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Le général Antibalaka Rodrigue Ngaïbona alias Andjilo est -il décédé en prison ?

Sur la page Facebook du compatriote Henri Grothe, il a été publié, dans la matinée de ce samedi 18 janvier 2020, l’information dont la teneur est libellée ainsi qu’il suit : « Ce jour des Martyrs de 1979, tu t’en vas rejoindre tes ancêtres guerriers #Konga_Wara. Comme eux tu as tenté de protéger tes frères et sœurs de la #Servitude.
En captivité, dans ton propre pays que tu défendais, victime politique d’un procès aux ordres, pour plaire aux commanditaires de cette Crise Centrafricaine, tu viens de partir, dans des conditions confuses.
Repose en Paix, Général #Andjilo, va Rodrigue ! »

Voici le rappel des faits qui lui ont été reprochés, selon DW, en date du 21 janvier 2018 :

« Perpétuité pour le « général Andjilo »

La justice centrafricaine a condamné Rodrigue Ngaïbona à une peine de travaux forcés à perpétuité. La défense du chef anti-balaka, en prison depuis 2015, entend faire appel de sa condamnation.

    
Rodrigue Ngaïbona aka General Andjilo verurteilt in Bangui (DW/J. M. Barès)

Le verdict de la cour est tombé au terme de 15 jours de procès largement suivi à Bangui.

« La Cour déclare Rodrigue Ngaïbona coupable de crimes et délits d’assassinat, d’association de malfaiteurs, de vol agravé, séquestration, détention illégale d’armes et munitions de guerre, et le condamne aux travaux forcés à perpétuité » a déclaré Alfred Rock Ngoumbré, président de la Cour d’appel de Bangui.

Un pas pour lutter contre l’impunité

Dans les faits, cette peine correspond à une peine de prison à perpétuité, les travaux forcés n’étant plus appliqués en République centrafricaine. Mais Rodrigue Ngaïbona devra aussi verser à ses victimes plus de 130 millions de francs CFA à titre de dommages-intérêts. La partie civile salue ce qu’elle appelle un début de lutte contre l’impunité en RCA.

« Il y a beaucoup de bourreaux qui sont encore en cavale et le ministère public doit mettre en place rapidement une stratégie pour les interpeller, afin que la justice se fasse pleinement », réclame Maître Sébastien Maledoukou, un des avocats de la partie civile.

« On ne peut pas vivre toujours dans l’impunité. Nous avons connu les affres de beaucoup de crises. Il est temps que les différents bourreaux et seigneurs de guerre soient punis conformément à la loi. »

Un dossier « vide » selon la défense

La défense, elle, dispose de trois jours à compter de ce lundi pour se pourvoir en cassation.

« Quand j’ai eu connaissance de toutes les pièces du dossier, je me suis rendu compte que le dossier était vide », déplore Maître Jean-Pierre Madoukou, l’un des deux conseils du général Andjilo. « C’est quand Andjilo a été arrêté que le ministère public a fait un communiqué pour appeler les gens à déposer leur plainte. La décision de la cour est souveraine mais elle est susceptible de voies de recours. »

Pour cette première condamnation d’un chef anti-balaka depuis les événements de 2012 en Centrafrique, l’accusé a réfuté toutes les charges pesant contre lui, expliquant qu’il agissait en « auto-défense » contre des « envahisseurs extérieurs » qu’étaient les ex-Seleka.

Les milices autoproclamées d'autodéfense sont responsables de multiples crimes depuis 2013Les milices autoproclamées d’autodéfense sont responsables de multiples crimes depuis 2013

Bientôt une enquête de la CPS ?

Agé de 25 ans, général Andjio a été arrêté par la Minusca en janvier 2015 près de Bouca, son village natal. Il est soupçonné d’avoir incendié un village dans le centre du pays, et d’avoir aussi organisé de multiples cas de vols à main armée. On lui reproche également l’assassinat de l’adjoint au maire de Bouca et d’un gendarme à Bangui en janvier 2015.

Les ennuis judiciaires ne sont pas terminés pour le « général Andjilo » puisqu’il pourrait faire l’objet d’une enquête devant la Cour pénale spéciale, la juridiction extraordinaire qui doit juger les crimes commis en RCA depuis 2003, « pour des crimes plus graves ».

Reddition d’un autre chef anti-balaka

Un autre « général » autoproclamé anti-balaka, « Bérébéré » s’est rendu samedi à la Minusca à Bangassou, dans l’est du pays. Lui aussi risque d’être poursuivi par la justice. Il est notamment l’un des responsables de l’attaque de Bangassou, le 13 mai 2017, qui avait fait 76 morts selon l’Onu, ainsi que d’autres attaques menées contre des villages avoisinants. »

La rédaction

 

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