus des frais de missions exorbitants qu’ils perçoivent de la part des organisateurs des rencontres internationales auxquelles ils sont conviés. Les derniers cas en date sont les séminaires internationaux dont tous les frais y compris les perdiems et autres ont été pris en charge par l’Union Européenne pour l’un, et le PNUD pour l’autre. Mais les Hauts-commissaires auraient poussé leur boulimie et leur cupidité à un tel niveau qu’ils se sont permis de se faire payer encore des frais de mission par le Trésor public centrafricain. D’où deux (2) frais de mission perçus pour une seule et même mission.
2-Les crédits des lignes budgétaires sont toujours épuisés à une allure vertigineuse sans que l’objet pour lequel les engagements sont faits ne parvienne aux structures et personnalités concernées (Commissions, directions et services). Les fournitures de bureau, les consommables et mobiliers par exemple ne sont toujours pas livrés depuis un ou deux ans pour certains, alors que les crédits alloués ont été effectivement consommés. Comment expliquer cela? Où est passé l’argent? Mystère.
3-Le crédit alloué à la formation de l’année 2019 aurait été entièrement consommé sans qu’il n y ait un seul séminaire ou atelier de formation organisé par l’institution pour justifier le décaissement de l’argent;
4-Un fournisseur qui a livré à l’institution des mobiliers en 2017 et qui s’était déjà fait payer par chèque serait courtisé voire harcelé par un haut responsable de la HACBG pour établir une nouvelle facture antidatée et avec un montant surévalué par rapport au montant réel de la première facture de 2017 afin de couvrir les détournements dans la clique serait auteur.
De telles pratiques mafieuses sont monnaie courante dans les institutions de la République mais il n’ya jamais eu de sanction contre leurs auteurs, co-auteurs et complices. C’est pire au Haut conseil de la communication (HCC) où on attend depuis des années la plainte que le président de l’institution avait promis déposer contre les journaux Africa Presse, Les Dernières Nouvelles (LDN), La voix des sans-voix, et autres, qui avaient révélé des cas de détournement et de malversations.
A l’Assemblée nationale, la mafia, les détournements et la corruption sont tolérés et ne gênent plus personne.
Mais si c’est une institution comme la Haute autorité chargée de la bonne gouvernance qui pratique ce pour lequel elle est créée et contre lequel elle doit lutter (détournements, corruption, faux et usage de faux…), c’est que ces vilains maux ont encore de beaux jours devant eux.
Si ces soupçons de corruption et de malversations s’avèrent, alors la HABG est mal placée pour faire des investigations concernant la moralité de gestion des départements ministériels et autres institutions de la République. Car on lui jettera simplement à la face: qui fait la morale à qui? Ou encore: qui est plus propre que qui?
A la vérité, le pouvoir actuel est le plus corrompu de l’histoire de la RCA. Même les neuf (9) milliards de FCFA que des partenaires internationaux ont octroyés pour le paiement des pensions des retraités ont pris une destination inconnue, selon les retraités qui ont manifesté le mardi 18 février dernier et qui crient leur colère partout où ils passent. Raison pour laquelle les robinets financiers sont en train d’être fermés à la RCA qui doit désormais payer les salaires et les pensions de ses agents en fonction ou à la retraite.
Affaire à suivre.
Damoclès Diriwo
Source: MEDIAS+

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