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Centrafrique : la société Al – Madina adjudicataire du marché de confection des cartes d’électeurs

La société Al – Madina dont l’administrateur – gérant n’est rien d’autre que le terroriste Libano – omano – qatari Nassour Aziz, est désormais  adjudicataire du très précieux et juteux marché de confection, de fourniture et de livraison des cartes d’électeurs pour les échéances électorales du 2020 et 2021, nous ont rapporté des sources proches de la police centrafricaine.

Ces sources ont affirmé et soutenu que la proposition de l’offre relative à l’exécution du marché a été présentée, au dernier conseil des ministres, par le ministre de la sécurité publique et de l’intérieur le général Wanzet – Linguissara, jouant en même temps le rôle  de représentant légal et assermenté de la société Al – Madina dont le président directeur général sus – nommé a disparu de la capitale centrafricaine  depuis lors des radars et caméras de plusieurs organes  de la presse tant nationale et internationale, du fait d’une procédure lancée à son encontre par l’Interpol.

Aux fins de parer à l’urgence de l’heure, il a été fait recours aux dispositions de l’article 46 de la loi n°08-017 du 6 juin 2008 portant Code de marchés publics et délégations de service public en République Centrafricaine. Pour la gouverne des uns et des autres, cet article qui consacre l’usage du contrat de gré à gré, est stipulé ainsi qu’il suit :

« Le recours à la procédure par entente directe doit être motivé et soumis à l’autorisation préalable de la Direction Générale des Marchés Publics. Le marché est passé par entente directe dans les cas suivants :  lorsque les besoins ne peuvent être satisfaits que par une prestation nécessitant l’emploi · d’un brevet d’invention, d’une licence ou de droits exclusifs détenus par un seul entrepreneur, un seul fournisseur ou un seul prestataire ;  extrême urgence, ne résultant pas du fait de l’autorité contractante, pour les travaux, fournitures ou services que celle-ci doit faire exécuter en lieu et place de l’entrepreneur, du · fournisseur ou du prestataire défaillant ;  urgence impérieuse motivée par des circonstances imprévisibles ou de cas de force majeure ne permettant pas de respecter les délais prévus dans les procédures d’Appel d’Offres, · nécessitant une intervention immédiate et lorsque l’autorité contractante n’a pas pu prévoir les circonstances qui sont à l’origine de l’urgence ;  d’Appel d’Offres infructueux selon les modalités définies à l’article 62 de la présente loi. · Le marché par entente directe ne peut être passé qu’avec des entrepreneurs, fournisseurs ou prestataires de services qui acceptent de se soumettre à un contrôle des prix spécifiques durant l’exécution des prestations. Le marché précise les obligations comptables auxquelles le titulaire du marché sera soumis, et notamment l’obligation de présenter ses bilans, comptes de résultats, ainsi que sa comptabilité analytique d’exploitation ou, à défaut de celle-ci, tous documents de nature à permettre l’établissement des coûts de revient. En tout état de cause, un avis de la Direction Générale des Marchés Publics est requis au préalable, à la diligence de la personne responsable du marché ou de la convention de délégation de service public, avant le démarrage des négociations ».

Ainsi donc, après avoir contraint les usagers des transports, d’une part, et tous les contribuables centrafricains, d’autre part, à mettre la main à la poche pour s’acquitter des différentes taxes liées à la carte grise et aux plaques d’immatriculation, et ce, en dépit de l’avis technique du directeur général de la comptabilité publique et du trésor, en la personne de M. Serge Ouarassio, demandant au ministre des finances et du budget Henri Marie Dondra  de suspendre le compte dans lequel devraient être logées les recettes nées des paiements de ces impositions fiscales, Touadéra et son homme de confiance ont pensé tout naturellement  avoir réussi à faire courber l’échine aux Centrafricains et par conséquent  peuvent agir en territoires conquis tout  comme leurs partenaires des groupes armés.

Seulement, ils ont oublié qu’en cette matière, à savoir celle de l’organisation des prochains scrutins de 2021, de rigoureuses  mesures de garanties semblent avoir déjà été édictées et prises par les différents partenaires financiers de la République centrafricaine, déterminés plus que jamais à éviter des lendemains difficiles à ce pays. En sont – ils informés ou veulent – ils tout simplement créer un désordre post – électoral avec toutes les malheureuses conséquences qui en découleront très certainement ? Et comment peuvent – ils prendre une telle décision, alors que tout ce qui touche à l’organisation des élections relève de la compétence de l’ANE et  doit être traité de manière démocratique, inclusive et consensuelle ?

Affaire à suivre…. !

Jean – Paul Naïba

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