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Centrafrique, des arguments en faveur d’un coup d’état militaire

DES ARGUMENTS EN FAVEUR D’UN COUP D’ÉTAT MILITAIRE EN CENTRAFRIQUE

L’erreur fondamentale commise par les responsables politiques centrafricains de tout bord est celle de s’aligner derrière la nébuleuse Seleka ou derrière la pieuvre anti Balaka.

Ils ont ainsi choisi de ne pas incarner une vraie alternative moralement crédible à ceux qui ont ensanglantés la Rpublique centrafricaine (RCA) à savoir Michel Djotodia et François Bozizé.

La RCA n’a jamais été une democratie. Elle ne peut pas organisée des élections crédibles et réellement démocratiques. Donc, dans la perspective des élections à venir, les Centrafricains auront à choisir entre le diable et le démon: Deux dénominations de la même chose.

Les candidats qui se présenteront ne se distingueront les uns des autres que par leurs âges, leurs genres, leurs ethnies, leur proximité avec la nébuleuse Seleka ou la pieuvre anti Balaka et rien d’autres.

Les retours de François Bozizé et de Michel Djotodjia en Centrafrique, accompagnés du silence complice de la justice centrafricaine sur les crimes variés dont ils sont responsables constituent des actes injurieux à la mémoire de leurs victimes. Surtout, la liberté de mouvement dont ils jouissent sont des actes politiques extrêmes qui indiquent que l’impunité est bien enracinée dans les pratiques et dans les esprits dans ce pays.

Le cas de ces deux principaux bourreaux des centrafricains vient s’ajouter à une longue liste d’affaires non traitées par la justice centrafricaine: On peut citer pêle-mêle l’achat des députés par le régime actuel,le “BECKERGATE”, le “BOZOUMGATE”, le “SOUKOULAGATE”, etc..

Cette configuration qui rend la RCA ingérable fait que s’il existe un pays au monde dans lequel un coup d’état militaire aiderait à changer la situation de manière positive c’est bien celui-là.

Dans l’un des plus grands livre de l’histoire de l’humanité, “Les Réflexions sur la révolution en France” paru en 1790, c’est-à-dire seize mois après la prise de la Bastille, neuf ans avant le coup d’État de Napoléon, Edmund Burke avait mis en cause “l’égalitarisme confiscatoire des révolutionnaires qui préfigurait non seulement la terreur mais la montée de Napoléon. “Burke a reconnu que quelqu’un devrait recoudre le fil démêlé de l’ordre social français – «un général populaire, qui comprend l’art de concilier les soldats et qui possède le véritable esprit de commandement. »

Autant l’égalitarisme confiscatoire des révolutionnaires de la France de l’époque était délétère autant aujourd’hui l’impunité généralisée qui serait une condition pour la paix constitue un terreau très fertile pour l’émergence d’un leader populaire (pas ceux qui sont sur cette image), “qui respecte la justice et le bien commun ; qui a l’éloquence et l’authenticité morale pour persuader ses concitoyens de faire ce qui est juste” (James Hankins, citant Cicéron, The Wall Street Journal 22 Décembre 2019).

LA PAIX SANS LA JUSTICE C’EST L’IMPUNITÉ ET ÇA PERSONNE N’EN VEUT.

Jean Kalimsi

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